chez moi
Un bar à Marseille



 






Par Marseille Photo
Membre du collectif Univers d'Artistes







On s'embrasse ! Rare région où les hommes s'embrassent sans gêne aucune. Et vas-y que je te fais des bises, même si je t'ai critiqué deux minutes avant. Car à Marseille, c'est la parole qui est d'or, à tort et à travers de préférence. Ici on râle tout le temps, sur l'OM, sur le Maire, sur la ville sale et occupée par les Maghrébins qui on trop tendance à recréer Alger ou Oran ou Tunis en terres étrangères, même s'ils sont français depuis deux générations. Gros avantage pour moi : j'adore les mélanges.

 

Dans les bars marseillais, on parle fort, pour bien se faire entendre, ou voir c'est selon. On rit fort, on crie sans arrêt et on annone des vérités dignes de l'Almanach Vermot. Ca parle et parle et parle, et de plus en plus au rythme des tournées de pastis qui n'en finissent plus. Dehors, le soleil brille, comme d'habitude, et le ciel est bleu. Dedans le brouillard tabagique est étouffant et le volume sonore celui d'une soirée rave à quelques kilomètres de Berlin. Tout le monde se connaît, salut, ciao, bisou. Et le liquide anisé aidant, les voix montent pour couvrir le brouhaha qui va toujours en s'amplifiant. Pour couronner le tout, la télé sur écran géant tonne à tous les infos régionales qui alimentent deci-delà des conversations hautement spirituelles dont font preuve les habitués déjà titubants.

 

Gros avantage du bar marseillais : tout le monde attend fébrilement de payer sa tournée. Ca va quand ils sont deux, mais je te laisse imaginer le tableau quand ils sont sept au comptoir à se lancer la balle. Parce que 1 pastis, ça va, 2 passe encore, 3 ça reste supportable, 4, normal car il ne faut jamais partir sur un chiffre impair, 5, où z'en suis ?, 6, les joues rougissent, les cernes se creusent, le regard brille et le rire se fait gras, 7, putaing ça dourne, 8, j'en beux blus, 9, sont où les doileddes ?… Et tu rajoutes sur le tout un accent à couper au couteau, avec des "aing" partout, quelques "enculés", leur virgule, et plein de "èèèèèèèè" très très accentués. La mer devient la "mèèèrreu", elle n'en finit plus de faire des vagues dans leurs bouches.

Ce bar est aussi le QG d'une sclérosée en plaques, comme moi, qui semble passer ses journées à tenter d'oublier dans l'alcool la souffrance infinie que lui cause sa maladie chronique… A chacun sa façon de porter sa croix. Moi, aujourd'hui, aucun jour n'est le même, je préfère me dire qu'il s'agit d'une expérience "intéressante" qui me permet de changer mon regard sur la vie, sur les autres et sur tous les oubliés de notre société que sont les handicapés. Car, si tu regardes bien autour de toi, tu en verras bien peu. Ton monde n'est pas fait pour eux, il les paralyse.







 




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