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Les éditos mars 2011/juin 2016

 

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29/6/2016
C'est fait ! Fini !! Mon 12ème livre est très spécialisé comme son titre l'indique mais il m'a fait sourire. J'ai pensé à mes 50 étudiants qui me prenaient pour un OVNI. J'ai ri des convocations chez Monsieur Courbit, le Proviseur, parce que quelques profs se plaignaient de mes "libertés" quant au règlement de l'Education Nationale :
- Monsieur Pélier, vous ne pouvez pas les libérer une heure avant la fin de vos TP.
"Libérer" m'a beaucou plu :
- Je suis un professionnel. L'essentiel n'est pas le temps passé mais que le travail soit fait. C'est ainsi que je procédais avec mon personnel.
Il souriait malgrè lui. On s'aimait bien. Il terrifiait tout le monde sauf moi. Je rentrais dans son bureau comme en terrain conquis. Je m'asseyais tranquille et j'attendais en souriant de plaisir :
- C'est une question d'assurances.
- Là, je peux comprendre.
Mon père était Inspecteur Général, il y tenait, d'assurances et mon oncle Expert :
- Bien, nous sommes donc d'accord ?
- Parfaitement.
Une fois "l'engueulade" terminée, on parlait de tout et de rien et on riait, ce qui ne  lassait pas d'étonner les secrétaires du bureau d'à-côté. Bien sûr, je n'ai jamais suivi le  règlement et on se voyait très régulièrement avec un plaisir qu'à la fin nous ne dissimulions plus :
- Ah Monsieur Pélier ! Asseyez-vous. Comment allez-vous ?

J'ai passé une merveilleuse année pleine de surprises. La maladie m'a arrêté, pas de deuxième année. Leurs regrets et quelques larmes m'ont touché :
- Si tous les profs étaient comme vous...
Je me suis décerné une médaille.

Et je leur dédie mon livre.





Youpiiiiiii ! L'école est finie ! J'ai quatorze jours... Qquatorze jours rien qu'à moi ! Moi avec moi, moi et mon clavier. Moi perdu dans mes pensées, obsédé par un mot rebelle, une virgule décorative comme une boule de trop sur un sapin surchargé.

Fini les cours ! Je les ai lâchés plus tôt, après une interro, les pauvres. Leur faire ça un vendredi. Je suis un gros sadique. Ils ont bien essayé de négocier :
- M'sieur, on pourrait pas la faire à la rentrée ?!
Je réponds pas. J'ai bien entendu mais je fais semblant de rien. Jusqu'au plaintif :
- M'sieuuur, ça serait bien, on serait plus prêts, personne a eu le temps de réviser !
J'entends toujours rien sauf la petite larme de la fin. J'ai une maîtrise de moi qui m'étonne, car jusqu'à preuve du contraire, le prof, le maître, le dieu !, c'est moi. Bref des conneries de prof, mais qui aident parfois à éduquer ces jeunes qui préfèreraient boire une menthe à l'eau avec leur copain du moment qui sera plus le même demain, sont encore jeunes, plutôt que de se taper une interro surprise où ils sont sûrs de se ramasser, c'est vendredi, sont en roue libre, z'ont rien révisés, ils ne croient même pas ce qui leur arrivei.

Fier d'avoir tout calculé comme il le fallait afin qu'ils apprennent les inconvénients de leur futur métier, en l'occurence l'imprévu, et me préparant néanmoins à d'autres plaintes, je continue à distribuer l'interro. Une facile pour qu'ils aient tous une bonne note. A part ceux qui le faisaient exprès, y en a, j'aimais bien les 12. C'est au-dessus de la moyenne et au-dessous du super, c'est comme un encouragement à mieux faire, à poursuivre un effort que je ressens quand je corrige leurs devoirs, le moins souvent posssible, un cauchemar. Je partage leur angoisse dans l'autre sens.
- Maaaaaais on nous l'a dit trop tard !!
Ils multiplient tout le temps la ponctuation :
- Voyez Angélina.
Diviser pour mieux régner. Le pied ! C'est tout ce que j'ai trouvé. A désigner à leur vindicte guerrière une proie facile, une responsable de la banane qu'ils vont prendre, aussi sûr que deux et deux font quatre. Je la plains.
- Elle nous l'a pas dit !!!
Angélina, rouge comme une pivoine, observe les petites taches sur la table qu'elle n'avait pas jamais vues aussi bien. Je le lui avais bien dit.
- M'sieeuuuuur, c'est pas juste...
Encore des larmes qui pointent ! De vraies pisseuses. A ce stade de la conversation, je dois te dire qu'ils ont tous plus de 18 ans et qu'il y a 90% de filles.
- M'sieur ! C'est pas possible, j'ai pas ma calculette ! Pouvez pas nous faire ça aujourd'hui ?!!
Et c'est qu'elle y croirait ! Je me marre à l'intérieur, pas le droit de changer de masque :
- Oui, aujourd'hui.
J'attends l'écho, rien. Mon oui est ferme et définitif pour faire cesser la mutinerie qui gagne les rangs, y compris les deux studieuses obligées de rentrer dans la danse sous peine de représailles.
- Allez, c'est simple ! Je vous jure, y a pas de piège.
Des fois j'arrive à parler comme eux,
- On y va et dès que vous avez fini vous êtes libres.
- Non ????
Pas le genre du bahut. A priori je suis le seul à me foutre des horaires établis, comme le nourrisson du compte en banque que mamie a ouvert exprès à sa naissance pour couvrir des frais dont il se fout complètement.
- Si.
- Mais vraiment ?! Dès qu'on a fini ? me demande le cancre.
Ils sont trois nuls mal orientés qui se voient déjà sortir dans les deux minutes qui suivent, à peine plus histoire de rester poli.
- Si.
Je fais souvent court. D'abord parce que leur attention est aussi limitée que celle d'un chimpanzé. J'ai calculé que je ne devais pas dépasser trois voire deux phrases à la fois si je voulais avoir une chance de graver dans leur petit cerveau tout ce que j'avais à y mettre pour en faire de bons professionnels. Et puis parce qu'il faut savoir être concis quand on veut être obéi. Jamais de justification, surtout pas, bonjour les débats. Et le plus juste possible, telle est ma vision de mon boulot.

Je fais, j'affirme, si possible des trucs vrais et utiles sans distinction ni favoritisme et en n'oubliant personne. Fou comme il y en a qui disparaissent. Si. Des étudiantes que je ne vois pas pendant tout un cours tant elles ont l'art de s'effacer, de se camoufler, d'être partout ailleurs, dans les magasins ou avec leur fiancé du jour, autre part qu'en cours. On en a parlé à midi d'ailleurs en salle des profs, c'est très dur à repérer un étudiant qui disparait. Jamais vu un gibier pareil. Même avec un satellite, j'suis pas sûr qu'on le trouverait. Histoire d'éviter qu'on les questionne et les gêne de devoir parler devant tout le monde. Remarque, je les comprends. Une classe c'est comme un théâtre. Je suis sur scène devant un public, que je dois tenir en haleine, réveillé, jusqu'à quatre heures durant ! Quatre heures. Si on ne l'a jamais fait, on a du mal à se représenter ce que c'est quatre heures à captiver une salle, à ne pas perdre leur attention, à  n'oublier personne. C'est épuisant. Et la partie impro est colossale. Je commence avec les grandes lignes, parfois un mot sur un bout de papier, j'aime me foutre la trouille, et vogue la galère jusqu'à la sonnerie de l'entracte.

- Vraiment ? On s'en va dès qu'on a fini ?
- Oui, je viens de la dire.
J'adore ça. Ils me disent à chaque fois que c'est pas possible avec les autres profs, que ça s'est jamais fait, que c'est trop top, hyper cool. Ce qui me fait automatiquement penser avec plaisir à ma prochaine convocation chez le Proviseur à qui je vais redire le nombre d'heures supp qu'il me doit et que c'est pas l'horloge qui compte mais ce qui est rentré dans leurs crânes de piafs.

Le principal c'est que l'école est finie ! Et j'en parle encore.




28/6/2016
A toi qui as perdu une soeur, un frère.

Aujourd'hui c'est le 39ème anniversaire de l'envol de ma petite soeur. Elle avait 14 ans, j'en avais 17. Bien sûr, c'est comme si c'était hier... L'odeur entêtante des fleurs, mon dernier baiser sur sa joue glacée, le cercueil que l'on ferme. Définitivement dans le bruit des visseuses. Souvent je me demande quelle aurait été ma vie avec elle. On s'aimait si fort. J'ai envoyé un bouquet à Maman avec ce poème :


Une rose pour Isabelle, de Roger Whittaker

Dans mon jardin, au mois de mai, il y a tant de fleurs
La marguerite et le muguet, chacune ouvre son cœur
Dans mon jardin, comme l'abeille, je sais que le bonheur
C'est de voler un peu de miel à des milliers de fleurs
A des milliers de fleurs

Mais la plus belle, c'est une rose
Une rose pour Isabelle
Une rose, rose, rose, au jardin de mes amours
C'est la plus belle, cette rose
Cette rose de mon amour
Une rose, rien qu'une rose
Juste une rose, une rose pour Isabelle

Dans mon jardin quand vient l'hiver, c'est un nouveau décor
Chapeau de neige aux sapins verts, mais le lilas est mort
Pourtant je sais que vit toujours la plus jolie des fleurs
Dans le jardin de mon amour, le jardin de mon cœur
Le jardin de mon cœur

C'est la plus belle, c'est une rose
Une rose pour Isabelle
Une rose, rose, rose au jardin de mes amours
C'est la plus belle cette rose
Cette rose de mon amour
Une rose, rose, rose
Juste une rose, une rose pour Isabelle
Pour Isabelle

 
Elle était gaie, elle était souriante et jamais ne se plaignait des douleurs de sa maladie. Elle brille à côté du soleil, mais si depuis ce soir-là je pleure, c'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur.




18/6/2016
Le début de mon 12ème livre en cours de correction ( l'horreur !) : "Le plan de cours d'un prof de Tourisme d'Affaires".

Maman me dit souvent :
- C'est fou ! Aucun de tes livres ne se ressemble.
Je commence à croire qu'elle a raison. Je dois être schizophrène comme la plupart des écrivains. On est nombreux dans ma tête !


Intro :

Un cv envoyé au Rectorat. Rien pendant 6 mois, je l’avais même oublié. Un coup de fil :
- Mme D, Inspectrice Générale du Rectorat d’Aix Marseille. J’ai bien reçu votre candidature.
Premièrement, elle a mis des majuscules partout. Ampoulée, je n’ai pas aimé. Deuxièmement, 6 mois pour le lire a failli m’énerver. Troisièmement, je me suis senti transporté de joie. Forcément c’était pour un boulot de prof, j’en rêvais depuis si longtemps. J’avais envie de transmettre mon savoir et ma passion du tourisme.
- Êtes-vous libre pour la prochaine rentrée ?
J’ai consulté mon planning, chômage depuis 8 mois et rien devant :
- Tout à fait libre. C’est pourquoi exactement ?
Avant qu’elle réponde :
- Et où ?
- Au Lycée Hôtelier de Marseille. Vous serez professeur en techniques du tourisme et de la vente. Au vu de votre cv, c’est ce que vous savez le mieux faire.
Je me suis dit qu’elle pouvait être marrante :
- Je vois que vous l’avez bien lu et je vous en remercie. Pour quelles classes ?
- Les BTS VPT 1ère et 2ème année donc 2 classes.
J’ai toussé. Deux niveaux ? Deux classes ?
- Combien d’étudiants ?
- Quarante-huit.
- Dans quelles proportions hommes femmes ?
- Quatre garçons en 1ère année et 2 en 2ème.
J’en étais sûr. Les femmes adorent ce métier.
- Combien d’heures de cours par semaine ?
- Vingt-cinq heures.
- Vous me permettez de réfléchir ? Juste une minute.
Il fallait que je digère. On était mi-août et je devais préparer un an de cours pour deux niveaux, vingt-cinq heures par semaine ? J’ai paniqué jusqu’à ce que je me rappelle que mon rêve était exaucé :
- J’en serai ravi. Et je vous remercie chaleureusement d’avoir pensé à moi.
- Vous étiez au-dessus de la pile.
J’ai rougi, j’ai commencé à l’aimer :
- Je vous envoie le dossier et les papiers à me retourner au plus tôt. Réunion des professeurs le 28 août, avant la rentrée du 5 octobre.
J’ai failli lui répondre à vos ordres :
- A quelle heure ?
- 16 heures. Mais tout est dans le dossier que vous allez recevoir d’ici la fin de la semaine.
- Bien. Merci madame.
- L’Inspectrice.
J’étais mort de rire.
- L’Inspectrice.
- Au revoir monsieur.
Même pas mon nom, mais j’ai raccroché sur un gros merci. Le ton n’y était pas mais j’ai adoré la nouvelle. Du boulot enfin ! Et juste ce que je voulais !!!! J’ai rajouté plein de points d’exclamation pour me forcer à y croire. D’ailleurs je n’y ai cru que le 28 août.

J’avais un mois pour préparer un an de cours, plus les exos, les interros, les travaux pratiques. Pour deux niveaux ! Après avoir bien paniqué, je me suis mis à mon clavier. Et m’inspirant des shows que nous faisaient Monsieur Camps en nous apprenant l’histoire, j’ai tapé jusqu’à pas d’heures ce que je voulais qu’elles sachent pour réussir dans ce merveilleux métier.




8/6/2016
Je suis dans ma phase coup de gueule !

Pauvres fous que nous sommes. Avec Henri Laborit.

La colombe assassinée, par Henri Laborit :

" A l’opposé, l’abondance des informations, si l’on voit qu’il est impossible de les classer suivant un système de jugements de valeur, met également l’individu dans une situation d’inhibition.

Il faut reconnaître que notre civilisation contemporaine au sein de laquelle les informations se multiplient grâce aux moyens modernes de communication, les mass media en particulier, et par la vitesse de ces communications à travers le monde, place l’individu dans une situation où le plus souvent il ne peut agir sur son environnement pour le contrôler.

Les paysans vendéens de mon enfance, qui pour certains n’allaient à la ville que trois fois au cours d’une vie, ville qui pourtant n’était située qu’à trente-cinq kilomètres, avaient des sources d’information qui ne leur venaient pratiquement que de leur environnement immédiat. Pas de journaux, pas de télévision, pas de radio. Bien sûr, il existait des événements que l’on pouvait craindre, les mauvaises récoltes, les épidémies, mais il n’en demeure pas moins que chaque individu avait l’impression de pouvoir contrôler par son action sa niche environnementale.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui et quand on diffuse à la télévision les atrocités qui apparaissent à travers le monde, quand on voit un enfant du Biafra en train de mourir de faim, squelettique et couvert de mouches, malgré l’intérêt très limité que peut représenter cet enfant pour un homme bien nourri du monde occidental, cet homme ne peut s’empêcher de se représenter inconsciemment que ce qui est possible pour certains hommes défavorisés pourrait peut-être le devenir aussi un jour pour lui, et il ne peut rien faire.

C’est en cela que les préjugés, les lieux communs, les jugements de valeur, le militantisme, les idéologies et les religions ont une valeur thérapeutique certaine car ils fournissent à l’homme désemparé un règlement de manœuvre qui lui évite de réfléchir, classe les informations qui l’atteignent dans un cadre préconçu et mieux encore, lorsque l’information n’entre pas dans ce cadre, elles ne sont pas signifiantes pour lui, en quelque sorte, il ne les entend pas.

Il est prêt, en d’autres termes, à sacrifier sa vie pour supprimer son angoisse ou si l’on veut, il préfère éprouver la peur, débouchant sur l’action, que l’angoisse. Il est même à noter que la peur ne l’envahit que les courts instants qui précèdent l’action. Dès qu’il agit, il n’a plus peur, et il le sait bien."


Pour nous, pauvres fous qui croyons que l’avoir est dans nos armoires.

Belle humanité que la notre où le quotidien ressemble à un film d’horreur. Bien sûr il n’y a aucun cadavre autour de la plupart d’entre nous ni derniers gémissements ni bourreaux ni vaincus, c’est tout propre dans nos villes. Mais la mondialisation veut que nous sachions désormais ce qu’il se passe de l’autre côté de la terre, dans des lieux que nous ignorions, et de préférence les pires exactions car elles seules nous tiennent en haleine.

A l’instar de celui qui freine pour mieux voir l’accident et si possible du sang sans jamais oser se l’avouer, nous regardons la télévision sans pouvoir décrocher, et nous y voyons l’humanité se déchirer. Tel est le constat. Bien sûr, il y a des hommes et des femmes qui se penchent à son chevet ! Une infime minorité qui a bien du travail. Mais ce sont ceux qui souffrent ou que l’on torture que l’on me montre en premier. Et la peur grandit en moi.

Avant on était tranquille. Aucun récepteur à part les tavernes où il faisait bon se réunir pour parler de la vie du village. Bien sûr, les religions causaient déjà bien du malheur mais personne ne savait ce qui se passait à quelques lieues de son hameau. Les peurs ne s’étendaient pas bien loin.

Aux actualités, je vois des morts à la pelle, en veux-tu en voilà, ça périt partout. Jamais je n’aurais cru qu’on pouvait mourir de si différentes façons. Et qu’on était si nombreux à souffrir. On nous montre désormais les cadavres, les caméras sont partout. Et je regarde ces charniers à ciel-ouvert sans pouvoir rien faire, me demandant à chaque seconde quel genre de mort m’est réservée ? A la télé, rares sont ceux qui meurent dans leur lit. Souffrirai-je comme eux ? Quelle sera ma dernière pensée ? Qu’y puis-je ? A part grimacer en espérant pouvoir trouver l’oubli le plus vite possible. Dans mon vin mon tabac, mon herbe. Vite je rajoute mes pilules magiques, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères qui me rendent la vie plus douce.

Et je prends et je gobe. Ici 200 000 morts, un record en si peu de temps. Là on approche du 26 000 000 ème si je n’envoie pas des sous vite vite. La sinistrose me bouffe, je ne peux rien faire. Et je suis responsable car mes "richesses" me rendent coupable. On meurt emprisonné dans la lave, ils étaient trop près, ils n’y croyaient pas, ou dans une maison en feu, le gaz oublié. Un peu partout on nous empoisonne, on est trop nombreux, l’agonie sera lente mais le toxique fait son effet.

On m’apprend que mon monde va au casse-pipe et que font-ils à part me foutre la trouille et m’en rendre responsable, coupable, muet au cas où ? Comment survivre dans un tel contexte ? Qui le pourrait ?

L’information est devenue notre enfer. A trop en savoir on peut plus rien faire.

Comme ils étaient bien dans leurs villages.






1/6/2016
Je suis un Indigné et je le crie bien haut et bien fort ! Brisons le silence.

Editorial publié en 2011 à la Une de




Je vois notre terre massacrée,
Je vois que nous la transformons en enfer,
Je vois les catastrophes provoquées par notre irrespect de l’environnement,
Je vois les eaux contaminées, les baleines échouées, les poissons le ventre en l’air,
Je vois les émissions de gaz toujours plus toxiques,
Je vois le trou d’ozone s’agrandir,
Je vois la noirceur de notre atmosphère sur les murs de nos villes,
Je vois les pluies acides,
Je vois nos rivières couvertes de taches suspectes,
Je vois les séismes qui nous frappent,
Je vois l’exploitation sans limites des entrailles de notre terre,
Je vois les substances chimiques et nocives déversées dans nos sols,
Je vois d’innocentes victimes exterminées pour leurs richesses enfouies,
Je vois la faune et la flore misérablement sacrifiées à notre soif répugnante de possession,
Je vois les forêts abattues pour fabriquer nos journaux,
Je vois les champs génétiquement modifiées,
Je vois de nouveaux virus se propager,
Je vois les vaches folles, les oiseaux tueurs, et s’approcher les rats porteurs de la peste,
Je vois les champs d’ordures fétides souiller notre terre,
Je vois nos sacs plastiques fleurir nos arbres,
Je vois les cavernes remplies de déchets atomiques,
Je vois les portables nous ronger la cervelle,
Je vois les micro-ondes atomiser nos assiettes,
Je vois nos frères assassinés pour leur religion, leur couleur, leur misère,
Je vois nos soeurs souffrir de nos guerres,
Je vois nos enfants irradiés,
Je vois des armes terribles,
Je vois les bombardements sur des peuples innocents,
Je vois les arsenaux mortels qui modifient les éléments,
Je vois les armes utilisées dans des guerres innommables,
Je vois les dégats irréversibles des multiples essais atomiques,
Je vois la prolifération de maladies créées par des chercheurs fous,
Je vois les manipulations génétiques et toutes leurs dérives,
Je vois le sacrifice du règne animal et végétal sur l’autel de la science,
Je vois les puces que l’on va nous implanter,
Je vois ceux qui s’emparent de territoires pour voler l’eau, l’or noir, les matières précieuses,
Je vois ceux qui profitent des conflits pour s’enrichir,
Je vois ceux qui pactisent avec les tortionnaires assassins,
Je vois leur opportunisme et leur ambition dévastatrice,
Je vois leur indifférence et leur mépris du genre humain,
Je vois leur avidité, leur cupidité, leur vanité,
Je vois ceux qui violent les droits de l’Homme,
Les semeurs de discorde,
Les profiteurs, les manipulateurs, les pollueurs, les vampires,
Les démons assis sur des trônes immérités.
Je vois tout cela,
Je sais tout cela,
Et je n’y suis pas pour rien.


 




23/05/2016
Bien communiquer   

"Entre ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d'entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même."
Bernard Werber.


3 processus nous gouvernent.
Les connaître c'est mieux communiquer.


As-tu tendance à généraliser ?


Ça a du bon. Ça te permet l'automatisation de certains gestes comme celui d'écrire, de conduire et faire du vélo, d'enlever ta main du feu. Tu t'es brûlé une fois, t'as compris le message, comme quand tout petit t'as mis tes doigts dans la prise électrique et que t'as jamais recommencé. Et comme tout a son contraire sur notre bonne vieille et bipolaire terre, la généralisation n'est pas toujours la bonne réponse. Un chien te mord et tu fuis tous les chiens ?, un copain te trahit pour la première fois et il te trahira désormais toujours ?!, ton ami te plaque, ils sont tous les mêmes. Sniffs sur une longue période d'abstinence qui se profile.

Dis-tu souvent tout, tous et toutes, jamais, tout le temps, le monde, les gens, toujours ? Je n’ai jamais de chance, les anglais sont de mauvais cuisiniers, les assureurs tous des voleurs et les politiques des bandits.

As-tu érigée des règles qui commencent invariablement pas il faut, je dois ? Il faut que je me lève tôt, trois repas par jour, pas toucher mon zizi. Ce qui nous amène aux jugements universels, c’est bien, c’est mal, le monde appartient aux gens qui se lèvent tôt ? La liste est longue.

Si tu te sens concerné et tu l'es car nul n'est épargné, vois les faits, précise, vérifie ce que l'on t'a raconté, écoute-toi et modifie au besoin ta vision du monde, changes-en, je te le souhaite. 


Ou à sélectionner ?


Puisque nous vivons dans la dualité, la récolte des informations qui nous arrivent est aussi positive que négative.

Du bon côté, elle nous aide à nous adapter car nous pouvons sélectionner les éléments essentiels pour vivre un événement, et ne pas voir ce qui peut nous causer un choc traumatique qu'il faudra des années à résorber surtout si t'es pas suivi, te retournes pas.

De l'autre côté, notre façon de sélectionner les informations captées par chacun de nos sens peut nous amener à trier ce qui nous conforte dans nos croyances, à ne voir, sentir et retenir que ce qui nous intéresse et va bien sur notre planète quitte à occulter les vrais restes, enfin ce qui a voulu être transmis, et dieu sait combien c'est difficile.

Au quotidien, la sélection se traduit par des informations manquantes dans une conversation, je suis heureux, mais à propos de quoi ?, il faut que vous soyez le meilleur !, par rapport à qui ?, j’ai réussi !!!, quoi ?, comment ?!

Ici encore tout est question de précision. Plus le langage est précis et plus tu comprends ce que l'on tient tant à te dire, jusqu'à sa main sur la tienne comme une antenne pour que tu captes mieux le message.

Éviter de sélectionner c'est écouter et pas réfléchir à ce que tu vas dire, taire les sentiments parasites qui te ramène à papa ou maman, invariablement. Tu ne tries plus, tu es là, tu entends et tu t'intéresses, raconte-moi tout !, de qui tu parles ?, le meilleur mais je le suis ! à qui me compares-tu et que je ne suis pas ?


Et distordre ? Tu aimes bien ?


Vu du bon côté, c'est ta créativité. Tu peux ainsi t’évader de la réalité pour imaginer comme un architecte sur ses plans. De l'autre côté distordre c'est réinterpréter les choses à ta manière, et quand on connait le nombre de filtres que tu possèdes et que ta planète n'est pas celle des autres, tu imagines les situations dans lesquelles la distorsion de la réalité peut prendre la tête. En fait, tu ne vois que ce qu'il y a sur ta carte en oubliant que ton voisin n'a pas la même.

En pratique ? La télépathie. Il va me dire non, je suis sûr qu'elle me dirait ça, on n’a plus besoin de se parler pour savoir ce qu’on va dire, je suis sûr que vous êtes d’accord avec moi. Clair que certains d'obtenir un non, on ne demande rien et préférons rester dans notre film.

Les faux rapports de cause à effet, il faut faire de la gym pour être mince, bouffe moins déjà, faut boire deux litres d'eau par jour !, sauf qu'une autre étude a montré l'inverse, faut battre le fer tant qu'il est chaud, au risque de se brûler, faut en chier dans la vie, jamais compris.

Ou des équivalences comme ceci égale cela. Il me fait la tête, il ne m’aime pas. Elle n'a pas répondu à mon SMS, elle ne m'aime plus.

Et des présuppositions. Si tu vas à la cuisine prends le sel !!!, sous-entendu que je vais à la cuisine même si je m'apprêtais à me vautrer dans le canapé devant Lie to me (beurk).








15/05/2016

Hier sur Facebook j'ai écrit :

La finale de The Voice
4 mecs, font chier. 4 coupures pub, font chier. Mais faut bien qu'ils couvrent les 800 000 euros de cout de production et faire du bénef. Plein de remplissage, font chier. Mais il faut bien tenir les 2 heures. Des commentaires dithyrambiques et copiés-collés depuis 5 saisons, font chier. Mais qu'est-ce que tu veux qu'ils disent d'autres ?

Je vais voter, 1 euro de plus dans leur poche. Je ne sais pas encore pour qui... S'il y avait eu une femme, j'aurais voté pour elle. Je te dirai demain.


Et ce matin :

Je me suis réveillé à 23h02 en me disant eh merde The Voice ! J'ai vu le récap, bof. J'ai vu le gagnant, bof. J'ai entendu les commentaires pour les perdants :
- N'abandonnez pas ! Vous ferez carrière.
Les mêmes que d'habitude... Ou vous sombrerez dans l'oubli.
J'ai appris qu'il y aura une saison 6 ? Sans moi.

Pour info :
Audience : 4.966.000 personnes et 24,9% du public. L'année dernière 6.141.000 personnes, soit 29,8% du public. Ca baisse, chouette !
Prix du spot 100.000 euros. Recettes : environ 4 millions d’euros + les appels - mon euro, je n'ai pas voté. La meilleure recette du PAF ! Qu'ils en profitent, ça va baisser.

Au fait, l'eurovision a fait mieux en audience. Sans moi aussi, beurk !




09/05/2016
Voilà, je n'écris plus que d'une seule main... Mais j'écris encore !! Là c'est sur les séries américaines. J'en ai marre. Je passe en moyenne 12h devant ma télé qui reste allumée 24/24. Je vois le début, je te dis la fin que je ne vois pas parce que je m'endors. Avec Nath ma chérie, on est mort de rire. D'ailleurs on ne voit rien tant on commente. Au passage, as-tu remarqué que dans les séries il y a plus de producteurs que de personnages principaux ? 17/12 pour New York Police Judiciaire. Mais qu'est-ce qu'ils font ?
Tu imagines quand ils se réunissent ? Et jamais le même réalisateur mais toujours les mêmes plans. J'ai bien observé puisque je ne suis pas l'histoire, ça m'occupe.

J'ai trouvé ça chez Jean Claude Courtois, ma mine d'or quand je veux rire :

Le monde selon le cinéma

(Traduit d’une liste américaine anonyme courante sur Internet en fin de XXè siècle, traduit par mes soins, et enrichi de diverses contributions)

Pourchassé par des truands, vous pouvez toujours vous cacher dans une parade de carnaval, quelle que soit la date, ou dans une fête chinoise, quel que soit le quartier.

Chaque enquête policière implique la visite d’au moins un bar mal famé avec des danseuses nues.

Les superbes jeunes femmes sont toutes libres quand le héros les rencontre. Elles lui tombent dans les bras sur-le-champ ou le haïssent jusqu’à en tomber amoureuse.

Tout personnage élégamment habillé au bord d’une piscine va fatalement tomber à l’eau avant la fin de la séquence.

S’il la trompe, c’est forcément avec une salope. Car il se reprendra et elle lui pardonnera forcément. Si elle le trompe, il la récupérera en jouant au héros.

Les petites pluies fines n’existent pas. Ce sont des averses qui trempent jusqu’à l’os. Mais ce n’est pas grave : le séchage est instantané et la coiffure n’est pas affectée. [Apparemment, il y a une fortune à gagner dans le cinéma pour celui qui saura créer une pluie fine à volonté.]

Porter une chemise blanche multiplie par cent les chances de se prendre une décharge de fusil à pompe ou d’uzi.

Aucun numéro de téléphone ne fait plus de trois chiffres, et le correspondant décroche dans les deux secondes.

Insulter son patron devant ses collègues ne vous vaudra pas la porte, mais un profond respect de sa part.

Les soldats nazis ont tous des cheveux assez longs pour flanquer un infarctus à n’importe quel adjudant.

Des humains peuvent utiliser et piloter facilement des astronefs extraterrestres, et vice-versa.

Tous les lits ont des draps en forme de L qui couvrent une femme jusqu’aux aisselles, mais dévoilent le torse velu de l’homme.

N’importe qui est capable de poser un avion avec un peu d’aide de la tour de contrôle. C’est presque aussi facile que de le faire tenir en l’air après avoir survolé le manuel d’utilisation des commandes.

Le QI est toujours inversement proportionnel au tour de biceps ; le héros peut être une exception mais pas toujours.

Un rouge à lèvre résiste à tout, même à un plongeon dans l’océan.

Une imprimante sort une page intégralement en couleur en 2 secondes.

Et même après une superbe roulade de pelle, le rouge reste en place et le monsieur n’en garde même pas une trace, sauf à la rigueur sur le col de la chemise ou assez sur la joue s’il a une femme jalouse (qu’il aura reconquise à la fin du film).

Le meilleur soldat est toujours un individualiste tête brûlé dont le plus grand talent est de passer sain et sauf à travers toutes les pluies de balle.

Si un témoin gênant est sur le point de se suicider en sautant du haut d’un immeuble, et change brusquement d’avis, il y aura toujours un tireur embusqué pour l’aider à perdre l’équilibre.

Les téléphones portables ne sont jamais déchargés ou hors d’une zone où ils peuvent être appelés.

La police a des locaux hyper-modernes et du matériel de pointe, surtout en informatique.

Quiconque refuse d’abandonner à son sort un ami blessé devenu un poids mort dans une fuite triple ses chances de survie.

Le système de ventilation est la cachette parfaite, où personne ne viendra vous chercher, et grâce auquel vous pouvez aller où vous voulez. Les faux plafonds ne sont pas mal non plus. Les égoûts sont aussi un extraordinaire moyen de rentrer dans n’importe quel bâtiment classé secret défense.

Un pistolet contient des centaines de balles. Au cas où il y aurait quand même besoin de recharger, des munitions sont toujours disponibles.

Tout personnage survit facilement à des scènes de guerre. Sauf s’il montre à quelqu’un la photo de sa chère femme et de ses éventuels enfants, ce qui garantit une mort prochaine et un enterrement émouvant dans un beau jardin vert, avec remise du drapeau américain à la veuve éplorée.

Un personnage principal qui se prend deux balles dans le torse et laissé pour mort se réveillera la fusillade terminée, et bénira son gilet pare-balles. Dans le cas où le gilet a été oublié, la scène finale se passera autour de lui à l’hôpital.

Un acteur connu ne meurt au début du film que si celui-ci est un gigantesque flash-back, ou qu’il devient un fantôme.

Dans une ville menacée d’une catastrophe quelconque (tremblement de terre, requin vorace, volcan, monstre godzilloïde...), le premier souci du maire sera la chute des recettes touristiques.

La Tour Eiffel est visible de n’importe quelle fenêtre parisienne. Toute scène dans Londres se passe à proximité de Buckingham Palace ou de Big Ben.

Un « dur » ne montrera aucune émotion après dix coups de couteaux et cinq balles dans les membres, mais hurlera presque dès qu’une femme tentera de laver ses blessures.

Des personnages qui s’engueulent ne s’interrompent pas dans des tirades de cinq minutes.

Si une grande baie vitrée est visible, quelque chose (et probablement un personnage) passera très bientôt à travers.

Pour payer un taxi, il suffit de prendre un billet au hasard dans son portefeuille, c’est toujours la somme exacte.

Si quelqu’un n’arrive pas à s’endormir, il va forcément compter les moutons.

Il ne fait jamais nuit noire dans aucune chambre à coucher.

Quel que soit votre problème, c’est la faute de quelqu’un d’autre et la réponse appropriée et évidente est de trouver cette personne et de la tuer à mains nues.

Sur les plages californiennes, il n’y a que des mannequins de moins de 30 ans en bikini modèle réduit, et célibataires.

Les extraterrestres ne sont jamais plus de 50% plus petits ou plus grands que les humains. Il est rare qu’ils ne soient pas parfaitement humanoïdes. Leur anglais est souvent excellent.

Il n’y a aucun besoin de chercher une place pour se garer, il y en a toujours une au pied de l’immeuble où vous allez.

Aucun visa n’est jamais nécessaire pour se déplacer à l’autre bout du monde. Aucune paperasserie n’a jamais empêché un personnage de partir sur l’heure pour un autre continent.

Un jeune intellectuel qui arrive dans un nouveau service de police est toujours snobé par les anciens. Il est forcément major de sa promotion et bourré de principes. Il passera le film à se chamailler avec son partenaire, un ancien désabusé aux méthodes expéditives, et à la fin ils échangeront leurs défauts.

Il n’y a jamais de foule compacte dans une rame de métro.

On ne paye jamais au restaurant.

Un personnage laissé pour mort au milieu de l’histoire finira en deus ex machina, ou est en fait l’infâme traître cause de tous les problèmes.

Il y a toujours un taxi à proximité, même au cœur de Paris à l’heure de pointe.

Les activité professionnelles des personnages ne sont jamais un obstacle à leur vie aventureuse. Pourtant les États-Unis ne connaissent pas les RTT. La garde des enfants, quand ils en ont, n’est jamais un problème non plus.

Une voiture démarre toujours en une seconde ; apparemment à New York tout le monde laisse ses clés sur le volant en permanence.

Le croisement entre un homme et un singe est impossible, mais une femme aura un enfant d’un extraterrestre sans problème.

Il y a deux sortes de femmes : celles qui veulent passer la nuit avec vous, et celles qui veulent vous tuer (sans souvent négliger la première option). Les deux types sont physiquement très alléchants et ont au maximum trente ans.

Un gamin de sept ans est capable de résister à dix truands sans scrupules.

Si deux beaux jeunes gens sont (inexplicablement) célibataires au début, ils tombent amoureux avant la fin, de préférence après avoir risqué leurs vies, même (surtout) s’ils se haïssent au départ, même s’ils n’ont rien en commun.

Une femme tombera irrésistiblement amoureuse d’un homme sale, mysogine et qui passe son temps à jurer.

Les cuisines n’ont pas de lumières. La nuit, seul le frigo peut être allumé.

Des couples qui passent leur première nuit ensemble une heure après un coup de foudre n’utilisent apparemment jamais de capotes.

Dans une maison hantée, les femmes intriguées par le bruit se déplacent en sous-vêtements transparents.

Les gens condamnés à mort qui doivent être sauvées in extremis sont tous innocents. Un avocat farouchement opposé à la peine de mort ne défend jamais de coupable.

Les mères de famille préparent de consistants petits-déjeuners, mais les personnages restent à table trois secondes au maximum.

Les courses de voiture sont responsables d’accidents monstrueux aux carrefours, pour lesquels on ne réclamera aucun compte à personne. Les voitures de police sont particulièrement sujettes à ce genre d’accidents.

Le héros réussira à synthétiser une molécule organique aux propriétés extraordinaires ou un super explosif avec une boîte « Chimie 2000 » achetée dans un supermarché.

Une voiture accidentée explose systématiquement.

Si le héros est vieillissant (mais encore diablement séduisant) et l’héroïne jeune et jolie, il se la tapera à la fin. Si elle est bien conservée mais plus toute jeune, et lui jeune, beau et innocent, il la considérera comme sa mère (ou alors ce n’est pas un film américain).

Un « bon » abattu en mission sera pleuré lors d’un émouvant enterrement solennel. Mais on ne ramasse même pas les corps des « méchants » tués.

Le chef de la police suspend toujours son meilleur détective, ou lui donne 48 h maximum pour résoudre une affaire.

Une bête allumette est suffisante pour éclairer une pièce de la taille d’un stade de foot pendant un quart d’heure.

Les paysans médiévaux ou antiques ont tous une dentition et une peau parfaites. Leurs habits sont toujours neufs.

L’état de choc, après un accident de voiture ou d’avion ou une explosion, n’existe pas.

Un « méchant » n’est jamais jugé, il est toujours tué à la fin par le héros. La seule récompense pour une mauvaise action est la peine de mort sans procès.

Un « méchant » gringalet et purement intellectuel est toujours bien plus résistant et vicieux que tous ses gardes du corps réunis.

Tout bel aryen dans le camp des « méchant » est non seulement malhonnête et sans scrupule, mais aussi totalement sadique et aurait fait un parfait nazi.

Dès la Première Guerre Mondiale il était possible de tirer au canon sur des objets au-delà de la ligne d’horizon. Mais les lasers du XXIIIème siècle en sont incapables.

Les « gentils » secondaires qui laissent leur peau dans l’histoire ont droit à une agonie mélodramatique. Les « méchants » secondaires sur le chemin des héros sont abattus comme des rats.

Les méchants sont les seuls fumeurs, à l’exception des gentils qui veulent arrêter et réussiront parfois à la fin du film.

Toute personne se réveillant d’un cauchemar s’assoit brusquement en sueur.

Toute famille présentant tous les signes du plus pur bonheur au sein du rêve américain béat verra sa vie basculer irrémédiablement.

Toute maladie, du cor au pied au cancer généralisé, se soigne avec une serviette mouillée sur le front.

Un accouchement nécessite toujours de l’eau bouillie.

Un jeune garçon qui tourne mal, et que le bon éducateur paternaliste ramène dans le droit chemin, se découvre un talent caché qui frôle le génie ; bizarrement il n’est jamais une simple petite frappe à moins de 80 de QI.

On ne dit jamais « Bonjour », et encore moins « Au revoir », dans une conversation téléphonique.

Même dans une rue parfaitement droite, à vitesse modérée, il est nécessaire de tourner vigoureusement le volant à gauche ou à droite de temps à autre.

On peut mener une conversation avec l’un qui regarde par la fenêtre et tourne le dos à l’autre. Le premier se retournera à un moment où il sera surpris. De même, les personnages finissent leur réplique en quittant la pièce.

Toute bombe est dotée d’un gros affichage électronique qui indique le temps qui reste avant l’explosion.

Quand les freins ont lâché, ou ont été sabotés, on ne pense jamais au frein à main.

Le rétroviseur intérieur n’existe que pour que le conducteur et la jeune fille sur la banquette arrière puissent échanger quelques regards.

Chez les extraterrestres, il n’y a qu’un type de vêtements, un seul look et une seule culture.

Sur un répondeur téléphonique, à part le long message du tueur ou du héros en difficultés, il y a au plus deux messages qui font au maximum trois secondes chacun.

Une femme hésitant entre son mari banal et le héros si envoûtant n’a qu’à attendre la fin du film, où le mari soit se fait tuer, soit devient lui-même un héros (en général en ridiculisant le pseudo-beau gosse).

Un nouveau-né peut babiller et se tenir droit.

Un être humain est capable de survivre sans scaphandre à un séjour de plusieurs secondes dans le vide spatial.
[Il semblerait qu’en fait ce ne soit pas totalement irréaliste.]

Les méchants sont toujours punis.

Quand il reste 10 minutes avant que la bombe explose, vous pouvez prendre le temps de vous battre contre une horde de méchants, réparer votre émetteur pour demander l’aide des experts, tripatouiller, démonter, vous battre encore, vous rendre compte que (Aaargl !! ) il ne vous reste que 9 minutes avant l’explosion, etc.

Mais s’il est prévu par le scénario que la bombe doit exploser, commencez à courir une seconde avant (au ralenti).

Si vous vous mettez à danser dans la rue, tous ceux que vous emmènerez de force dans la danse connaîtront parfaitement tous les pas.

Un astronef brûle très bien dans le vide, malgré l’absence d’oxygène.

Il est possible aux humains de tenir tête à des civilisations qui ont des millions d’années de civilisation d’avance.

Un aquarium aperçu plus de deux fois sera immanquablement et esthétiquement pulvérisé dans une fusillade.

Un soldat responsable par sa couardise de la mort d’un de ses camarades se rachètera plus tard en se sacrifiant héroïquement pour les autres.

Poursuivi par une bande d’affreux, on peut sauter dans sa voiture et démarrer aussitôt : les clés étaient sur le volant, le moteur tournait (silencieusement). Pas forcément une bonne idée dans la plupart des villes.

En arts martiaux, l’infériorité numérique n’est pas un problème : les ennemis attaquent un par un, leurs compères attendent patiemment que leurs prédécesseurs se fassent pulvériser. [Mais après tout, Cortés a vainvu les Aztèques comme ça.]

Un personnage de cinéma survit sans aucun problème à une marée de coups de poings au visage et dans le ventre qui vaudraient les urgences (quand ce n’est pas le cimetière) à n’importe quel mortel.

Un personnage blessé d’une balle dans la tête et qui a survécu n’aura jamais par la suite aucune lésion cérébrale.

Un policier expérimenté se voit toujours adjoindre un jeune dont le caractère est exactement opposé. À la fin, ils s’entendent parfaitement.

Le moindre étranger parle parfaitement anglais.

On ferme les yeux des « bons » tombés au combat. Ceux des méchants restent ouverts à jamais.

Aucune porte ou serrure ne résiste au truc de la carte de crédit, sauf une porte derrière laquelle se trouve un enfant hurlant devant un incendie.

Un grillage électrique conçu pour garder un tyrannosaure cause juste une légère frayeur à un gamin de huit ans.

Une gamine de douze ans peut débloquer en dix secondes un système Unix (pré-Linux) qui gère une île entière.

Si quelque chose doit passer à la télé qui concerne le héros (avis de recherche par la police...), cela passe exactement au moment où il allume ladite télé, ou y jette un coup d’œil dans un bar.

Lors d’une prise de rendez-vous, il est inutile de préciser le lieu et l’heure : l’interlocuteur devinera tout seul.

Un personnage à pied poursuivi par une voiture reste au milieu de la route, et ne cherche pas à aller là où une voiture ne pourrait aller.

Lors d’un pugilat, vous pouvez économiser vos forces : aucun direct du droit, en pleine tempe ou dans l’estomac, n’empêchera votre adversaire de se relever dans les trois secondes.

Toute découverte majeure (extraterrestres, ancienne civilisation...) est aussitôt récupérée par les militaires.

Un « truand au grand cœur » n’est jamais arrêté par la police, ou bien se rachète en l’aidant contre un dangereux psychopathe. Un truand égoïste est arrêté ou meurt.

Un policier au bureau a toujours un gobelet à café à la main.

Un astéroïde ou un vaisseau spatial fait un bruit monstreux malgré le fait qu’il n’y ait pas d’air dans l’espace.

Être le meilleur ami du héros est un exercice souvent mortel, surtout si l’ami a de l’humour et n’est pas blanc.

Les flics sont incompétents, sauf s’ils sont les héros. Mieux vaut faire justice soi-même, c’est plus efficace et personne ne viendra vous demander de comptes après.

Pour les femmes : dès le réveil vous veillerez à être impeccablement maquillée et coiffée.

Lorsque la famille ou les amis vous appelleront parce qu’on parle de vous à la télévision, pour que vous veniez regarder le spot qui vous concerne, prenez votre temps : on en sera encore au clip qui annonce le flash info quand vous entrerez dans la pièce.

La Mafia contrôle tout, du Président jusqu’au moindre fonctionnaire, policier ou électricien. Ça n’empêchera pas le Grand Méchant d’être arrêté et jugé.

Aucune porte de réfrigérateur ne sera refermée après ouverture.

Un personnage secondaire policier dans sa dernière année avant la retraite se fera tuer dans le premier tiers du film.

Les États-Unis recouvrent les neuf-dixièmes de la planète : les extraterrestres y atterrissent systématiquement et on ne parle jamais des autres pays.

Les seules personnes qui sont intégralement nues à un moment ou un autre sont forcément des femmes, et bizarrement toujours minces et de moins de trente ans.

Dans un avion militaire en perdition (moteur coupé...), le copilote refuse toujours de s’éjecter et veut rester avec son compagnon jusqu’à la fin (forcément heureuse).

Il est possible de construire des bases sous-marines ou spatiales secrètes, plus modernes que les réalisations russes ou américaines, ayant exigé des moyens considérables en hommes, capitaux, matériaux pendant des années, et abritant plusieurs centaines de personnes, sans que ni la CIA, ni le MI5 ni le KGB ne s’en doutent le moins du monde.

Quand le but est atteint, ou une fuite réussie après de durs combats, tout le monde est hilare sans égard pour les mémoires de tous les personnages secondaires tués entretemps, ou des « méchants » anonymes abattus par dizaines.

N’avez-vous pas remarqué aussi que tous ces gens ne semblent jamais avoir besoin d’aller aux toilettes ?
[ Exceptions : Dans Pulp Fiction, ou dans l’Arme Fatale2. Dans le premier cas, le type se fait buter ; dans le second, une bombe est posée avec détonateur sous le siège. On comprend que d’ordinaire, les héros ne soient pas chauds pour aller au petit coin ! ]

Les chefs de la police sont tous noirs ; leur boulot est de beugler sur toute personne sous leur ordres.

Une voiture tombe rarement dans un précipice sans un arrêt intermédiaire, deux roues dans le vide, ce qui laisse au « bon » le temps de s’échapper. Le « méchant » accompagne la chute libre du véhicule.

Même au volant d’un pick-up à la tenue de route lamentable, le héros arrivera sans mal à suivre le méchant en Porsche.

À l’inverse, le héros en moto (haut de gamme, sponsor oblige) se verra pourchassé pendant un quart d’heure par des voitures de police qu’il pourrait laisser sur place en mettant les gaz.

Les chefs des méchants sont toujours des fous mégalomanes.

Aucun réalisateur ne tuera un enfant que le spectateur a pu discerner d’un vague figurant liquidable. Il n’hésitera pas à faire massacrer deux cents passants adultes lors d’une fusillade.

Il est possible de raisonner par la seule force des mots un apprenti truand excité qui vous pointe avec son revolver sans se prendre une balle dans le poumon ; le truand éclatera en sanglots.

Une femme coure très bien en escarpins. Et si elle tombe, ce n’est pas grave, les poursuivants ne gagneront pas un mètre.

Si le chef du scientifique héros trouve que ses idées ou suppositions sont farfelues et qu’aucune catastrophe ne s’abattra sur la ville, il sera victime de ladite catastrophe.

Quand les personnages courent pour échapper à une explosion, c’est au ralenti.

Les superbes jeunes filles aisées qui vivent seules à Manhattan n’ont ni chien ni serrure de sécurité.

La voiture des « bons », sur laquelle tirent les truands, perdra rétroviseurs et pare-brise (sans que cela gêne le conducteur). Les méchants n’atteignent jamais les passagers, et ne pensent jamais à tirer dans les pneus.

La marque de toute boisson consommée est soigneusement identifiable.

Les méchants roulent toujours en grosse voiture allemande.

Un héros sur le point d’étre débusqué dans sa cachette, sans espoir de fuite, et sans défense, sera sauvé par un chat providentiel qui détournera l’attention des méchants.

Les femmes moches ne sont pas si moches : elles deviennent des top-models en changeant de coiffure et en enlevant leurs lunettes.

Toute personne un peu déprimée va se saoûler dans un bar.

Les lesbiennes et les personnages féminins négatifs adultes sont toutes brunes aux cheveux courts.

Des personnes nues ou quasi-nues (en train de forniquer par exemple) n’ont jamais froid.

La pilosité faciale est un moyen de distinguer les personnages : les héros sont bien rasés, sauf pour quelques romantiques avec une barbe de trois jours ; une barbe est idéale pour les personnages secondaires (scientifiques principalement), et une moustache indique un homosexuel ; la barbiche est réservée aux méchants.

Pour extraterrestres : aussi gros que soit votre astronef de combat, un unique petit missile Sidewinder bien placé suffira à le détruire.

Un F-18 peut tenir tête à un astronef de chasse dont la technologie a des milliers d’années d’avance.

Peu importe comment évolue la fusillade, les gens se mettront à courir dans tous les sens dès le premier coup de feu.

Dans une poursuite en voiture, les pneus crissent même en ligne droite.

Lors d’une poursuite en voiture dans un parking souterrain, le héros et les truands ne sont jamais dérangés par d’autres usagers.

Les héros n’ont jamais de lunettes, au contraire des informaticiens et des intellectuels.

Les gens sont toujours des copies apparemment parfaites de leurs ancêtres ou descendants rencontrés grâce à une machine à voyager dans le temps, même s’ils n’ont plus qu’un dix-millième de leurs gênes en commun.

Une femme sera toujours mieux comprise et soutenue par un ami homosexuel que par son mari.

Les homosexuels ne sont jamais ouvriers ou policiers, mais avocats ou artistes.

Un policier marié est soit au bord du divorce, soit divorcé.

Une bombe déclenchée par un four à micro-ondes laisse toujours à celui-ci le temps de faire « diiing ! » avant de tout exploser.

Les ceintures de sécurité n’existent pas.

Les « gentils » tirent toujours plus rapidement et toujours mieux que les « méchants ».

Les gentils tuent toujours plusieurs méchants avec une seule balle alors que pour les méchants, c’est l’inverse.

Au volant, on peut discuter en regardant à côté, derrière... mais pas la route, et ce sans avoir d’accident.

Le temps pour un retardateur de bombe s’écoule deux fois plus lentement que pour les héros chargés de la désamorcer.

La révélation finale qu’un Dieu existe bien implique toujours que ce Dieu est celui des Chrétiens ; un bon Américain ne risque pas de se retrouver face à Allah ou Vishnou.






Une oeuvre d'Elena Sedova
"The Dreamer"




17/4/2016
PUB TV

La solution au chômage : CORNERJOB : vous commencez demain ! Et sur leur site : trouvez un job en 24 heures !

Mon avis ?
"Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont." Les Inconnus

Ce que j'ai trouvé sur CORNERJOB :

0 salarié en France - 3000 € de capital - ptdr !!!!!!!!!!!!!!!! Zéro salarié pour une boite de recrutement ? Ils ont même licencié : infos légales : Tranche d'effectif 0 salarié (unités ayant eu des salariés au cours de l'année de référence mais plus d'effectif au 31/12). Cherchez l'erreur.

Qui finance leur campagne pub ? Quel groupe se cache derrière ? Prix d'un spot pub sur TF1 de 56 000 euros à 95 000 :

L'Express
Paris, 14 avr 2016 - Le groupe TF1 a investi dans une application mobile de recherche d'emploi, Cornerjob, société espagnole, en échange de publicité pour la société sur ses antennes, a annoncé la start-up Cornerjob mercredi. Cornerjob a levé en tout 4 millions de dollars (3,5 millions d'euros) auprès de TF1 et d'autres investisseurs et va pouvoir faire une campagne TV nationale dans trois pays en simultané. Le montant exact de l'investissement de TF1 n'a pas été précisé. Les groupes Mediaset Italie et Mediaset Espagne avaient déjà pris une participation au cours d'un premier tour de table qui avait permis de lever 10 millions de dollars (8,8 millions d'euros).  Outre la France, l'Italie et l'Espagne, la société qui compte une soixantaine de collaborateurs est également implantée au Mexique.


Infos légales disponibles sur le net :
CORNERJOB FRANCE, société par actions simplifiée à associé unique est active depuis cette année.
Installée à PARIS 16 (75116), elle est spécialisée dans le secteur d'activité des portails internet.
JOB DIGITAL NETWORKS S L est président de l'entreprise CORNERJOB FRANCE.
13 RUE PAUL VALERY 75116 PARIS
SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Date immatriculation RCS 23-12-2015
Date de dernière mise à jour 15-04-2016
Aucun bilan déposé
Tranche d'effectif 0 salarié (unités ayant eu des salariés au cours de l'année de référence mais plus d'effectif au 31/12)
Capital social 3 000,00 €




03/4/2016
C'est le 2ème jour de ma 72ème perfusion de 3 jours de 3 grammes de cortisone. Ca m'aide à repousser l'inéluctable, la perte de mes mains, le légume qui pousse en moi. Mon coeur et mon corps sont brisés mais je garde le sourire. Et je pense et j'écris pour ces milliards d'humains qui souffrent aussi, dans des conditions mille fois plus misérables que les miennes.

Envoie une petite prière dans le ciel, à ton dieu, à ton ange ou à l'univers. allume une bougie pour nous, pour toi. Je te garantis que ça nous fait du bien, je l'ai ressenti.

A bientôt mes soeurs et mes frères.
Ton Chris

Show must go on !




25/3/2016
Un écrivain n'est jamais en vacances.

Le vrai problème du créateur, hormis sa passion dévorante, son impossibilité à faire autrement, sa mission non choisie, c'est que l'oeuvre le possède. Toujours une idée, un mot, une pose qui lui parle très fort, tout le temps et sans répit. Créer c'est un don et une malédiction car l'inspiration est dégueulasse. Quand tu l'as, impossible de lui résister et quand elle s'en va tu gémis et tu pleures, pourquoi si tôt ?, reviens ! Et tu en crèves et tu corriges jusqu'à sa prochaine fulgurance. Alors tu redeviens son scribe, tu essaies de la suivre mais elle va trop vite, tu n'as pas le temps de tout noter, cadrer, peindre ou sculpter. C'était génial mais elle part toujours trop vite. C'est pour ça que tu remarqueras que tous les créateurs ont toujours un carnet et un stylo sur eux. Quelle que soit leur vocation, ils ne peuvent laisser une inspiration leur échapper. Ne serait-ce qu'une bribe. Et parfois quelques mots, un croquis, une portée suffisent pour qu'elle revienne. Je suis écrivain. Je suis ainsi et enfin qui je suis. J'en bave jour et nuit mais ça en vaut le prix.





27/2/2016
J'ai enquêté...

La folie des banques en ligne !
Ey vas-y que je t'offre 80 euros puis 100 puis la carte soi-disant gratuite à vie ! Elles fleurissent comme des champignons et font toutes de la surenchère en nous promettant de ne pas être qu'un numéro, ptdr. J'en ai marre. Mais d'où sortent-elles ?

Le Figaro
Pascal (@Pascaltweet) 28 Avril 2015
Les banques en ligne sont des filiales des groupes bancaires...traditionnels. Ainsi, Boursorama appartient à Société générale, Hello Bank à BNP Paribas, Fortuneo au Crédit mutuel-Arkea et Monabanq au Crédit mutuel 11-CIC. Elles présentent donc les mêmes garanties. Mais avec des tarifs nettement moins élevés. Ce qui prouve que les banques standard peuvent offrir des services à des prix bas. Mais en raison des coûts que génèrent les agences, elles proposent des tarifs élevés. Trop pour les clients qui désertent de plus en plus les agences. Conséquence: pour répondre aux attentes de la jeune clientèle, elle se doit d'être présente sur Internet. D'où la création de banques en ligne.





Elu produit de l'année en février 2016 ?
Je ne comprenais pas avant de lire ceci. Qui élit ? Sur quels critères ? En fait, ils ne sont primés que pour leur emballage... Quelle tristesse, pauvres arbres, horreur des poubelles pleines :

"Elu produit de l'année", ce macaron qui fait vendre
Par Silvère Boucher-Lambert, publié le 06/03/2009 à 17:52

Mais quels électeurs leur ont apporté leurs suffrages et comment ? "22 000 consommateurs ont été consultés par TNS Worldpanel", explique Emmanuelle Hoebanx, responsable pour la France de Management Europe Meeting (MEM), la société qui décerne le logo depuis 1987. TNS Worldpanel parle, lui, de "10 000 foyers représentatifs, avec environ 65% de retours". Soit 6500 réponses.

Sur quels critères sont choisis les produits ? Là encore, les réponses laissent rêveur : l'attractivité, l'innovation... Et surtout les interviewés se prononcent à partir d'un catalogue. Pas besoin d'avoir utilisé le produit pour le juger. On demande à l'interviewé s'il l'a déjà utilisé, mais ses réponses sont prises en compte même si ce n'est pas le cas. "Le prix que nous avons reçu salue l'innovation sur l'emballage", répond Aurélie Mori, responsable du marketing des huiles Soléou, l'une des rares PME récompensées.


No comment. Je vais vomir de ce pas.







14/2/2016
Voilà, perf passée, c'est reparti pour un tour !

Voici le début de mon prochain roman. Je l'aime... même s'il m'oblige à corriger ses 355 pages. Je n'en suis qu'à la 28ème, clin d'oeil à mon Frère André. Le premier jet, c'est l'orgasme. Indescriptible. Je suis possédé, j'écris comme si l'on me dictait et pas question que je m'arrête ! Mais après ces 10% de jouissance, il y a 90% d'un travail harassant à se lire et relire, mot à mot, à couper, déplacer, à se traiter de con... Mais comment ai-je pu écrire ça, oublier ça, etc ? Des milliers d'heures à ciseler, pour toi. Oui, pour toi. Ecrivain ?  C'est un don et une malédiction, comme le dit Monk. Bon. A chacun son boulot.

Avertissement :
Même si le premier rôle s'appelle Chris et si c'est cet avenir qui m'est promis, il ne s'agit pas d'une oeuvre prémonitoire. J'ai connu cet homme, il s'appelle Malik. Il m'a marqué à tout jamais et me donne la force de ne pas me plaindre de n'écrire plus que d'une main. Grâce à lui, rarement le sourire me quitte et jamais je ne baisse les bras. Merci Malik.

On y va ? Je suis tout timide...



   Ca roule !

- Chris, vous ne pouvez pas parler et manger en même temps. On vous le dit tout le temps ! Ni vous retourner !! J’ai encore failli rater votre bouche.
- Oui madame l’infirmière... Heu ?... Comment déjà ? Rappelle-moi ton prénom ?
- Je n’aime pas quand vous me faites ça !! Et je ne suis pas encore infirmière. Oh vous m’énervez !!!
Sa Nath se fait prendre à chaque fois. Il rit et fait semblant de s’étouffer, elle devient subitement inquiète :
- Surprise !
A chaque fois, elle ne marche pas elle court et finit par un :
- Je vais me venger.
Accompagné d’un tendre sourire. Il chantonne :
- Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots… De toute façon, je suis intouchable.
- Vous verrez bien.

Il se tait. Elle en profite pour enfourner la dernière cuillerée du liégeois qu’il adore. Le diabète l’a bizarrement épargné. Pendant qu’elle lui essuie doucement la bouche, il la regarde avec admiration. Ils ont accroché tout de suite dès son arrivée au Pavillon Lejeune du Centre de rééducation fonctionnelle de Pomponiana. Il lui a fallu du temps à lui aussi pour bien le prononcer. Trente-trois ans les séparent, mais à l’abri des yeux indiscrets, ils sont vite devenus complices et confidents. Ils s’écoutent, se rassurent, s’aident et se sentent mieux, ils se le disent souvent. Elle se sent plus légère et lui ses pieds se réchauffent et il a moins mal, c’est son baromètre. L’amitié est son meilleur médicament.

Quand elle est du matin, il est impatient et heureux. Quand il n’a pas douche, un calvaire, sa hantise qu’il n’arrive pas à dépasser, chaque goutte est comme une piqûre, sa Nath le lave au gant avec un grand soin du détail et beaucoup de tendresse. Quand elle soulève son zizi, il lui dit souvent, pour chasser son infime reste de pudeur et la sienne, elle est stagiaire :
- Là, il est tout petit mais…
- Il était costaud. Je sais.
- Parce que je ne voudrais pas que tu trouves celui de ton chéri trop petit après.
Elle sourit toujours aux éclats en faisant une moue incrédule.

Elle le rase dans le bon sens, il n’aime pas à l’envers. Pas un poil ne lui résiste. Elle passe sa main de bas en haut pour tester son travail :
- Vous êtes mieux rasé que mon chéri. C’est tout doux.
Elle lui lave les dents de haut en bas avec la dernière brosse à dents prévue pour qu’elle lui a offert après avoir vu la pub. Une fois installé dans son fauteuil avec l’aide de Fred l’athlète olympique ou de Patrick le farceur ou de Fab l’ex-Adjudant-Chef, elle le coiffe soigneusement. Puis elle vérifie scrupuleusement la propreté et la longueur de ses ongles. Elle lisse ses sourcils. Elle observe de près et caresse son visage pour estimer l’état de sa peau qui se dessèche à cause d’un médicament qu’aucun toubib n’a su identifier. Elle regarde derrière et dans ses oreilles. Elle traque les poils de son nez, prête à dégainer sa pince à épiler.

Quand elle se rapproche pour chasser ses points noirs, il est aux anges même s’il sait qu’il va avoir mal. Il l’appelle alors en secret sa petite femme, car toutes le lui ont fait avec un plaisir qu’il n’a jamais compris :
- Mais tu me fais mal !
- Attendez. Ça y est ! Je l’ai eu !!! Regardez.
- Mais je m’en fous ! Beurk. Mais cache ça ! J’ai mal et je vais avoir le nez rouge.
- Mais non ! Ça ne se voit même pas. C’est pour que vous soyez le plus beau.

Une fois qu’elle considère son travail accompli, elle prend du recul, revient pour un détail et :
- Voilà. Vous êtes beau.
Elle est fière d’elle et de son travail bien fait, l’un des pourquois de sa vocation :
- Merci ma Nath. Mais je suis tout le temps beau.
Auquel elle répond son traditionnel :
- Vous m’énervez des fois !
- Je suis objectif c’est tout. 
- Vous cherchez les compliments, mais vous savez que je n’en fais jamais sur demande. Bon, je vais chercher le miroir.
La première fois, il lui a dit :
- Non, non ! J’ai confiance en toi. Si tu me dis que je suis beau, je le suis.
- Non Chris ! Je veux que vous vous voyiez. Moi j’aime mais vous ?
Il ne discute plus et se regarde à peine, car être beau à ses yeux lui suffit.

Arlette la doyenne, Aïcha et Ingrid s’activent au nettoyage de la salle à manger tandis que sa Nath vérifie avec minutie sa position dans son fauteuil. Elle le redresse. Elle réajuste son T-shirt Evolution-Révolution qu’elle lui a acheté. Elle positionne ses mains comme il lui faut, la droite sur la gauche, les coudes bien sur les accoudoirs. Elle recule et mouille ses doigts pour lisser cet épi qui l’énerve :
- Il m’énerve cet épi. J’appelle la coiffeuse demain.
- Oui ma Nath.
- Je ne suis pas de service, mais je l’appellerai de la maison.
Elle remet son étoile bien au centre de sa poitrine et ajuste du premier coup sa manette sous son menton, une prouesse qu’elle seule réalise. Elle prend sa casquette :
- Non merci ma puce ! J’ai besoin de m’aérer la tête. Toute la tête.
- Oui, je vous comprends, je sais. Et puis le soleil vous fera du bien et il n’est pas trop fort à cette heure-là. Le coucher dans une petite heure ça ira ?
- Quand tu es prête bébé. Le meilleur pour la fin !
Elle rit.
- Bon courage les filles ! Á tout à l’heure ?
Il sort au ralenti sur de doux :
- Merci monsieur Sourire. Á demain !
- Je viendrai vous faire la bise.
- Allez profiter du soleil. C’est de la vitamine D.
C’est bon la gentillesse, c’est chaud la tendresse. Grâce au pouvoir de leurs sourires, ses douleurs s’effacent. Presque.
 



2/2/2016
Un sourire avant mes trois jours de perf.
Une bougie pour tous ceux qui souffrent.
I'll be back !
Gros bisous

Une photographie de Nikola Borissov, "le chevalier de la lumière.

 




15/01/2016
Edito spécial : ma fille. Je suis fier comme un pape et épaté... Quelle femme. Si tu te passionnes pour le manga, si tes enfants le sont, voici l'école qu'il te faut.




   Un nouvel article paru dans la Dépêche :



"Un Toulousain finira-t-il par créer les Naruto ou Akira de demain ? Alors qu'une école professionnelle de manga ouvrira dans la Ville rose en septembre, la section loisirs, qui existe depuis 2012, attire de plus en plus d'amateurs.

Lorsque vous poussez la porte de Toulouse Manga, difficile d'imaginer qu'une trentaine de personnes vient chaque jour y apprendre les rudiments de la bande dessinée japonaise, tant cet espace ressemble plus à un salon qu'à une véritable salle de classe.

«C'était le but. Nous voulons apprendre dans un contexte familial», précise Claire Pelier la directrice de l'établissement. Au fond de la salle, un canapé sur lequel un jeune homme est avachi, un livre à la main en attendant l'arrivée de ses petits camarades. Il est 14 heures, le début du cours commence, Manon, Sarah et leurs jeunes collègues s'assoient autour d'une grande table et commencent à sortir leur «story-board», un ensemble de croquis définissant le scénario.

Après avoir jeté un bref coup d'œil sur les feuilles de papier, le professeur commence à prodiguer quelques conseils, toujours dans la bonne humeur. «L'école de loisirs est ouverte à tout le monde, on a un programme qui permet à n'importe qui d'apprendre les fondamentaux des mangaka (dessinateur de manga), avec à la fin de l'année la réalisation d'un ouvrage collectif», explique encore celle qui sera à la tête d'un tout autre projet à la rentrée 2016

Une école professionnelle


Pour comprendre et maîtriser toutes ces techniques spécifiques, cet établissement dédié à la culture japonaise va plus loin que le simple apprentissage technique. «Je viens ici pour prendre des cours de Japonnais aussi. C'est important de bien s'imprégner de la culture. En plus cela servira, si un jour je deviens Mangaka professionnel», confie par exemple Louidela Nutakor, un jeune homme qui n'a pas hésité à traverser la Méditerranée pour s'inscrire à cet institut. «Je viens d'Afrique, uniquement pour suivre les cours que l'on propose ici. Pour moi cette école est très bien structurée, ça ne m'étonne pas qu'elle ouvre un nouveau cursus plus professionnel», ajoute-t-il. Dans 6 mois, Toulouse Manga changera de nom pour devenir «L'Eima», la première école supérieure du sud de la France spécialisée dans la formation de «maître manga».

«Nous allons créer une école avec un diplôme reconnu par les éditeurs et la profession. Cela n'aura rien à voir avec la section loisir… Il faudra un investissement total», annonce encore Claire Pelier qui a déjà reçu plusieurs centaines de candidatures. Les heureux élus devront tout de même dépenser près de 6 000 € pour accéder à cette formation atypique. «Mais, il y aura aussi un système de bourse au mérite», précise la future directrice.

Que ce soit pour le loisir ou la profession, en 2016 Toulouse sera donc aux couleurs du Japon."

Rémi Buhagiar




10/12/2015
- Oh ! Tu es beau là !! Ne bouge pas.
Je regarde ma Nath chérie l'air abasourdi :
- Pourquoi là ? Je suis tout le temps beau.
Elle fait la moue :
- Tu m'énerves.
- Dis le contraire ?
- Plus tu me le demanderas et moins je te le dirai.
Mais elle me l'a dit, je suis un tenace. Je ne m'aime pas en photo mais sur son Facebook, ils m'ont liké. Normal ;-)) Merci ma chérie pour cette merveilleuse fête. Merci ma Muse.

PS : c'est ma chérie qui a refait tout mon décor ! J'adooore :









 

 


 



Par Ben Vautier




6/11/2015

J'ai encore regardé les infos. On nous fait peur pour mieux nous museler, pour nous rendre content de notre sort et nous culpabiliser de nous révolter. On nous désinforme, on nous surinforme, on nous manipule.

J'ai repensé à Olivier Clerc, écrivain et philosophe, qui a écrit un petit conte d'une grande richesse d'enseignement. Il s'agit du principe de la grenouille chauffée :

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite. Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

SOMMES NOUS TOUS DEJA A MOITIÉ "CUITS" ?

Bs : Cabrel, un peu plus d'amour sur terre.

Aldous Huxley a écrit dans Le meilleur des mondes :

- La population optimale est sur le modèle de l'iceberg : huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus.
- Et ils sont heureux, au-dessous de la ligne de flottaison ? En dépit de ce travail affreux ?
- Ils ne le trouvent pas tel, eux. Au contraire, il leur plait. Il est léger, et d'une simplicité enfantine. Pas d'effort excessif de l'esprit ni des muscles. Sept heures et demie d'un travail léger, nullement épuisant, et ensuite la ration de soma, les sports, la copulation sans restriction, et le Cinéma Sentant. Que pourraient-ils demander de plus ?





8 octobre, 18h08
Je rêvais "d'une main posée sur mon épaule qui me pousse vers la vie, d'une main tendre et légère", je l'ai trouvée. Deux en plus ! Je t'aime fort fort Nathalie. BS : notre chanson, sous le vent.





28/6/2015
Bien perfusé 3 jours. Bien accepté le coup de Boost. Mon cerveau et mon corps sont en vrac, et j'ai pensé à Coluche sur le bon Buzzil, plein de listes mdr comme le TOP 20 des morts les plus stupides, ptdr avant une pensée repose en paix mais tu m'as bien fait rire. Comme toi Coluche :


Les 22 meilleures citations de Coluche, le seul véritable Enfoiré

Par Brice

Ce soir c'est Tchao Pantin à la télé. Même si Coluche nous livre une prestation dramatique à contre-emploi de sa carrière de vrai comique et de comédien, il fait bon se souvenir que, à l'heure où l'on t'oblige à bouffer du Bérangère Krief ou autre Kev Adams, il fut un temps où les comiques faisaient vraiment rire. Coluche, c'est l'histoire d'un mec qui avait le sens de la punchline et qui encore aujourd'hui aurait botté pas mal de culs. Retour en citations sur le seul véritable Enfoiré :

1 - Moi, les hommes politiques, j’appelle ça des timbres. De face, ils vous sourient, ils sont figés. Mais si jamais vous leur passez la main dans le dos, alors là, ça colle !
2 - Certains ont l’air honnêtes mais quand ils te serrent la main tu as intérêt à recompter tes doigts…
3 - Le mariage, la confiance n’y est pas. Il faut des témoins, comme dans les accidents.
4 - Il faut cueillir les cerises avec la queue. J’avais déjà du mal avec la main !
5 - Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ! Le syndicalisme, c’est le contraire.
6 -  Le cancer, au prix que ça coûte, on n’est même pas sûr de mourir guéri.
7 -  Dieu a dit : "Je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit."
8 - Un pays neutre, c’est un pays qui ne vend pas d’armes à un pays en guerre. Sauf s’il paie comptant.
9 - Un bon discours politique ne doit émettre que des idées avec lesquelles tout le monde est déjà d’accord avant.
10 - Des fois on a plus de contacts avec un chien pauvre qu’avec un homme riche.
11 - La police, c’est un refuge pour les alcooliques qu’on n’a pas voulu à la SNCF et aux PTT.
12 - L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres. Ce qui est la moindre des choses.
13 - La chambre des députés, la moitié sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout.
14 - Combien il y a de gens qui travaillent à la Sécurité sociale ? Un sur quatre.
15 - C’est pas dur la politique comme métier. Tu fais cinq ans de droit et tout le reste c’est de travers.
16 - Les psychiatres, c’est très efficace. Moi, avant, je pissais au lit, j’avais honte. Je suis allé voir un psychiatre, je suis guéri. Maintenant, je pisse au lit, mais j’en suis fier.
17 - On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C’est ça, le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé
18 - Les sportifs, le temps qu’ils passent à courir, ils le passent pas à se demander pourquoi ils courent. Alors, après on s’étonne qu’ils soient aussi cons à l’arrivée qu’au départ !
19 - Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire.
20 - Savez-vous pourquoi les français ont pris le coq comme emblème ? C'est parce que c'est le seul oiseau qui arrive à chanter dans la merde.
21 - Si vous ne faites pas aujourd'hui ce que vous avez dans la tête, demain vous l'aurez dans l'cul.
22 - La grande différence entre les oiseaux et les politiques, c'est que de temps en temps, les oiseaux s'arrêtent de voler.



 



 

25/9/2015
Interlude perfusion. Mais comme c'est un dopant, il y a de fortes chances pour que je revienne. J'ai un édito qui me trotte dans la tête depuis un moment. Il va et il vient. Il me prend la tête et je l'oublie dans la seconde qui suit. Suis-je devenu un poisson rouge ?

J'ai entendu les infos... L'humanité manque tellement d'amour.BS : Jacques Brel, Quand on a que l'amour.



Par Marseille Photo






15/9/15

- Et pas d'édito ?!
- Ca vient ! Faut le temps.
Oui, désormais il me faut du temps pour écrire mes mots. Ma vitesse s'est ralentie et la main gauche me fait peur au point de ne plus vouloir écrire pour constater les dégats. Le bon dans le mauvais, car il y en a toujours, c'est que j'ai le temps de choisir parmi les mots qui se bousculent dans ma tête. Ecrire lentement, c'est les trier sur le volet pour  ne pas me fatiguer à les chasser par la suite, la maudite étape correction de l'écrivain, les 90% de mon travail.

Bref, je suis là ! Fidèle au poste. Je suis toujours sur le pont même en pleine tempête. Roland avant Ronceveau, mais là. J'entends les infos, pas terribles hein ? J'entends les pubs et Nath se plaindre de ses kilos en trop alors qu'il y a Somatoline Ca Fonctionne en 7 nuits ?! Comprends pas. Demain Stars 80 !! Je vais me les mettre à fond ma génération. Il fait beau à Marseille, comme d'habituuuude, et ça gueule dehors, comme d'habituuuude. Veux pas savoir, encore une question d'amour, écoute-moi, je suis quoi pour toi ? J'ai envie de lui dire qu'aimer commence par soi-même. Mais bon. Trop loin.

Je te fais un gros bisou ensoleillé.
Chris
BS Show must go on, Queen




27/8/2015

Peu importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c'est l'objet de ce désir qui brûle en toi à t'en faire mal ; ce que je veux savoir, c'est si tu oses, ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur.

Peu importe l'âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou, une folle, au nom de l'amour, au nom de tes rêves secrets, au nom de la simple aventure d'être vivant.

Peu m'importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t'es ouvert aux trahisons de la vie ou si tu t'es ratatiné, refermé de peur de ressentir une douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher, de l'éviter ou de la travestir. Je veux savoir si tu peux être un avec la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser sauvagement, laisser l'extase te remplir jusqu'au bout des doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention, d'être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l'être humain a des limites dont on doit tenir compte.

Peu importe que l'histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même, si tu peux supporter d'être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme, si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance. Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n'est pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source. Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien comme le mien, te tenir néanmoins au bord du lac et crier Ouiiiii ! à la pleine lune argentée.

Peu importe où tu habites, combien d'argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu'il faut pour les enfants.

Peu importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t'en aller ou à reculer.

Peu importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur quand tout le reste s'est évanoui. Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta propre compagnie dans les moments vides.

© Mountaindreaming, by Oriah, from the book The Invitation



23/8/2015
Au début, je me disais :
- Mais non, c'est passager.
Je n'y croyais pas :
- C'est trop tôt ! C'est pas ça. Pas maintenant. Je n'ai pas fini.
Et pourtant je compose cet édito au ralenti. Mon clavier me fait souffrir. Ca a commencé par des fourmis, comme pour les jambes. Puis des raideurs dans la main gauche, tout a toujours commencé par le côté gauche, le cerveau droit, l'artiste l'esprit en fièvre et le corps démoli. Désormais, je perds leur sensibilité, petit à petit et inexorablement. Les jambes j'ai accepté, j'en ris souvent :
- Quoi de mieux qu'un fauteuil roulant pour un écrivain !
Mais un homme, un écrivain !, sans ses mains, ça sert à quoi ? Comment vivre sans ? Je suis en colère. Je dois pourtant finir par accepter, refaire les étapes du deuil, trouver d'autres moyens, un autre souffle comme Malik qui ne bouge plus que le menton, en sourire quand on me donnera la becquée, qu'on changera mes couches... Je ris bien de mon meilleur ami parti il y a 6 ans, quand Fred me lave :
- Ne regarde pas ! Tu vas avoir des complexes.
Quand je tombe, Fab se marre en ahanant :
- C'est les seules fois où j'ai le cul par terre ! Le pied. Même pas mal.
Mais comment rire de la perte de mes mains comme Malik le faisait ? Aucune idée. Il est devenu un légume plein d'humour, d'amour et de reconnaissance. Il a décidé d'aller au bout du bout avec courage. Où trouverai-je sa force ? Je ne le sais pas encore, mais le guerrier en moi, le soldat d'assaut n'a pas encore écrit son dernier mot, la preuve. Et puis Son approche me donne une sagesse dont je te parlerai, comme l'essentiel "ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain".

Je t'écris ce petit mot car mes éditos vont s'espacer. A moins que je fasse du copié-collé ? J'ai des millions de mots dans ma besace. Des mots de lumière, des mots aux ailes déployées : bs il est libre max





15/8/15

Et il y en a des centaines comme ça chez Christophe Courtois. Clique sur l'image, rires garantis :


Pourquoi la poule traverse-t-elle la route ?

Encore un grand classique anonyme de l’Internet, traduit et augmenté par mes soins.

Platon : Pour son plus grand bien.

Karl Marx : C’est une obligation historique que la mentalité étriquée des petits-bourgeois esclaves de leurs préjugés ne saurait remettre en question.

Machiavel : De cette manière, ses sujets la considéreront avec admiration, comme une poule qui a le courage d’oser traverser la route ; mais également avec peur, car lequel parmi eux serait capable de rivaliser avec un tel parangon de la vertu avienne ? De toute façon, l’important est que la poule ait traversé. La fin de traverser la route justifie n’importe quel motif.

Hippocrate : À cause d’un excès d’une humeur bilieuse, de couleur vert clair au niveau de la poche principale de son estomac.

H.P. Lovecraft : Pour tenter dans un effort désespéré d’échapper aux forces ténébreuses impies, émanations de Cthulhu et de Shub-Niggurath, qui la poursuivaient sans relâche, avides de s’emparer de chaque parcelle de son âme à jamais brisée.

J.R.R. Tolkien : La poule, illuminée par un rayon de soleil qui se reflétait sur sa radieuse livrée de plumes jaune-orangé, s’approcha de la route sombre et recouverte d’une asphalte à l’aspect menaçant. Elle la scruta longuement de ses yeux aux teintes d’obsidienne. Elle s’imprégna de chaque détail, de la texture un peu rugueuse de la surface, soumise aux passages d’innombrables voitures, des vagues qu’exsudait l’asphalte sous l’effet de la chaleur. Puis elle traversa.

Carl Jung : La confluence des événements dans le gelstat culturel nécessitait que les poules traversent la route durant cette conjonction historique, entraînant synchroniquement une telle occurence de l’état de non-existence à celui de réalité.

Gary Gygax : Parce que j’ai fait un 64 sur la Table des Comportements Aléatoires de Poules de la page 297 du Manuel du Maître de Jeu.

Albert Einstein : Que la poule ait traversé la route ou que la route ait traversé la poule dépend en fin de compte du référentiel dans lequel on se place.

Sigmund Freud : La poule était bien évidemment de sexe femelle et interprétait par conséquence le poteau de signalisation comme un symbole phallique duquel elle a voulu se rapprocher.

Martin Luther King : Parce qu’elle avait un rêve. (« J’ai eu la vision d’un monde où tous les poulets seraient libres de traverser les routes sans que l’on ait besoin de leur demander pourquoi ils voulaient les traverser. »)

Arthur Andersen Consulting : La dérégulation du marché du côté de la route du poulet menaçait sa position dominante. La poule était confrontée à des challenges significatifs pour développer et créer les compétences requises pour le nouveau marché global compétitif. Andersen Consulting, dans une relation de partnership avec le client, a aidé le poulet à repenser sa stratégie de redistribution physique et l’implantation des process. En utilisant le CIM (Chickenpoul Integration Model), Andersen a aidé le poulet à redéployer ses forces, savoirs, capitaux et technologies et à supporter sa nouvelle stratégie dans un cadre de program management. Andersen Consulting a réuni un panel d’analystes de routes et de poulets ainsi que des consultants Andersen spécialisés dans l’industrie des transports pour engager un brainstorming de deux jours afin de mettre en commun leur capital de connaissances personnelles (business knowledge), tacites aussi bien qu’explicites, et leur permettre de les faire agir en synergie afin d’atteindre les buts implicites de délivrer, architecturer avec succès et implémenter un cadre de valeur transentreprenarial dans le continuum des procédés cross-medium aviaires. Le meeting a été tenu dans un endroit semblable à un parc permettant et créant un environnement qui était basé sur la stratégie, fixé sur l’industrie, et bâti sur un message au marché consistant, clair, et unifié, et aligné sur la vision, la mission et les valeurs fondamentales du poulet. Ce fut décisif pour la création d’une solution de totale intégration de business. Andersen Consulting a aidé le poulet à changer et à devenir plus efficace.

Huber Reeves : Pourrrr ssse mettrle à l’ombrrle, parlssse que la rlotasssion de la terrle sur elle-même fait que les rayons du sssoleil illuminent le côté de la rroute où la poule ssse trlouvait.

Fox Mulder : Tu l’as vu traverser la route de tes propres yeux. Combien de poulets devront encore traverser la route avant que tu y croies enfin ?

Bernard Tapie : Le poulet n’a jamais traversé la route pour aller déterrer les 20 000 francs du match VA-OM.

Bill Gates : Nous venons de terminer le Poulet Windows 2000, qui pourra non seulement traverser les routes, mais aussi pondre des œufs, manger du grain, servir de porte-documents et calculer sa ration d’aliments. La date de sortie est prévue pour le 1er trimestre 2000. Enfin, il y aura peut-être un peu de retard... Cependant la version bêta est disponible pour 300 $.

Moïse : Et Dieu apparut à la poule et lui dit : « Quand une poule se trouvera au bord d’une route, elle devra la traverser. Si elle ne le fait pas, elle sera lapidée. Ainsi tu élimineras le mal au milieu de toi. C’est moi le Seigneur ton Dieu. »

Isaac Asimov : La Troisième Loi des Poulets stipule qu’un poulet doit traverser toute route sauf si ce passage le force à désobéir à un ordre humain ou à blesser un humain.

Nelson Montfort : - J’ai à côté de moi l’extraordinaire poulet qui a réussi le foooorrrrrmidable exploit de traverser cette suuuuuuperbe route.
- Why did you cross the road?
- Cot ! Cot !
- Et bien, il dit que qu’il est extrêmement fier d’avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C’était une traversée très dure, mais il s’est accroché, et...


La bonne réponse : C’était trop long de faire le tour.



31/7/15
Ma cinquante-cinquième perfusion de cortisone... Parfois je pense à Malik, à ses sourires et je retrouve le courage de me battre comme un guerrier aguerri, comme le soldat d'assaut que je fus et qui ne me quitte jamais :




2011 - Centre de Rééducation Fonctionnelle de Pomponiana

On couche Malik.

Peggy est en train de l'habiller pour la nuit, un long et savant effeuillage suivi de son contraire aussi pénible et méticuleux. Malik la guide de sa voix essoufflée à en devenir insonore. Peggy l'écoute bien et ses gestes sont sûrs. Avec Julien elle prépare son lit. Car il faut deux personnes pour s'occuper de lui. Il ne bouge plus que sa tête. Et ses poumons fonctionnent encore à condition qu'il passe une heure par jour sous le masque de son respirateur qu'il oublie si souvent. Comme je le comprends.

Ils ont mis le paravent pour que je ne vois pas toutes les opérations nécessaires afin qu'il puisse dormir relativement à son aise. Le transférer, le dévêtir, le revêtir, vérifier sa sonde, bien positionner son corps et ses testicules seulement pour là pour la déco, ses deux serviettes, l'une pour se gratter la joue, l'autre pour la sonnette qui ne manquera pas de remplir son rôle deux ou quatre fois par nuit quand ses jambes et son cul lui feront mal. Et son coussin qu'il appelle chérie et qui lui permettra de se gratter le bout du nez, le drap bien au-dessous de sa lèvre inférieure afin qu'il puisse le tirer avec ses dents, l'alarme collée avec précision à sa gauche, et des tas et des tas de questions pour savoir s'il est bien. Tous les soirs elles sont deux ou trois ou plus à passer une heure à tout faire pour qu'il se sente bien. Tous les soirs, et tous les matins, dans l'autre sens forcément, avec la toilette en plus, ainsi va la vie de Malik qui ne bouge plus que sa tête. Un cauchemar qui ne me semble pourtant pas si impossible à vivre tant il a de sourires et de jolis mots. Son enfer qui m'attend ne me fait pas peur ce soir, il a l'air si paisible. Ça y est, c'est presque fait, il est couché cinq sur cinq. Reconnaissant pour tout ce que l'on a fait pour lui comme le disent ses merveilleux sourires. Comme il est beau. Dans son cocon parfaitement bordé comme il le veut, il taille une dernière petite bavette avec Peggy qui se prépare à partir tout doucement sans oublier de le quitter sur de jolis mots.

- C'est Monk ce soir !
- Génial Chris, il me rappelle moi.
- Et moi !
On a ri aux éclats. Le handicap est plein de tocs insoupçonnés dont on se marrait souvent en se moquant l'un de l'autre.
- Tout va bien ? Tu veux quelque chose ?
- Merci mon ami. Oui, je suis bien, mon Chris.
J'ai toujours retenu La question qui me brulait les lèvres :
- Mais comment fais-tu ?




20/7/2015
Je me chante ça dans ma tête depuis quelques jours. Rien n'est hasard, Elle approche. La chanson m'est venue comme ça. Oui, je n'ai pas le droit de manquer un instant de joie : BS Michel Fugain, Ainsi va la vie.



5/7/2015
Ca doit bien faire 3 ans que je ne t'ai pas soumis le début d'un nouveau bouquin. Il devrait s'appeler Soldat d'assaut mais ça ne me va pas, ça ne me parle pas. Je l'aime bien. Au début je l'ai écrit en il mais Florian mon neveu chéri m'a dit que c'était fatigant ce il. Alors je l'ai remis en je. Je n'en suis qu'à la moitié mais je le terminerai, foi de chris.

Parent :

Si tu as un enfant que l'armée de terre intéresse à cause de leur pub façon jeu vidéo, fais tout ce que tu peux pour l'en dissuader. Si j'étais resté dans l'Infanterie de Marine, Colonel m'a-t-on promis pour que je me réengage, je serai mort. Le monde est en guerre et ton enfant partira se battre pour des gouvernants cupides, avides de minéraux précieux, de pétrole, d'opium, d'un passage vers la mer, pour nourrir les marchands d'arme comme notre pays dans le top 10 des plus gros vendeurs.

Montre-lui le débarquement, c'était mon métier, les crânes ouverts, les débris éparpillés, le sang sur le treillis. Mets à fond les coups de canon, les rafales de mitrailleuses et les balles qui sifflent. C'est un son dont je me rappelerai toute ma vie. Ce très bon conseil est valable pour la marine et l'armée de l'air qui recrutent aussi 10 000 hommes. La France a besoin de fraiche chair à canons.

Si tu es soldat, si tu sers notre patrie comme je l'ai fait avec fierté, je suis avec toi de tout coeur. J'ai échappé à la guerre dans laquelle tu es peut-être, mais j'imagine sans effort ce que tu vis. Je pense à toi très fort. Reviens-nous vite.

Gros bisous. Et bonnes vacances !
chris

Messieurs les présidents
S'il faut aller verser le sang
Allez verser le vôtre

 

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Centre de Recrutement de l’Armée de Terre

Je ne faisais rien en première année de droit. Je venais de découcher parce qu’avec Piquemal et Carpentier, on s’était levés trois nanas. Ils m’attendaient dans le salon. Je suis resté paralysé à l’entrée, déjà au garde-à-vous. Maman était assise et essuyait ses larmes. Papa était debout, immense car raide comme un piquet. Il ne mesurait pourtant qu’un mètre soixante-douze, mais quand il était en colère il nous semblait un géant. Ses  yeux bleu acier cherchaient les miens fixés sur le coûteux marbre du carrelage :
- Tu ne fais rien, nous sommes d’accord ?
- Oui papa.
Hors de question de ne pas l’être, pas de sa génération : 
- Nous ne sommes même pas à la fin du premier trimestre, correct ?
- Oui papa.
Là, il avait raison. Je ne fréquentais que les chaises du Renaissance avec mes potes qui avaient décroché aussi vite que moi. Maman a étouffé un sanglot. Je n’ai pas eu droit au suspens, heureusement, à sa mine j’aurais imaginé l’enfer :
- Alors plutôt que de perdre un an, tu vas faire ton armée.
Ma mère a fondu en larmes. Je suis resté muet, l’esprit vide. De tout ce que j’aurais pu envisager comme punition gratinée, c’était bien la dernière chose à laquelle je m’attendais :
- Remets ton blouson si on peut appeler ça un blouson, on va au Centre de Recrutement de l’Armée de Terre.
Il n’a pas été question de Marine ou d’Air. Papa ne m’a pas laissé le choix. Dans la famille, c’était l’Armée de Terre depuis des générations.

On y est allés à pied malgré le froid glacial d’un treize janvier dans les rues encore décorées du beau centre-ville de Toulouse. Papa marchait en silence la tête bien droite et le pas affirmé, comme d’habitude, imposant malgré sa minceur, toujours en rage. J’avais laissé un bon mètre entre nous, pas folle la guêpe. Je commençais à prendre conscience de ce qui allait m’arriver. J’allais faire l’armée que tous mes potes refusaient quitte à se faire passer pour fous, catégorie P5 en militaire. Dans l’impossibilité de lui désobéir et en parfaite forme physique, je n’allais pas y couper. Et puis j’ai pensé à ce qu’avaient fait papa et papi-Jo pour la France. L’idée ne m’a pas déplu de faire de même. Plus on s’approchait du Centre et plus elle me plaisait. Au point d’avoir peur d’être réformé. J’allais voir du pays et servir ma patrie comme eux. Sur fond de Marseillaise, j’étais tout content et je me suis même dit enfin pendant que papa m’ouvrait La Porte.

Pendant qu’il discutait avec un militaire très avenant, ils l’étaient moins après, j’ai fait tourner le tourniquet des pubs comme une loterie. Après deux tours, le présentoir s’est arrêté sur l’Infanterie de Marine, la Coloniale de papi-Jo dont j’entendais parler depuis ma plus tendre enfance. J’ai pris la brochure sans réfléchir, conditionné, et je les ai rejoints :
- Voilà ce que je veux faire.
Il a pris la brochure, lu en travers et s’est raclé la gorge. Le militaire souriait de toutes ses dents.
- Tu as vu que c’était dix-huit mois au lieu de douze ?
- Oui.
Je m’en foutais, j’allais voir du pays comme eux. Si je n’étais pas réformé.
- Que tu peux te retrouver à Djibouti ?
- Ou à Tahiti.
J’avais lu vite fait la liste des pays. Papa a souri et m’a ébouriffé les cheveux comme quand j’étais petit et qu’il me disait trop rarement que j’étais bien son fils.
- Allons-y Sergent !

On est rentrés tout guillerets et côte-à-côte. On a même pris un demi ensemble ! Le premier. Entre hommes enfin : 
- Tu sais que tu viens de t’engager dans une troupe d’élite ? 
- Oui. Un peu de ce que tu nous as raconté. Mais j’aime bien !
- En fait, tu n’as pas vraiment idée de ce que tu as signé ?
- Pas vraiment. Mais quitte à faire l’armée autant voyager. Papi-Jo l’a bien fait. Et toi !
- Heureusement, il n’y a pas de guerres !
Il a ri et trinqué, je me suis dit qu’il n’avait pas tort.
- Tu vas en baver, tu t’en doutes je l’espère. Ce sont des régiments semi-disciplinaires.
- Je verrai bien. De toute façon, j’ai signé.
- Tu es bien mon fils.
Il ne m’a a pas ébouriffé les cheveux à cause du public mais il a esquissé le geste.
- Tu vas aimer, j’en suis sûr. Et puis, au moins tu ne perdras pas ton temps et ce sera fait, n’est-ce pas ?
- Tu as raison papa.
Toujours.
- Oui. Mais comment vais-je l’expliquer à ta mère ? Elle ne va pas aimer du tout. Tu l’as vue pleurer quand on est partis ?

Sur le chemin du retour, on n’a pas dit grand-chose. J’étais sûr que papa se demandait comment ne pas se faire engueuler. La seule chose qu’il m’ait dite à voix basse devant la porte :
- Douze mois passe encore. Et c’est obligatoire. Mais dix-huit ? Á l’autre bout de la planète ? Dans les troupes d’assaut ? Á la fin du mois ?
J’ai cru qu’il allait s’étrangler :
- Á tous les coups, ça va me retomber dessus, surtout à cause de tout ce que je vous ai raconté sur votre grand-père. C’est de votre faute aussi, vous m’avez posé trop de questions ! Christian, il va falloir que tu m’aides sérieusement.
- Oui papa ! Je vais tout prendre sur moi. C’est mon choix.
Et rien ne m’aurait dissuadé du contraire. Á moins qu’on me réforme ?

 








 

28/6/2015
C'est aujourd'hui que ma petite soeur Isabelle a rejoint le ciel. Trente-huit après je revis ce jour où ma vie bascula. Elle avait presque quatorze ans, j'en avais presque dix-huit. Elle est mon plus grand amour et une profonde blessure qui n'a jamais cicatrisé. Elle était belle, elle souriait. Elle était taquine et tendre. On se manquait quand on se quittait...
- Elle est partie dans son sommeil.
Je savais qu'elle était malade depuis deux ans mais pas si gravement, on ne m'avait rien dit pour me protéger. J'aurais aimé m'y préparer, je ne l'aurais pas quitté un instant, j'aurais dormi dans sa chambre ! J'aurais, j'aurais...  Je suis rentrée dans sa chambre quand on me l'a permis. J'ai trouvé ma petite soeur très pâle. Je me suis rapproché de son visage pour l'entendre respirer. Mais non. Rien. Mabel a posé son museau contre ma jambe, elle pleurait elle aussi. Je l'ai veillée pendant trois jours assis au pied de son lit, hébété, incrédule. Je me souviens encore de l'odeur écoeurante des dizaines de bouquets de fleurs. Entre deux sanglots, j'écoutais pour entendre son souffle. Mais non, rien. Mabel ne m'a pas quitté, le museau sur mes pieds ankylosés. Avant qu'on la mette dans son cercueil, je lui ai fait un dernier baiser. Sa peau était froide. Elle n'était plus là mais je n'ai vraiment cru à sa mort que quand ils ont vissé le couvercle. Mabel a hululé, je n'avais plus de larmes.

Je sais qu'elle a rejoint le ciel, elle brille à-côté du soleil, mais si depuis ce soir-là je pleure, c'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur.

Merci Francis Cabrel d'avoir mis des mots sur cette cruelle douleur du manque : BS C'était l'hiver





19/6/2015

Il y a eu de la vie sur Mars.

J'en ai longuement parlé avec André-Ander, mon frère d'écriture et de souffrances. On en a encore la tête à l'envers.

André a fait une longue et profonde investigation de 80 pages après être tombé "par hasard" sur une photo de la Nasa. Scientifiquement, preuves et sources à l'appui, se basant sur les faits et non les rumeurs, il a fait un travail fabuleux qui nous prouve qu'il y a eu de la vie sur Mars. Et d'étranges similitudes anatomiques qui nous chamboulent la tête. Quel était leur degré d'évolution ? Ont-ils pu quitter leur planète ? Pour laquelle ?... La Terre ? Sont-ils le chaînon manquant ? Qu'ont-ils faits ? Où sont-ils ? Que font-ils ?... De nous. Pilule bleue ou pilule rouge ? Contact ou Stargate ?... Trop de questions sans réponses qu'André et moi avons arrêté de nous poser pour reprendre nos esprits et nos bouquins. Merci André, tu es un champion, je t'aime mon frère.






Ander Zennaus
:

Gardez à l’esprit qu’une seule image soit réelle et votre vision du monde changera à jamais !
  






  mars.nasa






mars.jpl.nasa












































Alien or Statue ? - SOL 574 Mars Anomalie Research 2014 by TruthSeeker







1/6/2015

Nous interrompons les éditoriaux de monsieur Pélier pour une information de dernière minute à destination de nos ressortissants :

La sécurité aux abords de Cologne n'est pas garantie comme l’attestent de fréquents accidents. Depuis le début de l’année 1995 ont été ainsi signalés 314 carambolages, 178 échanges de coups de feu, 41 explosions et 98 morts. Aucune déclaration n'a été faite par le gouvernement allemand mais selon la population, ces évènements tragiques impliqueraient la Police Autoroutière et plus particulièrement l'équipe Cobra 11 dirigée par Sami Gerçant. Sur une initiative collective, vous serez tenus informés sur Cobra 111.11 de leurs patrouilles sur l'A4 et l'A9, autoroutes les plus dangereuses d'Europe. Une application mobile devrait être prête avant les grands départs en vacances.

Il convient par conséquent de faire preuve d’une grande prudence si vous envisagez de vous y rendre.

Nous remercions monsieur Pélier et vous prions de bien vouloir transmettre cette information à vos proches et de consulter régulièrement notre site.







25/04/2015

Je suis en panne. J'ai fini mon 10ème livre, certainement le seul en son genre, et j'ai la dépression post-partum. Ou post- coïtale. J'ai 5 manuscrits en attente mais pour l'instant aucun ne m'appelle. Quant à un nouveau bouquin, va savoir ! Rien ne me vient, rien ne me possède.

Clique pour un long aperçu :


En tout cas je me suis fait rire. C'est fou ce que les célébrités sont capables de faire pour le buzz. Durant ma longue et épuisante investigation, j'ai vu le meilleur et le pire (pour comparer leurs proportions à celles de leurs fakes). Elles sont follesdingues. Je suis même convaincu que certaines aiment leurs fakes, Jennifer Love Hewitt la première. De sa propre et jolie bouche, elle est fascinée par les sites qui montrent ses décolletés vertigineux. Mais c'est bien, elle assume et elle adore. Moi aussi.

Jennifer Love Hewitt, Miss USA breasts. She said :
    "I’m fascinated with the “Jennifer Love Hewitt breast” sites, it makes me laugh. If they focus on my breasts, it’s fine with me ! My breasts have a career of their own."

"JLH breasts"
Environ 3 990 000 réponses (0,02 secondes, Yahoo dit 0,25, j’y crois pas). Elle a de quoi satisfaire sa passion et sa vie n’y suffira pas. Pour info, 4 fakes en haut de sa page.


En attendant que me vienne la grâce de l'inspiration, j'ai réouvert mon site UNIVERS D'ARTISTES qui fut élu  le premier site de Nu Artistique au monde. Il se mourrait sans moi. A 8 ans... Je l'avais légué à 7 artistes qui n'en ont pas foutu une rame, j'enrage. Je l'ai mis sous oxygène, il va un peu mieux. D'ailleurs j'y parle du fake avec illustrations à l'appui.

Comment tu vas toi ?
Gros bisous !









29/3/2015
Ombre et Lumière.


Je suis hospitalisé à la maison pour ma cinquantième cure de cortisone... C'est le seul produit qui me fait durer. Mais j'avoue que j'en ai un peu marre. J'ai beau être un guerrier, il m'arrive d'envisager ma défaite en toute conscience et à juste raison. Peut-être est-ce que je l'accepte ? Ne plus lutter, c'est faire la paix avec moi-même. Je m'en vais petit bout par petit bout. Et bientôt, mon dieu donne-moi du temps, je n'ai pas fini !, bientôt je serai un pianiste, un peintre, un sculpteur, un artiste, un écrivain sans ses mains.

Pour me rassurer, je pense à Malik, mon meilleur voisin de lit, qui ne bouge que le menton et continue son oeuvre, toujours le sourire aux lèvres. Je peux donc le faire. Je pense aussi aux bobos de ma chérie, de ma famille, de mes amis, de ma ville, de mon pays, de ma Terre, à tes propres bobos. Et je me dis que ma vie est belle. Je me désincarne certes, mais le dernier moment n'est pas encore venu puisque je t'écris un mot en totale impro. Mon frigo est plein grâce à ma chérie. Je suis au chaud sous un toit de tuile rose, aidé, assisté, choyé, aimé. Mes pieds sont oints d'huile et mon corps parfumé par de douces mains. Appelle-moi Jésus, Yeshoua. D'ailleurs Christian veut dire en latin fidèle du Christ et en grec Messie. Pas fait exprès et maman non plus, je le lui ai demandé. Heureusement, je ne finirai pas crucifié. 

Chaque jour est bien mon premier et mon dernier alors j'en profite pour remercier la vie des merveilles qu'elle m'a donnée pendant 55 ans. J'allume un baton d'encens comme maman allume tous les jours une bougie pour moi et Isabelle et tous ceux qui souffrent à commencer par les enfants. Moi, j'ai eu le temps de vivre des trucs de ouf me disent mon fils et mon neveu quand je leurs livre des bribes de ma vie. Sept vies en une, ce n'est pas rien à raconter. Je relativise avec sagesse. La vie m'a permis de terminer mon 9ème livre, j'espère un 10ème, un compte rond à la Monk, mais j'en ai cinq en cours de 200 à 600 pages, ça devrait le faire. Pourtant je sens que je veux terminer "Le phénomène du fake", vite, vite.

Parce que je l'avoue, quand je vois ce que je suis devenu et vais devenir aussi sûr que deux et deux font quatre et que mon incurabilité me sera fatale, je l'avoue j'ai peur. Mais j'ai aimé, j'aime et j'aimerai pour l'éternité. Dans la balance mon coeur sera plus léger que la plume d'autruche comme le constateront Anubis et Thot.

BS : les dix commandements, le final.




22/3/2015
J'ai aimé Awa dans son interprétation d'Aimer à perdre la raison. J'ai monté le son à fond et j'ai râlé comme un putois à la dernière note. Font chier avec leurs extraits !! J'aurais aimé qu'elle me berce toute la nuit... Car a
imer est ma raison de vivre.
Bande-son : Aimer à en perdre la raison.





14/3/2015

Exposition Nikola Borissov


Quand j'étais rédacteur international pour le magazine de Nus Artistiques Carrie Leigh Nude (j'ai eu six vies), alias Chris St James (et deux identités), j'ai interviewé et publié un grand Photographe, Nikola Borissov. Carrie et moi avons aimé son immense talent et sa gentillesse. Le succès ne lui est pas monté à la tête. Nikola si tu me lis, mes hommages Chevalier de la Lumière et toute mon amitié.

Nikola sait qu'une série de ses séries figure parmi mes préférées. Elle me donne la pêche. Il a photographié
Svilena Kidess, actrice bulgare inconnue chez nous. Leur complicité a donné ces Photographies de toute beauté.

La voici for your eyes only.

PS : si tu les aimes, si tu les télécharges, si tu les publies, mentionne le nom de l'artiste et fais un lien vers son site officiel. Merci.



Svilena Kidess et Nikola Borissov



"Svilena is happy"






"Glamourish Svilena"





"Don't smile !"







2/3/2015

Je vais bientôt pondre mon dernier bouquin. C'est dur... Il m'a happé, possédé, j'en rêve la nuit. Mais j'entrevois le mot Fin au bout de mon tunnel, car écrire c'est creuser. J'en suis à ciseler, le pire. 200 pages... J'avais besoin de savoir pourquoi je m'imposais un travail si harassant, les maitres m'ont répondu. Alors j'y retourne !

PS : le neuvième bouquin, c'est quoi ? Rien à voir avec les autres, tu verras.


" J’écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais." Isaac ASIMOV

" Si je savais pourquoi j’écris, j’arrêterais probablement d’écrire." Kazimierz BRANDYS

" Je crois qu'on écrit parce qu’on ne sait rien faire d’autre." Patrick MODIANO

" Composer des phrases qui suggèrent beaucoup plus qu'elles ne disent, qui soient évocatrices, qui ne décrivent pas simplement une impression connue mais en produisent une nouvelle, des phrases aussi suggestives et durables qu'un aqueduc romain : ciseler de telles phrases, voilà l'art d'écrire."
Henry David THOREAU





14/2/2015

Je n'aime pas te laisser sur un triste édito. D'ailleurs il y en a très peu me disent mes fidèles lectrices et lecteurs, Nath, Edith et André. Et toi. J'entends souvent qu'ils se demandent de quoi je vais parler la prochaine fois. Je leur réponds toujours que je n'en sais rien  (ni quand ! Ils s'inquiètent aussi !), car je suis dans l'impro totale, dans la grâce de l'alla-prima. Telle est ma volonté. Tu vois, je ne m'attendais même pas à ce que je viens d'écrire. Je veux mes éditos natures, spontanés. Comme là. A Marseille il pleut ? J'hallucine. J'ai même fermé les volets à midi. J'écris comme un petit fou, André aussi. Et toi ? Ca va ?
Gros bisous
chris

Je
suis con. Si. J'ai encore laissé les infos sur TMC. Mais j'écrivais ! L'humanité est dépressive, je la comprends. Le médicament miracle ? L'amour, peu à peu, miette à miette, goutte à goutte et coeur à coeur.
BS : Zaz, Si.




12/2/2015
Je garde le sourire.
Il m'a interpellé Black M. Depuis mon diagnostic en 2004, je garde le sourire. Je n'ai pas le choix, je ne peux pas baisser les bras, je prends sur moi. Je suis un clouououwn, je souououffre... Mais depuis je garde le sourire, je garde le sourire. Show must go on. 
BS : BlackM, Je garde le sourire.



7/2/2015
Chouette !!!
Tout à l'heure sur NT1, il y a Alerte Planète Terre. J'adore. Tous les samedis, ils programment deux films catastrophes où la Terre est sauvée in-extremis par un couple de génies divorcés qui renouent à la fin en se rendant compte qu'ils sont faits l'un pour l'autre, finalement. J'ai tout vu, les ouragans, les tsunamis, les éruptions solaires, la basculement des pôles, le super volcan qui pète, la faille qui va passer sous la centrale nucléaire, l'astéroïde maouse-costaud, le trou noir, il ne nous reste que deux heures, on est paumés au milieu de nulle part et on est les seuls à pouvoir sauver l'humanité qui nous recherche sans succès, la radio est en panne, la route est coupée, qu'est-ce qu'on fait John ? Là je balise. Mais qu'est-ce que vont-ils faire ? Et le temps passe ! Gros plan sur les missiles nucléaires qui ratent leur cible... Ils sont toujours un peu cons les militaires sans John et Cindy qui cherchent un moyen de transport jusqu'au PC pour sauver la planète. Déjà vingt millions de morts, ils doivent arrêter l'hécatombe. Ils leur avaient déjà dit comment faire mais personne ne les a crus ! Le Général Forsythe veut utiliser ses bombinettes et point à la ligne. Il est con comme un balai parce que c'est tout le contraire qu'il faut faire. John trouve un Cesna dans un hangar. Ca tombe bien, elle est pilote. Mais l'ère glaciale a commencé. Londres est sous cinquante mètres de glace, les survivants tentent de grimper au sommet de l'immeuble que la glace broie. La femme enceinte a des contractions. Balloté, gelé, en suchauffe, l'avion résistera-t-il ? Les éruptions solaires ont mis hors-circuit toute l'électronique mondiale, mais il est vieux, je respire tandis qu'elle tire de toute ses forces sur le manche de plus en plus dur. Au PC, Forsythe se fait virer par le Président des Etats-Unis himself, yes he can. Tout le monde se demande où sont John et Cindy qui ont réussi à émettre un court message avec deux ou trois consignes sur lesquelles tout le monde planche. Plan sur le compte à rebours avant l'impact, l'explosion, l'ouragan, le trou noir qui progresse, le réacteur qui va péter, rayez la mention inutile. John et Cindy parlent à l'avion pour qu'il y arrive. Ils n'ont pas eu le temps de donner tout le protocole... Ils y sont presque mais un moteur lâche ! Argh !!! Mais dis-moi pas que c'est pas vrai une poisse pareille ! Ils vont devoir atterrir en urgence sur de la lave, de la glace, de la cendre, de l'eau, rayez la mention inutile, ou rajoutez. Je te rassure, ils y arrivent. Et après maintes péripéties, deux côtes cassées, une mauvaise entorse, même pas froid, même pas chaud, même pas mal et respirant un air qui tue les autres, ils sauvent la Terre à 00:15. Embrassades, baiser fougueux, liesse et le fameux refrain sur les morts, la reconstruction, l'humanité enfin unie. Du moins ce qu'il en reste. Sur le toit de l'immeuble, les hélicoptères de l'armée étoilée repèrent les survivants moins quatre, un retraité qui n'a pas voulu abandonner sa femme, la paniquée de service qui a loupé un barreau, le très méchant qui ouvre la mauvaise porte, plus un, le bébé accouché au 28ème étage sans ascenseur. J'adore. Ca y est, ça commence :
- La moitié de la Terre brûlera tandis que l'autre moitié sera recouverte de glace. Si nous ne trouvons rien d'ici deux jours, c'est l'extinction de l'humanité.
Lourd silence dans le bunker. Je me marre.




26/1/2015

Déjà douze jours sans nouvelles m'a écrit Edith très inquiète. Je lui ai répondu merci, je t'aime fort. Une petite baisse, mes trois jours de perf et je reviens vite. Aujourd'hui on m'a débranché, c'est le pied. A chaque fois je chante à mes deux potes infirmiers :
- Débranche ! Débranche, débranche, débranche tout.
On rit un bon coup.

D'ailleurs j'ai envie de rire avec
Christophe Courtois qui gère un magnifique site d'humour (il en a un nouveau en cours de construction, à suivre). Comme lui, je ne savais pas comment avaient vieilli et fini certaines créatures de Walt Disney (âmes enfantines s'abstenir). Il m'a fait ptdr. Bravo Christophe, tu es un grand. 





Le destin réel de quelques créatures de Walt Disney

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Récemment Walt Disney a accepté de livrer la vérité à un célèbre médium sur le destin réel de quelqu'uns de ses personnages :


    DONALD : servi laqué dans un restaurant chinois d’Hollywood.
    ONCLE PICSOU: mort dans la plus noire misère après avoir subi le plus gros redressement de toute l’histoire du fisc américain, suivi du crash de ses investissements dans la nouvelle économie.
    BLANCHE NEIGE : s’est à nouveau faite avoir au vieux truc de la pomme empoisonnée (aux OGM cette fois).
    ATCHOUM : mort de pneumonie.
    GRINCHEUX : mort sur la chaise électrique pour avoir abattu quinze personnes dans un MacDo.
    JOYEUX : tué par un déséquilibré dans un MacDo.
    DORMEUR : ne s’est jamais réveillé.
    SIMPLET : a confondu pistolet et sucette.
    MARY POPPINS : abattue par un F16 dans l’espace aérien irakien.
    WINNIE l’OURSON : mort de crise cardiaque ; toujours en tête du record mondial de taux de cholestérol dans le Guiness Book.
    JIMINY CRICKET : tué dans un impact à grande vitesse contre un pare-brise.
    DUMBO : a percuté un Boeing 747 en plein vol.
    EVINRUDE : bêtement gobée par un brochet.
    BALOO : sert de descente de lit dans un hôtel de luxe de New Delhi.
    LES 101 DALMATIENS : 40 écrasés par des véhicules divers, 5 empoisonnés par de la mort-au-rat, 3 euthanasiés pour agressivité, 6 euthanasiés à la SPA faute de nouveau maître, 3 abattus dans des accidents de chasse, 2 déchiquetés par le sanglier chassé, 12 partis paisiblement de leur belle mort, 10 de maladie, 13 des conséquences de leur obésité, 6 tués dans des combats de chien, 1 tué par un chat.
    ELLIOT LE DRAGON : évoluait trop près de Washington le 11 septembre 2001 ; probablement abattu en vol.
    POCAHONTAS : morte de pneumonie à Londres avant 30 ans (véridique).
    LA PETITE SIRENE : suicidée en se noyant (relisez Andersen).
    ESMÉRALDA : pendue pour sorcellerie (relisez Hugo).
    LE BOSSU : mort de faim dans la fosse commune de Montfaucon (idem)
».






Elena Sedova
"The dreamer"




14/1/2015

J'ai cherché sur le net le "poids de Véronique Genest" (c'est vrai qu'elle a bien grossi entre le premier et le dernier Julie Lescaut).  2 230 000 réponses en un éclair. Elle a pris vingt kilos. Je me suis posé plusieurs questions. Comment je fais pour voir le dernier sachant que Google n'affiche que 50 pages de recherche ?... De quoi il parle le dernier ? Pourquoi a-t-elle pris vingt kilos ? Je n'ai pas demandé.

J'ai tapé "God", 22 500 000 réponses et porn 20 600 000 réponses. Dieu est talonné de près. J'ai cherché une question improbable... sens de Sens, 28 700 000 réponses. God est dans les choux. Du coup m'est venu "le pouvoir du choux fleur" ? 2 460 000 réponses. J'ai halluciné. J'ai désormais la réponse à TOUTES mes questions... Et je n'aime ni les trois petits points ni la généralisation, mais là ça me dépasse. A toutes mes questions des centaines de milliers de réponses... Et à chaque fois la bonne. 

Tiens ! Je vais demander la taille des beaux pieds grecs de Nicole Kidman. Au moins du trente-neuf vu son mètre quatre-vingts. Je ne l'aurais jamais cru si je ne l'avais pas cherchée sur Wiki. Je la voyais plus petite. Il parait même que sa taille l'a longtemps complexée. 

J'y retourne ! J'ai des tas de questions, tu me connais.
Gros bisous !
Chris

PS : trente-neuf ! Gagné. (801 000 réponses ?)

REPS : Nath a vérifié ! Nicole fait du 42. C'est vrai que ça correspond mieux à sa taille. Merci ma muse ;-)





10/1/15
Je réfléchis en direct.

Je ne regarde jamais les infos mais ma mère me tient au courant quand elle est vraiment outrée. Elle m'a parlé de Charlie Hebdo, des manifestations de dimanche (contre qui ? pourvu qu'ils ne fassent pas d'amalgam... je prie les anges). Je crois qu'il y a eu douze morts, c'est terrible, atroce, stupide,  paix à leur belle âme, ils vont s'éclater ensemble dans l'autre dimension. Mais quand elle m'a dit qu'il y avait 3 jours de deuil national, les drapeaux en berne, quand j'ai vu le bandeau noir sur les logos télé, le "Je suis Charlie Hebdo", mon sang n'a fait qu'un tour.

Je suis un ancien de l'Infanterie de Marine. Tu les connais, les Marines américains. J'ai fait pareil que dans les films pendant dix-huit mois. J'ai appris à tuer d'une dizaine de manières (au couteau, c'est gore, mais discret, le bon dans le mauvais). J'en ai même fait un livre. J'ai été consterné par ce bandeau noir sur les logos, car m'est tout de suite venu en tête la mort au combat de mes frères d'arme envoyés sur tous les terrains d'opérations (plus de guerres, que des terrains, du chirurgical). Ils ont voulu me faire rempiler ! Le Colonel m'a dit en caressant son bureau et en me montrant le décor :
- Un jour, vous serez à ma place.

Je ne pense pas que j'aurais eu le temps d'arriver à son grade. Peut-être Capitaine dans les Transmissions ? Je serais certainement mort au Kosovo ou au Mali ou en Irak ou en Afghanistan ou au Tchad... L'Infanterie de Marine est la toujours le première au combat en pays étrangers, c'est son boulot. A force de charger devant les troupes pour donner l'exemple comme me l'a donné mon Capitaine-Jean, je serais mort avec la médaille et le grade à titre posthume qui vont avec. Peut-être même serais-je mort tué par l'un des miens qui a loupé sa cible. Deux-cent bonhommes paniqués derrière, il faut du cran pour être devant.

Y a-t-il le drapeau en berne quand l'un d'eux meurt à cause d'une oligarchie avides de richesses, pétrole, opium, minières, ect, secrètes ? A qui profite le crime, je me pose tout le temps la question même si je lis que j'ai la réponse. Et quand le fantassin armé d'un Famas se retrouve face à un Famas (pas pris sur un mort, bien acheté avec l'argent de la drogue), quelle est la question que je me pose ? Tu la connais. Je ne te ferai pas l'insulte de te donner la réponse.

Y a-t-il eu une journée de deuil national pour mes frères d'arme morts au combat ? Rimas, Rpimas, marsouins, éparpillés en mille morceaux, sur lesquels ils évitent de marcher, décapités, criblés de balles ou d'une seule en plein coeur, ce que tout soldat espère.

Des dizaines de milliers de soldats français de tous les corps d'Armées sont morts au cours de la quatrième guerre mondiale (la troisième était la froide où il se passait bizarrement moins d'atrocités qu'aujourd'hui, enfin on en parlait moins). La quatrième guerre mondiale règne simplement au-delà de nos frontières. On ne le voit pas, mais elle a déjà fait plus de morts que la seconde guerre mondiale. Nos soldats morts pour la patrie et la liberté (pauvres chair-à-canons, pauvres GV) n'ont-ils pas droit à un remerciement de la nation ? A une manifestation pour la paix ? Pas contre la guerre, j'adore Ghandi.

Et ces dix-sept SDF, ce n'est pas fini, morts de froid dans la rue ? On ne leur fera jamais de deuil national, la honte est trop forte. Eux aussi méritent une manifestation ! C'est intolérable dans notre pays qui affiche sur ses frontispices "Liberté, Egalité, Fraternité". Cherchez les trois erreurs.

Oui, c'est terrible pour Charlie Hebdo. Ils étaient les quasi-derniers soldats de la liberté d'expression, les pourfendeurs de la Pensée Unique. Je prie pour eux qui sont allés au bout de leur rêve. Ils sont morts en héros au même titre que nos soldats sur le champ d'honneur et que l'on oublie trop vite.

De toutes les espèces, l'humaine est la plus cruelle et la plus belle, mais, à mon avis, il est urgentissime de la placer en tête de la liste des espèces à protéger.

Christian Pélier
Brigadier du Régiment d'Infanterie de Marine du Pacifique
Classe 78/02 




6/1/15
Mood poétique.

J'ai écrit ce texte après avoir lu "Terre des Hommes" d'Antoine de Saint-Exupéry. Ses métaphores me fascinent. Parfois j'essaie de l'imiter avant de me rappeler avec bonheur qu'à chacun son style. Je suis moins bon que lui dans la métaphore, je le sais, je l'accepte et j'aime. Que le monde serait terne si nous nous ressembliions tous.

J'ai aligné ses plus belles métaphores que j'avais soulignées, et ça a donné ça. J'aime bien. Il est sorti d'un seul trait comme dicté ! Ses métaphores me sont venus sans en relire aucunes. Antoine de Saint-Exupéry était là. Je le sentais assis tranquille en me regardant trimer. Le Commandant s'est mis derrière moi pour relire, corriger deux fois, pas facile le maître. Après c'est plus flou, je crois qu'il avait un autre écrivain en herbe à aider, une mission de la plus haute importance. Mais jamais je n'oublierai sa présence aimante et son tendre sourire. Ce travail à quatre mains fut fait dans une étrange bulle, dans une autre dimension. Merci cher maître. 

"Quand le soir je quitte le monde pour la nuit, ma chambre devient une auberge de marin. Je prends le temps de ranger les souvenirs confus, obscur tumulte en ma mémoire, et je retrouve mon intérieur comme on retrouve le sens des choses. Mes meubles ordonnés sont des réalités claires à la surface d'une agitation sans nom où je me perds souvent. Ça et là, une lampe manque comme une dent, mais tant mieux. Dans une tranquillité de propriétaire nanti et l'âme vacante, je sors souvent sur la terrasse tel l'égoutier de sa caverne pour assister au coucher de terre. Pareil à une étoile qui erre sans trouver sa place parmi les constellations, je regarde les heures passer comme des petites gares de province, rejetées en arrière, perdues, avant d'embarquer pour le jour suivant comme pour une Amérique. Ainsi passe le temps couleur de lune à me déshabiller de moi-même. Pour peu que le ciel soit pur et comble tous mes vides, alors je me renouvelle telle l'écume de mer. Alors en fraude, je capte des secrets d'anges qui me tire du fond de moi-même."








3/1/15
Après avoir passé deux jours couché devant la télé, j'ai pris plein de notes.


Rappel : règle numéro 1 des annonceurs et des publicitaires :
"Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont"



J'aime bien Guerlain et sa Petite Robe Noire. Du peps, de la joie, c'est frais, heureux et agréable à voir et entendre au point que je remets le son. Enfin une pub pour un parfum qui ne me donne pas envie de vomir sur la beauté repoussante des acteurs, la richesse étalée, Charlize Theron qui embrasse Grace Kelly (bravo la famille royale, aucun respect pour les morts), le trop beau con a moitié nu dans le désert qui va se mettre du sable plein les yeux quand il va retomber. ... Je cherche. Liv Tyler en décolleté sur la Seine en pleine nuit !
- Même pas froid !
Je dégueule sur le (trop beau) connard qui remonte sur son yacht.  Je vomis mes ricards sur leurs tenues de soirée innaccessibles à 98 % de l'humanité. Je vomis ma bile sur les tapis de leurs voitures de luxe. Quant à la mysoginie crasse de Paco Rabanne, j'espère vivement ne pas être le seul à l'avoir constatée et boycotté à tout jamais (Invictus, six femmes en voiles transparents qui l'attendent avec une impatience manifeste, son sourire salace, horrible). Je sais que les pubs de parfum visent ceux qui ont le nécessaire et le superflu, mais quand je les vois depuis trente ans se répéter inlassablement, j'ai envie de leur écrire quelques mots salés sur leur abyssal manque de créativité. Bon, tout n'étant pas noir ou blanc, j'avoue que certaines sont belles et bêtes à la fois.

Par exemple, j'aime la beauté des pubs de Jean Paul Gaultier. Une fois vite passés les affolements de mon cortex sur l'invraisemblance du paquebot qui s'arrête à deux centimètres du balcon ?, je reviens à la simple beauté des images. Et je vois un homme qui aime les femmes, elles le disent toutes, Madonna en premier. Je n'ai rien trouvé sur ce que pensent les consommatrices du 1 Million de Paco Rabanne. Ou du piège à filles d'Axe.

La Palme d'Or de la meilleure pub Power Point est attribuée à... Suspens, j'ouvre lentement l'enveloppe :
- Les casques Bose !
Standing ovation.

Duracell : Les enfants passent 6 heures par jour devant la télé.
Je suis consterné, outré Et je remercie les mères de mes deux enfants de les en avoir protégés. Pauvres gosses. Télévision, portable, internet, 3D, lunettes comme si vous y étiez, combinaison sensorielle... Matrix approche.

Angel : méfiez-vous des anges.
Mon cerveau limbique a été horrifié ! Jusqu'à ce que ce que mon néorcotex prenne le recul nécessaire. C'est une pub... Car de l'imagerie religieuse, l'ange est ma/mon préférée/é. Me méfier des anges serait me méfier de l'amour. Jamais. Je comprends qu'ils aiment les démons de la pub Charral (?), même les bisous, un ange aime tout, mais je suis hors de moi quand ils partagent de la viande. Je ne m'y ferai jamais.

Justin Bridou : le père des réseaux sociaux, soutenez-le.
Là, je suis bouche-bée. Alors Justin Bridou est le père de Facebook et Twitter ? Des millards de chiffres d'affaires ? Et il a besoin qu'on le soutienne ? Aide Justin Bridou, c'est de ses coucougnettes ton réseau favori !
- S'il meurt de faim Justin Bridou, c'est de ta faute.
Peut-être que ses fils l'ont foutu à la porte. Pourquoi ? Qu'a-t-il fait Justin Bridou pour avoir besoin qu'on le soutienne ? Je me renseigne sur ses réseaux. J'ai fait des dons à Wikipédia, la Tour de Babel, au Resto du Coeur, à Mozilla pour un web libre. Tant que j'y étais, j'ai essayé d'en faire un à Justin Bridou, le pauuuuvre. Je n'ai pas trouvé la case don.

Labeyrie :
Pour le saumon et pire le foie gras, pas de "manger-bouger point fr" alors que le bandeau est sous Carrefour et Auchan, U, Monfort et Delpeyrat. ??? Qui a réussi ce tour de force chez Labeyrie de rendre le foie gras bon pour ma santé ? Comme l'eau et le lait et le thé et un riz et La Vie Claire (bio) et Bjorg (super-bio). Chapeau bas les gars. Je ne veux pas savoir comment vous vous y être pris, surtout pas, mais chapeau bas Labeyrie. En quoi le saumon fumé et le foie-gras sont-ils bons pour ma santé ? Je ne vois pas. J'arrête, je vois plein d'oies en batterie, cruellement gavée. Tout ça à cause d'une pub.

Rajout du 22/12/14 :
Labeyrie a réussi le même tour de force pour leurs pâtisseries. Colossal ! Non, je ne veux pas savoir comment ils s'y sont pris. Définitivement. Mais ça a du leur coûter un sacré paquet. Qui ont-ils arrosé copieusement pour éviter le manger-bouger.fr ? Sous le saumon (gras et salé), le foie gras (idem et pire) et les pâtisseries de Labeyrie. J'admire le résultat de leur lobbyiste.
Dernière minute : il ferait actuellement trempette avec les requins à Bora-Bora. Je l'ai fait, ils ne le boufferont pas, ils sont nombreux mais petits. Quoique si tu laisses la main trop près... Dommage ou pas, pour lui ? J'hésite. Non, un tel talent, ça se garde. Laissons-le féliciter sa réussite.

NOUVEAU  !!! Les fuites urinaires.
Je n'avais encore jamais vu, ou bien zappé illico. Elles fuient dans leur culotte et Machin les rend heureuses. Et celles qui doivent porter une couche, on la voit dépasser de son pantalon, celles qui se pissent donc carrément dessus affichent un grand sourire depuis que la couche Truc a été inventée. Je vais être simple et direct. Ce qui m'empêche de sortir de chez moi c'est que je dois mettre une couche et que je la hais, elle me rappelle ce que je suis devenu, elle me rabaisse, elle me donne envie d'abandonner le combat. Quand on en arrive là... Toutes mes copines et mes copains d'hôpital m'ont dit la même chose. L'incontinence, c'est terrible, quelle que soit sa gravité. Depuis je comprends pourquoi mes enfants hurlaient quand leur couche était pleine. Ca pique, ça gêne, ça pue et ça fuit. Ces femmes heureuses et souriantes que l'on me montre ne peuvent donc pas l'être. CQFD et point à la ligne. On me prend vraiment pour un con.

J'ai aussi noté pour deux produits différents :
- Il faut l'essayer pour comprendre.
Plus con tu meurs. Ils ont du ressortir le texte d'une réclame des années 60. Ils enfoncent le clou, "il faut", parce qu'ils doivent avoir peur de ne pas avoir su me convaincre. Je ne vois rien d'autre pour un ordre qui insulte mon libre choix.

Virgin Mobile :
- Mais tu peux aller voir ailleurs.
Merci les gars ! Là vous me laissez le choix. Sympa. Donc je reste chez Orange dont je suis très satisfait.

Même chose pour un 4x4 Dacia :
- Si vous cherchez à épater, à vous montrer, etc, vous pouvez juste... (suspens) aller voir ailleurs.
A ta place, si tu as la chance de conduire, j'irai voir ailleurs comme ils te le conseillent. En plus il y a mieux, ce qu'ils ne veulent pas que tu aies. J'aimais quant on se retournait sur ma Ford Mustang Cobra noire à San Francisco. Je sais, c'est con, mais j'avoue que je me regardais même dans les vitrines. Et chaque matin avant d'aller au bureau, je l'admirais. Elle était ma Légion d'Honneur.

As-tu remarqué que parfois tu ne connais le nom de l'annonceur qu'à la fin ? Je te donnerai des exemples. C'est parait-il le genre de pub où l'agence se vend elle-même. Les pontes en parlaient souvent chez FCA où je m'occupais des voyages d'affaires avec Alain Desprez, un grand de la communication par le voyage.









Jeudi 1er janvier 2015
Hier je croyais qu'on passait en 2016. J'étais un peu dans les vaps. On est donc en 2015 après ce fameux révolutionnaire de Jésus Christ. Rien à voir en Chine ni en Israël, pour ne citer que les plus connus. Une toute petite partie de l'humanité vient donc de changer d'année en se la souhaitant bonne et en forme. Génial. Merci !!! Que nos souhaits deviennent réalité. Bonne et heureuse année du fond de mon coeur




26/12/14
Derrière la scène.

Comment j'écris un édito ?
- Parce que je pense à toi ! Tu veux du nouveau et je ne veux pas t'inquiéter par mon silence.
- Parce que j'ai envie d'apprécier ou de gueuler.
- Parce que j'ai envie de citer un de mes Maîtres, de propager leurs extraordinaires messages ! "Fais front !" de Nietzsche, la simple prière du bâtisseur qui me donne le courage de ciseler mes pages, la synchronicité de Jung qui a changé mon quotidien, la clairvoyance et l'humilité de Krishnamurti, "Le contrat qui noue enchaîne" afin qu'il fasse le tour du monde pour nous réveiller. Leurs mots on changé ma vie à tout jamais.
- Parce que j'ai envie de me marrer.
- Comme ça, pour rien, juste pour le doux plaisir de notre échange.

En règle générale, je le reprends trois fois, et jusqu'à six, quand on aime on ne compte pas. Je vérifie d'abord que je ne donne pas de leçons, surtout pas, ma hantise. Puis je corrige les fautes, je vérifie la syntaxe, l'introduction (mais de quoi tu parles ?), la conclusion (que je préfère souriante). Je relis tout d'un seul coup pour écouter la musique de mes mots. Je l'étoffe ou l'abrège.

Puis je l'illustre avec un grand soin car une image vaut mieux que mille mots. Elle est souvent à droite parce que c'est le premier endroit où est attiré ton regard, une question de nombre d'or. Et si une chanson me poursuit tandis que s'alignent les/mes mots, je me laisse faire, je la diffuse. Ce qui m'énerve un peu c'est que je suis des années 80,90. J'ai arrêté début 2000 de m'intéresser aux nouveautés. Afin de rattraper mon retard, je mets maintenant D17. Je suis étonné de la fulgurante montée de Kenji. "Je ne dirai rien", bon, ben ferme-la. Zaz qui chante "Aux Champs-Elysées" ? C'est si vieux. J'en ai entendu des bonnes qui commencent à rentrer, ils sont doués les jeunes.  

Pour la conclusion, je suis sec. ? La seule chose qui me vient c'est que je suis heureux de le faire, heureux de pouvoir faire de mon rêve une réalité. J'aimerais tant que toute l'humanité puisse en faire autant. Pour tout te dire, ça me gâche un peu le goût de mon plaisir (le foie gras était délicieux).
Rapport de l'ONU début 2000 : "Il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales pour donner à toute la population du globe l'accès aux besoins de base et aux services élémentaires : santé, éducation, alimentation."
225 personnes peuvent changer le monde, combien le veulent-ils ? A qui le crime profite ? 


Au fait, et dans le sujet, j'ai renvoyé un mail au Resto du Coeur ! Après avoir fait un don de 10$ à Mozilla, j'ai reçu un message digne d'éloges, cher Christian, un chaleureux merci, le président, et les trucs pour les impôts en tout petit à la fin. S. m'a dit qu'elle nous vous remercions avec un "Bonne fêtes" qui m'a surpris ! S. fait des progrès stupéfiants. Restent à corriger le monsieur Pélier, le nous par je et le cordialement par chaleureusement. Je te tiens au courant, je ne lâcherai pas le morceau quitte à écrire à JJG. En plus il habite Marseille !

Gros bisous ! Joyeuses fêtes !!
chris





 20/12/14

J'ai cherché, une idée qui me taraudait, j'ai donc cherché "christian pélier images" et je suis tombé sur ça. J'aime, j'adore !! Je me suis trouvé marrant, épris de beauté, gueulard, enfantin. J'aime l'image que mes images m'ont donnée. Il y a même mes grands maîtres ! Merci Yahoo, t'es champion. 

De mon site, de mes blogs Le Chemin des Etoiles, Errances Lointaines, En toute liberté et de mon site collectif Univers d'Artistes, roulement de tambour :




 




J'ai perdu mon dernier édito du 8 ou 9 décembre, sur les séries ! Je l'aimais bien.
Si tu l'as gardé, tu me l'envoies pelierc@yahoo.fr ?
Mille mercis.






(mercredi 10 décembre 2014
Je viens de faire un don de 30 euros. Je me
sens bien.)









lundi 15 décembre 2014
Heureusement que le fond prime sur la forme.

Cinq minutes après mon don,j'ai reçu leur mail de remerciement. J'ai eu froid dans le dos au point de l'effacer tout de suite. Tout ce que j'en ai retenu c'est "fiscal", "revenus", déductions"... Glacial. Je n'ai pas pu me retenir, impossible, pas eux :

Le Mercredi 10 décembre 2014 14h14
Christian Pélier <pelierc@yahoo.fr> a écrit :
À : Service Donateurs
Objet : Re: Vos pages dons

Je suis écrivain et je ne peux garder pour moi ce que j'ai ressenti.
J'ai fait un don de 30 euros. J'allais en faire un de 50. A moins qu'il y ait une case montant de votre don, vous devriez laisser le choix du montant au donateur. Toujours sous réserve de cette case, il serait particulièrement stupide de ne pas nous laisser le choix. J'espère que je l'ai loupée.

Vos pages sont froides. Glaciales. Vous devriez employer le tu, le remercier coeur à coeur, lui parler directement. Il va faire un don pour une bonne cause. Il ne s'agit pas de lui vendre quoique ce soit ni le raccoller, il a déjà décidé. Il s'agit de lui dire un grand merci. JJG m'a remercié deux fois pour mes livres, et je le relis quand mon corps me fait souffrir au point d'en perdre l'inspiration. Il me réchauffe quand je n'en peux plus, quand je n'ai plus le courage de me battre. En trois phrases, il refait de moi un écrivain. Il n'a pas lu ces pages, j'en suis sûr.

Voilà ! Il fallait que je te l'écrive. De la chaleur, de la reconnaissance, la liberté de son don, pas de contrepartie une personne pour un mois, j'ai regretté de ne pas avoir les moyens de cocher les autres cases. Quant à votre mail automatique, il est à la hauteur du reste... J'ai donné et jamais je ne vous oublierai plus, vous êtes sur mon site. Mais bon sang, relis et dis-moi. Je me trompe ?

Un ENORME merci à toi, à tous.

Mon site
Mes livres
06 70 43 67 52



J'ai été gentil ? Et ferme. Coluche aurait viré les rédacteurs. Et JJG ne les a pas lus, j'en suis sûr. Service, Direction, je me suis cru dans un grande entreprise. Comment les aider, même s'ils ne m'ont rien demandé ? Et je me suis demandé ce que j'aurais aimé recevoir :
 

Le mercredi 10 décembre 2014 15:33
Christian Pélier <pelierc@yahoo.fr> a écrit :

 Un mail du genre, à travailler :

"Merci Christian.
Merci pour ton beau geste qui va nourrir l'un de nos ... bénéficiaires. Tu fais désormais partie des Enfoirés ! Bienvenue chez toi.
Si tu as un peu de temps, va voir là, on a besoin de toi.
Chaleureusement,
Laurent
Du service donateurs."
PS : Pour la déduction, va voir là. ;-) "

 

J'ai eu subitement envie qu'on me prenne au sérieux, que ça monte en hauts-lieux. Si j'étais encore formateur, j'aurais gardé leur mail pour montrer aux commerciaux ce qu'il ne faut surtout pas faire. Si j'étais encore professeur, j'en aurais fait un devoir de groupes que l'on aurait donné en mains propres à JJG, il habite Marseille, il va chercher ses gosses à l'école (je connais l'amie d'une amie d'un ami qui le rencontre tout le temps (attention, on est à Marseille, un homme adoooorable et tout simple) :


Le Mercredi 10 décembre 2014 14h21,
Christian Pélier <pelierc@yahoo.fr> a écrit :

PS
J'étais expert en communication par le voyage.
Avec amitié
Christian Pélier


Le lendemain, je ne m'y attendais pas :


Le Jeudi 11 décembre 2014 9h36, Service Donateurs <service.donateurs@restosducoeur.org> a écrit :

Cher Monsieur,
Nous avons transmis votre proposition au Responsable du service donateurs.
Nous vous remercions pour votre soutien.
Cordialement.
--
S.R.
Les Restaurants du Cœur
Service Donateurs
8, rue d'Athènes
75009 Paris
Tel : 01 53 32 23 27
Fax : 01 53 32 23 17


Cordialement ? Cher Monsieur ? Son prénom et son nom ???????? Je me suis dit Wow, ça va vite. Mais... :


Le Jeudi 11 décembre 2014 14h08
Christian Pélier <pelierc@yahoo.fr> a écrit :

Tu as déjà tout compris. Cordialement, ton prénom et ton nom c'est top. Cher Monsieur ? Cher Christian. Nous ? J'ai. Tu écris à un être humain suffisamment sensible pour t'aider dans ta mission humanitaire. Les échanges méritent de la chaleur et de la solidarité. Bravo S. ! On avance.
Nous sommes si nombreux à vouloir donner. Il faut qu'on se sente bien.
Merci S.

Peux-tu leur transmettre ça en même temps ? Il y a des bons conseils de Nietzsche pour tes rédacteurs. Celui qui est le plus important dans le cas de votre site est le 2ème Commandement, d'écrire pour quelqu'un, en l'occurrence un être humain suffisamment nanti pour donner, qui aimerait faire mieux !, qui VOUDRAIT faire plus. Et le 7ème  :

Nietzsche a écrit et je l'en remercie : Les dix commandements de l'école du style.
1. Ce qui importe le plus c'est la vie : le style doit vivre.
2. Le style doit être approprié à ta personne, en fonction d'une personne déterminée à qui tu cherches à communiquer ta pensée (loi de la double réaction).
3. Avant de prendre la plume, il faut savoir exactement comment on exprimerait de vive voix ce que l'on a à dire. Écrire ne doit être qu'une imitation.
4. L'écrivain est loin de posséder tous les moyens de l'orateur. Il doit donc s'inspirer d'une forme de discours très expressive. Son reflet écrit semblera de toute façon beaucoup plus terne que son modèle.
5. La richesse de vie se traduit par la richesse des gestes. Il faut apprendre à tout considérer comme un geste : la longueur et la césure des phrases, la ponctuation, les respirations ; enfin le choix des mots et la succession des arguments.
6. Gare à la période ! Seuls y ont droit ceux qui ont un souffle très long en parlant. Chez la plupart, la période n'est qu'une affectation.
7. Le style doit montrer que l'on croit en ses pensées, pas seulement qu'on les pense, mais qu'on les sent.
8. Plus est abstraite la vérité que l'on veut enseigner et plus il importe de faire converger vers elle tous les sens du lecteur.
9. Le tact du bon prosateur, dans le choix de ses moyens, consiste à s'approcher de la poésie jusqu'à la frôler, mais sans jamais franchir la limite qui l'en sépare.
10. Il n'est ni sage ni habile de priver le lecteur de ses réfutations les plus faciles ; il est très sage et très habile, en revanche, de lui laisser le soin de formuler par lui-même le dernier mot de notre sagesse.


Aujourd'hui j'ai envoyé "Ca va ?" à S.

Teste toi-même et dis-moi.
Gros bisous !









ps pub 15/12/14, 16h44 :
Angel : méfiez-vous des anges.
Mon cerveau limbique a été horrifié ! Jusqu'à ce que ce que mon néorcotex prenne le recul nécessaire. C'est une pub... Car de l'imagerie religieuse, l'ange est ma/mon préférée/é. Mal parler des anges ? Jamais. Je comprends qu'ils aiment les démons de la pub Charral (?), même les bisous, un ange aime tout, même si je continue à ne pas être du tout d'accord quand ils partagent de la viande.

Justin Bridou : le père des réseaux sociaux, soutenez-le.
Là, je suis bouche-bée. Alors Justin Bridou est le père de Facebook et Twitter ? Des millards de chiffres d'affaires ? Et il a besoin qu'on le soutienne ? Aide Justin Bridou, c'est de ses coucougnettes ton réseau favori !
- S'il meurt de faim Justin Bridou, c'est de ta faute.
Peut-être que ses fils l'ont foutu à la porte. Pourquoi ? Qu'-a-t-il fait Justin Bridou pour avoir besoin qu'on le soutienne ? J'ai fait des dons à Wikipédia, la Tour de Babel, au Resto du Coeur, merci Coluche, à Mozilla pour un web libre. Tant que j'y étais, j'ai essayé d'en faire un à Justin Bridou, le pauuuuvre. Je n'ai pas trouvé la case don.

Labeyrie :
Pour le saumon et pire le foie gras, pas de "manger-bouger point fr" alors que le bandeau est sous Carrefour et Monfort et Delpeyrat, les cons. ??? Qui a réussi ce tour de force chez Labeyrie de rendre son foie gras bon pour ma santé ? Comme l'eau et le lait et le thé et un riz et La Vie Claire (?) et Bjorg (??). Chapeau bas les gars. Je ne veux pas savoir comment vous vous y être pris, surtout pas, mais chapeau bas Labeyrie. En quoi le saumon fumé et le foie-gras sont-ils bons pour la santé ? J'arrête, je vois plein d'oies en batterie, cruellement gavée. Tout ça à cause d'une pub...


25/11/2014
Je suis sec. La page blanche. Je reparlerais bien de la pub, mais ça va devenir agaçant. Mais quand même, regarde après Gad c'est Kad et Ramzy et Fred et Omar qui s'y mettent. Je suis atterré. Mais qu'est-ce qui leur arrive ? Ont-ils des impôts en retard ? Pourquoi prennent-ils la place de jeunes comédiens qui n'ont que ce moyen pour bouffer et se faire repérer ? J'espère que Jamel ne suivra pas le mouvement. Je serais terriblement déçu.

Et la pub pour un yaourt dont je suis incapable de me rappeler le nom tant le texte est grandiose :
- Vous savez dans la journée, une femme a un milliard de choses à faire.
Je m'arrête toujours là. Un milliard de choses à faire ???? 1 milliard tout rond. J'hallucine. Et c'est une psy qui le dit à son patient qui ne comprend rien à sa femme qui s'isole cinq minutes par jour pour faire quoi ? Il est inquiet le pauvre, cinq minutes sans la voir ? J'ai caculé. Dans une journée de 12 heures, ça fait par seconde 23148,148114811481... de choses à faire. Si encore c'était marrant. Je n'en peux plus de la pub. J'arrête. Ca m'énerve trop et ce n'est pas bon pour ce que j'ai. Du coup, j'ai coupé le sifflet à ma télé, mais il me manque quelque chose. L'homme a définitivement peur du silence. Je termine mon édito et je vais me mettre la 4 devenue Gulli, va savoir qui a décidé de leur virage en chaine pour enfants, en attendant avec une relative impatience L'Invasion des Lapins Crétins, les rares qui ne me prennent pas la tête et me confortent dans mes délires.
Gros bisous !

 





19/11/2014




Je fais du tri dans mes textes. Encore un boulot de titan. J'ai retrouvé celui-là d'un anonyme qui nous explique parfaitement l'origine et le pouvoir de nos croyances personnelles :

Source anonyme,
Du pouvoir des croyances    

" Mettez vingt chimpanzés dans une chambre.
Accrochez une banane au plafond et mettez une échelle permettant d'accéder à la banane.
Assurez vous qu'il n'y a pas d'autre moyen d'attraper la banane que d'utiliser l'échelle.
Mettez en place un système qui fait tomber de l'eau très glacée dans toute la chambre dès qu'on commence à escalader l'échelle. Les chimpanzés apprennent vite qu'il ne faut pas escalader l'échelle.
Arrêtez le système d'eau glacée, de sorte que l'escalade n'a plus son effet gel.
Maintenant remplacez l'un des vingt chimpanzés par un nouveau. Ce dernier va chercher à escalader et sans comprendre pourquoi se fera tabasser par les autres.
Remplacez encore un des vieux chimpanzés par un nouveau. Ce dernier se fera encore tabasser et c'est celui qui a été introduit juste avant qui tapera le plus fort.
Continuez le processus jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que des nouveaux. Alors aucun ne cherchera à escalader l'échelle et si jamais il y en a un qui pour une raison quelconque ose y penser, il se fait massacrer illico presto par les autres.
Le pire, c'est qu'aucun des chimpanzés n'a la moindre idée sur le pourquoi de la chose."
CQFD





Dimanche 16/11/2014
Je me plaignais à l'intérieur. J'attends ma perf avec impatience. Je n'ai pas pleuré mais je sais que mon regard était vide, je ne voyais plus le mug dans mes mains. Qu'un avenir sombre. Et puis je me suis souvenu d'un texte qui m'a rappelé ma chance de faire partie des 92% de priviligiés de l'humanité, même si c'est en fauteuil roulant.

Je l'ai cherché, le voilà. Il m'a remis à ma place et j'ai perdu ma propre importance. Je suis bien sûr passé de la consternation à la culpabilité et vice-versa. Ma reconnaissance et ma souffrance se sont télescopées à de multiples reprises ! Jusqu'à ce que je me rappelle avec bonheur et sagesse que si je ne peux malheureusement pas changer le monde, je peux changer les choses autour de moi.  



Source inconnue, merci pour le boulot.

" Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :

57 asiatiques, 21 européens, 14 américains, 8 africains,
52 femmes et 48 hommes,
30 blancs et 70 non blancs,
30 chrétiens et 70 non chrétiens,
6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et toutes seraient américaines,
80 vivraient dans de mauvaises conditions,
70 seraient analphabètes,
50 souffriraient de malnutrition.
1 posséderait un ordinateur,
1 aurait un diplôme universitaire.

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 80% des habitants de la terre.

Et si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faites partie des 8% les plus privilégiés de l'humanité."














A LA PUB







11/11/2014
Juste un simple calcul.

Pub Boulanger (de mémoire, j'attends impatiemment, c'est bien la première fois, le prochain passage tellement je ne crois pas ce que j' ai entendu) :
- Avant tu avais mille chansons sur tes étagères. Maintenant, tu peux en avoir un million dans une main, deux si tu en as deux.

Je passe sur les amputés qui ont du bondir. Et je compatis.

Bien, le décor étant à peu près (je vérifierai) posé, prenons une main :
1 000 000 de chansons
Mettons 3 minutes 30 pour chacune.
J'ouvre ma calculette :
1 000 000 x 3,30 minutes =  3 300 000 minutes
que divise 60 =  55 000 heures
que divise ? Combien d'heures d'écoute par jour ? Il nous faut un exemple. J'élimine les addicts qui bossent avec et je choisis les banlieusards qui prennent le RER pour aller bosser à la Défense soit un strict minimum de 2 heures par jour, je l'ai fait un an, j'ai pété un boulon. Soit :
55 000 heures que divise 2 heures d'écoute par jour = 27 500 jours
que divise 365 = 75 ans.
Correct ?
?????????????
Soixante-quinze ans pour écouter un million de chansons dans ta main. Les Inconnus (?) disaient :
- Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont.
CQFD

PS
J'ai fait le calcul sur le nombre d'applications des portables et je suis parvenu à 900 ans pour toutes les faire. Et j'ai bien regardé leurs pubs, un cauchemar. Terminé la fonction téléphone, aucun annonceur ne dit un mot sur la qualité de la réception, non, c'est l'à-côté qui prime. Quand au dernier portable machin-chose, il est plus grand que le précédent, "une innovation". Je vois pointer le jour où ils ne seront plus portables et je me pose des questions pas très drôles sur la suite.






Mardi 04/11/14
Juste des mots magiques d'un de mes maîtres d'écriture, Antoine de Saint-Exupéry :

Courrier Sud :

  •     avec des doigts d'inventeur

  •     le souvenir confus d'un tumulte obscur

  •     il s'est embarqué pour le jour suivant comme pour une Amérique

  •     avec une tranquillité de propriétaire

  •     cette chambre était un ilôt dans le monde comme une auberge de marin

  •     lavé par les heures comme par la mer

  •     assister au coucher de la terre

  •     déshabiller sa chambre de soi-même

  •     je l'ai retrouvé comme on retrouve le sens des choses

  •     il avait craint de trouver les choses différentes et voici qu'il souffrait de les découvrir si semblable

  •     quand le soir, on range le monde pour la nuit

  •     les meubles rangés sont des réalités claires à la surface

  •     sa délicatesse d'enfant riche

  •     comme les gestes d'un apôtre qui vous tire au jour du fond de vous-même

  •     une agitation sans nom où il est bon de se perdre

  •     les heures passent comme de petites gares de province, rejetées en arrière, perdues

  •     un ciel pur comme de l'eau

  •     ça et là, une lampe manquait, comme une dent

  •     l'âme vacante

  •     le temps qui devient trop large et que l'on remplit mal par de petits gestes, des mots sans suite

  •     renouvelé comme l'écume de mer

  •     comme une étoile qui erre sans trouver de place parmi les constellations

  •     il sortait de la nuit comme un égoutier de sa caverne

  •     un souvenir couleur de lune, couleur du temps

  •     nous captions en fraude des secrets d'anges

 



Jeudi 6/11/14

Tu veux que je te dise ? C'est magnifique, grandiose, visuel, sensible, presque évident... et ça me fout grave les boules. Jamais je n'arriverai à un tel génie. C'est pour ça que je ne lis plus. Pour ne pas désespérer. Je viens d'entendre un texte de toute beauté, "Zazie dans le métro". Je suis passé par tous les états. Du comme c'est bien écrit, quelles trouvailles, quel génie, mais comment il a fait pour oser ? mais où est-il allé chercher ses rêves, qui l'a inspiré ?... à l'effroyable mais qui suis-je pour me dire écrivain ? J'ai sombré direct. Puis j'ai adoré un long monologue que je me suis senti incapable d'écrire. Mais pour qui je me prends ? Jamais je n'atteindrai le millième du talent de Raymond Queneau. J'avais beau me dire à chacun son style, je n'y croyais pas. C'est "Ca va ?", mon séjour à l'HP, qui m'a sorti du gouffre. Il fait un buzz du tonnerre.
- Oui, à chacun son style m'a-t-il dit. Regarde-moi. Je vais bien.
Du coup je passe à sa suite qui dormait, "Ca roule !" où quelques années plus tard, Malik ne bouge plus que la tête. Malik, je n'ai pas encore osé l'appeler Chris, est un beau personnage. Son regard me plait. C'est bien simple, au Centre de Rééducation Fonctionnelle de Pomponiana, on le surnomme monsieur Sourire.




31/10/2014
Carte postale

Il fait beau à Marseille, normal. Demain c'est la Toussaint, je rencontre Eve, chouette. Dimanche maman vient, avec des douceurs, rechouette. Elle est allée au cimetière ce matin. Nath reçoit ce week-end, elle est à fond, elle est belle. Elle m'a lu les menus, j'ai souri avec tendresse et voté pour. Fabrice attend avec impatience sa semaine de repos. Il me l'a dit ce matin en me passant l'eau de cologne dans le dos. Anaïs a tellement bossé qu'elle a l'impression qu'un bulldozer lui est passé dessus, kiné n'est pas de tout repos. André est obsédé par son nouveau livre comme moi. On chemine ensemble sur le douloureux et jouissif chemin de l'écriture. On s'épaule, on se comprend, on se relance. Et on s'est souhaités plein de courage. Florian mon neveu ne viendra pas ce week-end, son rendez-vous est annulé. Du coup il va aller se promener avec sa moitié. J'ai mis France 4, les lapins crétins. France 4 est devenue Gulli l'après-midi, un drôle de choix. Mon frigo ronronne comme un chat le ventre plein. Et j'écris. Me manque que la pizza-rosé de Roger, mais je l'ai prévue demain. Tout va bien ! Et toi ?
Gros bisous !!!




25/10/2014
Quand je ne peux pas éteindre la télé, parce que j'écris et mieux vaut ne pas m'arrêter, j'entends vaguement les pubs. Jusqu'au moment où quelque chose m'attire. De jolis mots que j'ai notés et affichés :

Pubs positives
______
L'adresse de votre bien-être. J'ai pensé à chez moi.
________
Il est urgent de se faire plaisir. J'aime beaucoup, ça me rassure des préceptes catholiques qui me poursuivent encore quand je me tripote.
_______
N'oublions pas de nous faire plaisir. Un bon rappel.
_______
Encourageons les pauses. J'ai trouvé ça génial pour moi qui veut toujours travailler et qui m'en veut quand je ne le fais pas.

Je m'arrête aussi de tapoter sur celles qui me consternent. "Décédée, à vendre appartement vue mer, ORPI", un couple se sépare, "a vendre studio, ORPI". A chaque fois, ils me font peur. Les annonceurs ont-ils faits exprès ou sont-ils d'une profonde stupidité ? Comme la nouvelle sur les Notaires. Le frère pique la baraque de son frère, "cette caméra cachée", la réalité alors ?, "Sans notaires, c'est vous qui en faites les frais", j'ai paniqué. Quelle erreur. Quelle horreur. Ca n'a aucun sens.

Mais il y a deux pubs que j'adore.

Le déodorant pour hommes 48 heures. J'en ai parlé avec Nathalie :
- 48 heures ?
- C'est à dire qu'il ne se lave pas pendant deux jours entiers, m-a-t-elle dit écoeurée. Impossible. Et attends mon cricri, il y en a un qui tient 72 heures. Il ne se lave que le quatrième jour !
- Tu as raison, ma chérie ! Je n'y avais jamais pensé. Tu imagines, 3 jours entiers sans se laver.
On a senti en même temps, on a froncé le nez ensemble, l'odeur des pieds et du zizi. J'espère de tout coeur que nul ne s'y est laissé prendre. On dit dans le monde que les Français sont sales, je l'ai entendu souvent, mais pas à ce point ?

Maintenant, ils font tout les déodorants. D'ailleurs l'anti-odeurs, de plus en plus rarement appelé le parfum, passe maintenant en dernier. Sans alcool, anti-bactérien. Ici, je hurle car sans nos bactéries nous mourrons. Et la majorité des produits devient anti-bactérien. A force de trop le stériliser, le corps perd ses défenses. A force de se protéger, on se met en danger. Et puis il y a l'anti-traces blanches, l'anti-décoloration, ?, et la cerise sur le gâteau, l'anti-traces jaunes. A chaque fois je vois la couleur de cette foutue dernière goutte qui nous échappent. Et j'imagine la couleur du slip au bout de trois jours, car pourquoi se changer quand on ne se lave plus grâce au déo 72 heures ? Mais qu'est-ce qu'ils ont dans la tête les annonceurs pour accepter de telles campagnes ? Qu'ont-ils dans les yeux ? De la merde. Et toutes les marques l'on repris !

J'assiste aussi médusé à la surenchère du 2 actions en 1 application à celle du 10 en 1, avec le tableau et les croix qui vont avec, numérotées ! Mdr.

Et l'autre andouille qui refait E=MC2 pour un dentifrice.
Et le patron de Sensodyne qui nous annonce que son Sensodyne est une "VRAIE bonne nouvelle pour ceux qui souffrent de dents sensibles ?" Je l'imagine souvent dire le contraire.
Et "le piège à filles" de But ? Je serai à Ni Putes Ni Soumises, je les fais interdire.
Et les têtes à claque qui pillent les coffres avec leur gel ? Je les enverrais bien dans les quartiers nords de Marseille. 
Et Harmonis qui clamait "qui a dit qu'un handicap limitait l'action ?". D'ailleurs, observe leur nouvelle pub, la séquence a disparu. Là les associations pour les handicapés ont fait un beau travail. Personnellement touché, j'ai eu un accès de rage en entendant ça. Même s'il m'a fallu un petit moment pour mesurer sa portée et sa cruauté. D'ailleurs l'handicapé qui peint avec ses roues, il fait comment après pour ne pas en mettre partout ? Il a un infirmier qui l'aide pour le transfert dans un fauteuil propre ?

Il y a les rasoirs aussi. J'ai connu le une lame, normal. A deux lames, je me suis dit pourquoi pas, surtout quand j'ai vu comment il chopait le poil avant qu'il ne se rétracte. Piégé le poil ! Ah, tu voulais t'échapper, loupé, t'es ras du bulbe. A trois lames, je me suis posé des questions, je ne voyais pas bien malgré leurs très claires explications. Je me suis dit qu'ils n'oseront jamais le quatre lames. Quelques mois après, il était dans tous les rayons. J'ai halluciné et je me suis dit que là c'était vraiment terminé. Avant que je vois stupéfait la première pub sur le cinq lames. J'ai imaginé un huit lames qui faisait la moitié de ma joue. Oui, ils ont osé. J'attends avec impatience leurs nouvelles innovations, parce que là je ne vois plus. Ca va être la grosse surprise.

Quant à la nouveauté suprême, c'est qu'il faut lire ce qui défile en bas au risque de ne pas voir le spot. Là, ils se mordent la queue. ptdr !!!

 

 


Sources latribune.fr, 25/07/2014, les cachets des stars :

" Je rêve d'une banque qui soit faite spécialement pour moi...". La tournure n'a pas tellement fait rire, mais elle a fait gagner 450.000 euros à Gad Elmaleh pour son clip publicitaire de la banque LCL. Dans certains cas, les personnalités françaises s'enrichissent plus par la pub que par leur travail d'artiste. Ce n'est pas un scoop, mais les sommes en question sont considérables, comme le montre une enquête publiée par le magazine Capital. Les retombées sont par contre beaucoup moins certaines que les chèques signés. Le minisketch de Gad Elmaleh sur la scène Bobino, qui a mobilisé 500 figurants pendant trois jours, a été beaucoup moqué sur les réseaux sociaux. Comme l'illustre le commentaire ironique d'un internaute sur le site de vidéo YouTube : "Chaque fois que je vois cette pub, je ressens une profonde empathie. J'ai honte, je suis extrêmement gêné pour Gad. Vous aussi, vous pouvez faire quelque chose pour aider ce vieil humoriste sur le déclin. Il a besoin de vous. Envoyez vos dons".

Dans le top 5 des humoristes français les mieux payés :
1) Chevallier Laspalès pour Matmut : 900.000 euros par an depuis 11 ans pour des spots radio ;
2) Gad Elmaleh pour LCL : 450.000 euros pour 7 films publicitaires ;
3) Eric Judor pour EDF : 400.000 euros pour une campagne publicitaire ;
4) Laurent Gerra pour Optic 2000 : 200.000 euros pour une publicité ;
5) Daniel Prévost pour Système U : 100.000 euros par an pour des spots radio depuis 10 ans.

Le Top 5 des chanteurs, acteurs ou encore sportifs dépasse de loin celui des humoristes :
1) Johnny Hallyday pour Optic 2000 : 5 millions d'euros sur deux ans ;
2) Zinedine Zidane pour Danon : 1,5 millions d'euros par an sur 11 an pour du sponsoring (2004) ;
3) Gérard Depardieu pour Barilla : 1 million d'euros pour 2 publicités (1994) ;
4) Jean Reno pour UPS : 1 million d'euros pour une publicité (2005) ;
5) David Douillet pour Brossard : 600.000 euros pour une publicité (2008).

Sans compter les cachets publicitaires gagnés sur les autres continents par ces stars mondialement connues, les sommes atteignent des sommets. D'autant, comme le fait remarquer Capital, que ces tâches prennent rarement plus d'une demi journée."












23 octobre 2014
Réédité ! Il ne m'allait pas. Quelque chose lui manquait. Maintenant je le laisse partir pour de bon. Ca c'est fait. Je reprends donc "Le Pont" que j'ai laissé en plein chantier à son grand regret. Bébé veut des mots ! J'y vais, il hurle !!
Et toi ça roule ?
Gros bisous

Bande son : Be happy !









13 octobre 2014, date catholique.
J'en ai marre. J'ai laissé les infos. Encore. J'écrivais ! Je ne m'arrête jamais quand l'inspiration m'inonde. J'ai continué à écrire en entendant ébola aux states. Les frontières vont bientôt se fermer. La crise mondiale, le protectionnisme qui s'installe déjà dans nos pubs. La guerre économique. J'ai entendu qu'il y avait de terribles inondations dans le Gard, déjà trois fois m'a dit dit une femme défaite. Les éléments se déchainent. Rien sur les guerres qui nourissent les marchands d'armes. Et plus de nouvelles des deux volcans qui grondent. Ils fermeront le trafic aérien. Après les frontières. J'ai eu peur. J'ai pensé à mes enfants en me demandant si j'avais bien fait de les vouloir. Je me suis senti responsable de leur laisser un monde en si piteux état. De les avoir fait naître dans une poudrière. Les pubs ont suivi, ils recrutent dans la Marine et l'Armée de l'Air, chouette, du boulot ! L'Armée de Terre ne va pas tarder avec leur pub façon jeu vidéo. Je me suis traité de con en me rappelant ma règle number one :
- C'est autour de moi que je peux faire quelque chose.
Puis la deuxième :
- On ne jette pas le bébé avec l'eau du bain.
Car notre humanité est pleine de belles ressources. Il suffit juste d'un peu plus d'amour sur Terre. J'ai pu continuer guilleret un chapitre marrant, mais hyper-compliqué car plein de révélations. J'en suis à la page 82 du Pont. Avant-hier j'en étais à la page 66. Dire que je n'en suis qu'aux fondations... Allez, j'y retourne !
Gros bisous.
A toi Edith, notre chanson : Doux de JJG













 9 octobre 2014
Je viens de publier mes éditos préférés (jusqu'au 23 septembre 2014). Préfér
és donc sans ceux sur la maladie, sans mes peurs ni mes plaintes. Je me suis ainsi aperçu qu'en 2011, j'étais au fond du trou. Le temps passant, j'ai accepté mes handicaps. Dans les étapes du deuil de soi, de mon corps, il me reste la réconcilitation disent-ils. J'y travaille tous les jours.

J'ai gardé ici ces textes sombres, mais pas dans le bouquin, surtout pas ! Il devait me faire sourire et il l'a fait. Il est parti, je verse ma larme et je me remets illico sur "Le Pont".


















3/10/2014

J'ai rangé mon édito et j'ai oublié d'en faire un autre ! L'andouille. A ma décharge, j'étais sous perf. Et sur "Le Pont". J'en suis à la page 68 sur 564. La réécriture est vraiment un boulot de titan. J'ai fait sauter 200 pages, sans pleurer, content même.

Je croyais que j'allais terminer "Le plan du cours d'un prof de Tourisme d'affaires" ou "Chris en voyages" mais c'est "Le Pont" qui s'est imposé jusqu'à l'obsession, jusque dans mes rêves (deuxième jet dans "publiés"). Quel bonheur. Par contre, je n'ai toujours pas la fin... ? Destination unknown.



23 septembre 2014
J'adore !

"...Traité sur le concept de l'Ornythorinque...

L'ornithorinque est un animal à poil, qui pond des oeufs et allaite ses petits. L'aventurier scientifique qui a découvert ce fantastique oiseau a été stupéfait, comme nous tous, par sa complexité. Pour bien accentuer ce fait, le zoologiste lui a donné un nom simple : Ornythorinque.

Ce majestueux mammifère possède un bec qui lui sert de bouche et des pieds qui lui servent de palmes. Il est à noter que ses yeux lui servent bien d'yeux. L'ornhytorynque à l'instar de ces cousins les poissons-chats, vit dans les rivières mais il sort également sur les rivages où il se dore au soleil tout comme ses proches parents les iguanes.

La reproduction de cet animal terriblement fascinant relève de l'épreuve para-olympique. Tout comme un oiseau, le mâle effectue une danse nuptiale en voletant au-dessus de la femelle, malheureusement il n'est pas doté d'ailes, alors il saute d'un arbre. Beaucoup de mâle s'écrasent piteusement aux pieds-palmés de la femelle qui se tire voir ailleurs. Cette forte mortalité nuptiale explique en partie la rareté de l'espèce.

L'accouchement d'une dame Orhnytorinque est un des rares spectacles offrant la vision joyeuse d'une naissance et le fascinant miracle d'une ponte. Un Oeuf rond sort du ventre de la femelle qui se couche dessus pour le couver, pendant que le mâle chasse la gazelle pour nourrir sa famille. Comme les canetons, les bébés Ornitorainques cassent leurs coquilles à petits coups de bec, c'est le spectacle de l'éclosion flamboyante de nouveaux individus parmi la grande familles des lézards. Comme des petits chiots, ils vont téter leur mère. C'est une épreuve très difficile car téter avec un bec relève de l'épreuve olympique. Le gracieux volatile se développe rapidement et se dote alors, d'une somptueuse fourrure fortement teintée de couleur marron sombre. Les chasseurs de fauves deviennent alors leurs pires ennemis, car la fourrure d'Ornhithoryinque est rare et coûte très cher.

Pour conclure sur ce palmipède poilu, il est à signaler que la seule classe d'animaux dans laquelle il n'a pas été rangé est les mollusques, bien qu'à l'image de cet exposé, il en possède l'intelligence."


(source inconnue, merci à l'auteur)







13 septembre 2014
J'ai écrit à Houra.fr. Cinq ans qu'ils me livrent ma pitance sans aucun problème, jamais. Si. Rappel : ne jamais dire jamais. Ni tout le temps ni tout le monde. Il a livré un de mes sacs chez une autre. L'incident a été réglé dans l'heure avec un flot d'excuses que j'ai fait taire par un vrai pourboire. Il ne savait plus où se mettre. En plus c'était son premier jour chez Houra ! Le pauvre.

Ils viennent juste de m'appeler pour me dire merci merci et qu'il allait le transmettre à l'équipe Houra. C'est la pub Auchan qui m'a permis de savoir que j'avais fait le bon choix.

Voilà. Je peux râler contre la stupidité des pubs, la mysoginie crasse de Paco Rabanne, voir Invictus et ses femmes objets ou le type qui claque des doigts pour changer sa nana, argh!!! A vomir. Mysogine et cinglé, ça fait beaucoup pour un seul homme. Mais quand c'est bon, je le dis et je l'écris.

Houra Houra !!

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Destinataire : contact@houra.fr
Sujet : Boite à idée

Malgré la pub d'Auchan, et bravo pour les avoir précédés, je reste avec vous.
J'ai aimé votre "de vraiment tout le monde" qui inclut les handicapés, moi. Je déteste la pub mais j'ai aimé la vôtre. Je suis même fier à chaque fois.
Je suis allé voir sur Auchan Direct. Bof. Compliqué. A chaque nouvelle page, il faut repréciser du moins cher au plus cher. Grossière erreur. Et question produits, vous gagnez haut la main.
Fidèle depuis plus de cinq ans, je le reste donc.
Un mot sur vos livreurs : ils sont tops.
Cordialement
Christian Pélier
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6
/9/14
Le début temporaire de mon prochain roman.

Ecrire c'est 10% de mon métier, le reste est consacré à réécrire. Une horreur. 10% d'orgasme pour 90% de sueur. Bref.

Ce roman s'appelle Le Pont. Je l'ai commencé il y a 6 ans. Après Ca Va ?, il est le préféré de ma mère. Je l'aime bien aussi parce qu'il se passe à San Francisco où j'ai vécu les deux plus belles années de ma vie. Mais je l'aime moins quand il me reste à réécrire 600 pages.

Comme je n'ai pas envie de faire deux tomes, j'efface des chapitres entiers. Quand j'ai commencé il était à 710 pages. J'allège, je rectifie, j'écoute, je relis, je reviens en arrière pour préciser ou développer. J'en chie et je n'en suis qu'à la page cinquante. Me faut du courage. Tu me dis ? pelierc@yahoo.fr




Une oeuvre d'Alexander Chen




Une oeuvre de Gilles Tran


En haut

Peter accoudé à la rambarde du quatrième, Peter observe la foule sur fond de Jingle Bells. Il contemple avec satisfaction la cohue au rayon des jouets. Les dragons marchent du feu de dieu cette année et les Ouija font un carton innattendu. L’immense sapin couvre les parfums du rez-de-chaussée. Il est heureux, il y a foule même aux meubles, un bon signe vu la saison. Il sourit.  De son poste d’observation, il peut même voir le tristement célèbre bureau des listes de mariage. Une moue involontaire trahit sa crainte. De mauvais souvenirs le hantent encore jusque dans ses nuits qu'un demi-lexomil ne parvient plus à terrasser. Il se demande s’il doit passer à un entier. Derrière lui, deux clientes échangent des compliments sur la beauté des décorations de Macy’s :
- C’est mieux que chez Saks !
Il retrouve aussitôt le sourire satisfait qu'il arborait avant ce fâcheux dérapage de sa pensée. Son magasin marche bien et il en est très fier. L’objectif de l’année est déjà dépassé et le conseil d’administration est satisfait.   

- Monsieur le Directeur  ! Une heure que je vous cherche partout.
Peter sursaute. 
- J’ai fait tous les étages.
Il recule d'un pas en fronçant le nez. 
- Vous m'avez manifestement trouvé. 
Forsythe s’essuie le front dégoulinant avec un mouchoir déjà manifestement trempé :
- J'ai triplé les gardes comme vous me l'avez ordonné. Mais je crains que les civils nous gênent trop.
Peter fronce les sourcils. Il sait que crainte est un mot extrême dans la bouche d'un ancien officier des Forces Spéciales : 
- Êtes-vous déjà en train de vous justifier de votre huitième défaite ? 

BS / Scott Mackenzie, San Francisco







Vista Print :
1 - Si la prestation n'est pas bonne et la carte de visite non plus, c'est sûr qu'il n'y aura pas de résultats.
Dixit le créateur du Monument Café. Que celui qui a entendu parler d'une faillite à cause d'une carte de visite m'appelle.
2 Elle est seule dans sa micro-boite et enseigne le yoga. Sur sa carte Directrice Générale ? Mdr. Je serais curieux d'assister à un de ses cours. 
3 Architecte d'intérieur, elle a appelé sa boite Archi Beau... Avec les 3 petits points qui laisse présager le meilleur. Ou le pire. Archi Conne... lui irait mieux.

Direct Energie :
Au début c'était :
- 1000 personnes par jour passent chez Direct Energie.
Aujourd'hui :
- 1500 personnes pa jour.
Ce qui fait environ 270 000 personnes en 6 mois. Dans dix ans EDF ferme ses portes. Qui y croit ? Quant à Eni et son monstre noir à six pattes qui crache du feu, ils m'ont fait peur.

Somatoline, ça fonctionne. Parce qu'avant ça ne marchait pas ?
Le phytotenseur en 90 secondes ?
Twix qui ne partage plus qu'une allée. Qu'ils se calment d'abord avant que je goûte.
Les poulets qui dansent avant de se retrouver en barquettes ? Je ne peux plus en manger sans m'étouffer.
La jolie vache dans un restaurant de steaks. Je ne mange plus de viande.
Elu produit de l'année 2014 en mars ?
Et le linge parachuté aux Seychelles ? Si tu rajoutes le prix du billet d'avion pour aller le détendre, ça fait cher le bidon.
Les pizzas du Docteur Oetker ? Je crains le pire.
La Tour Eiffel qui se penche pour boire du Perrier ? Ou calme une éruption solaire ou fait danser les planètes ?
Les nuggets de poulet du Capitaine Igloo ? Ca se pêche le poulet ?
NOUVEAU : sans paraben, sans conservateurs, sans aluminium, sans, sans. Je plains ceux qu'ils ont empoisonnés avant, dont moi.
- Téléchargez l'application Qui est le moins cher ?
Bien interrogatif, suivi de :
- Leclerc.
Encore mdr.

LCL, le Crédit Lyonnais qui nous a coûté des milliards sur nos impôts, a une nouvelle égérie, Gad Elmaleh. Je l'aimais bien avant, aujourd'hui je le zappe en le traitant de gros con. A-t-il besoin d'argent au point de se commettre avec des bandits ? Comme Muriel Robin, Pierre Arditi, Catherine Jacob et j'en passe, ils y sont presque tous passés.

Et Fernandel qui embrasse Boujenah ? Il doit se retourner dans sa tombe. Dire que ce sont ses héritiers qui donnent leur accord pour quelques sous dont ils n'ont guère besoin. Et Léo Ferré en bande-son sur je ne sais plus quoi ? Lui, le révolté, l'anarchiste, l'humaniste ? De son nuage, il doit être dans une colère noire que son ange-gardien doit avoir bien du mal à calmer.

Ce ne sont pas les agences de pub qui sont le plus à blamer mais les annonceurs qui signent des campagnes d'une stupidité sans bornes qu'ils paient à prix d'or. 

Einstein disait :
"Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue."


CQFD.






3 août 2014
J
e corrige "chris voyagiste", la suite et fin de la saga. Un boulot fou ! Le pire. C'est fastidieux de corriger 140 pages à la virgule près. A en devenir fou. Je passe par tous les états. Je m'aperçois qu'il manque le verbe, je me demande si ça vient de ma maladie tellement c'est con, j'ai peur, puis je me dis bravo d'être tombé dessus par hasard, et je me marre, je ne crois pas au hasard. Je me traite souvent de con et rarement je me dis pas mal, jamais parfait. Je me maudis pour mes redondances, mes fausses notes, et me remercie de ne l'avoir donné à lire à personne, pauvre lecteur. C'est là où je comprends toute la vérité de la loi de l'art :
- 10% d'inspiration, 90% de travail.
De tous les métiers que j'ai faits, écrire est le plus dur et de loin. En plus, un écrivain n'est jamais en vacances. La totale. Bon, j'y retourne, il m'appelle l'autre ! Il m'énerve.
Bref, je suis overbooked. Mais qu'est-ce que c'est bon de faire de sa passion son métier.






21 juillet 2014.
Trip militaire et fin

Plus d'un an à l'accoucher ! Je suis un écrivain-éléphant. Je l'ai publié, débublié, republié, redépublié et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il me dise :
- C'est bon ! Je me sens bien. Merci.
Je lui ai répondu :
- Ok, je le sens aussi. Mais...
- Pas-même une virgule.
- Bon. Et où vas-tu ?
- Le savais-tu à mon âge ?

Il est parti car maintenant je travaille sur "Le plan du cours d'un prof de Tourisme d'Affaires" et "chris voyagiste, nouvelles du monde". Il est parti parce que je suis parti sur autre chose. Mais on ne s'oubliera pas. Il m'a promis de me donner des nouvelles !

Gros bisous !
A Marseille du vent d'est et des nuages. J'y crois pas ?  

Un passage :
Ils les réveillaient pour leur faire nettoyer leur Fusil Semi-Automatique qui étincelaient de celui de l’avant-nuit. Ils y allaient aux coton-tiges, car l’inspection était aussi terrible que celles des chambrées, même s’ils n’avaient pas leurs gants blancs. Ils devaient aussi les monter et les démonter en un temps chronométré, y compris les yeux bandés pour les combats de nuit :
- Le temps c’est bien. Mais vous avez oublié le percuteur. En tenue de combat, sac à  dos et FSA dans la cour.
Où la 4ème Cie du 4ème RIMA se retrouvait au grand complet dans l’angoisse des punitions qu’ils allaient encore inventer. A deux heures du lever du drapeau ?
BS : Le déserteur de Boris Vian





14 juillet 2014
Vive la France !

J'ai défilé à Nouméa ! Infanterie de Marine du Pacifique, Classe 78/02. On en a chié pendant un mois. Il y en avait toujours un dans les rangs qui changeait de pied ou ne bougeait pas le bon bras ou ne suivait pas la ligne ou ou... Des kilomètres. On saignait des pieds. Ils nous ont fait marcher du matin au soir avec le fusil à l'épaule, tous à la même inclinaison, un vrai numéro de cirque. Ils nous ont fait présenter et reposer les armes des heures durant jusqu'à la parfaite synchronisation. On saignait des mains. Que ça finisse était notre idée fixe. Et le soir, en quartier libre, on s'est saoulés pour fêter la fin de nos misères. Les manoeuvres oui, les défilés non. 

J'ai vaguement regardé ce matin, je les ai plaints les soldats. Quant à la beauté de la chose, j'ai réécouté le Déserteur de Boris Vian :
- S'il faut aller verser le sang, allez verser le vôtre, messieurs les bons apôtres, messieurs qu'on nomme grands.
BS : Niagara, j'ai vu.
 






6 juillet 2014
J'ai réussi à faire baisser des prix de mes livres ! Surtout pour ceux en caractères 18 que j'édite pour ma maman qui y voient de moins en moins. Je veux aussi écrire pour ceux qui perdent leurs yeux. Entre handicapés on se comprend.

Je suis fier comme un pape. J'ai trouvé un moyen de les rendre plus économiques. Comme ça, par hasard s'il existe.

Ça va ? 8 €, 117 pages
Le journal du Colonel 10
€, 207
Itinerrances 11
€, 257
Un Sacré rêve 8
€, 294
Carnets 18
€, 351

Et tous les eBooks à 2


Gros bisous et bonnes vacances ! BS : Sous le vent, pour Nathalie. 







01 juillet 2014
Bonnes vacances !

Pas un bruit ne trouble le silence
Seule la nature s’exprime
Dans ce coin de terre
Ni voitures ni cris
Envolée la rumeur sourde
Des villes assassines
Juste le vent dans les pins
Le tic-tac de l’horloge
Le chien dans un coin
Et le chant des Baumes


 

 






4 juin 2014

J'ouvre de plus en plus la fenêtre, il fait déjà chaud dans notre midi. Et je m'aperçois qu'il y a un autre monde que celui de mon atelier sous lequel passe le métro marseillais.

Une tourterelle a élu domicile pas loin. Elle fait taah taah ti, soit G pour l'ancien radio d'Infanterie de Marine que je suis :
-_ _ ./
_ _ ./_ _ ./_ _ .
Rien d'autre. Va savoir. Ah si ! un :
- ._
A ? Si j'enlève tous les G, ça fait GAGA. Peut-être a-t-elle pété un boulon à force de se répéter ? En tout cas, elle est là, je l'entends. J'aimerais savoir si elle est en train de couver, comment est son nid, qui lui apporte à manger ? Parce que ça doit faire un bon mois que je l'entends à longueur de journées, au point de m'inquiéter quand son silence se prolonge. Pour l'instant pas très longtemps. 

Pas de vent dans les branches. Deux voisins discutent trop loin pour que je suive. Et puis le bruit de la ville en toile de fond, passe un scooter, la rumeur sourde des voitures. Une ambulance, il y en a plein. Parfois j'entends les klaxons des trains de la Gare St Charles, et cerise sur le gâteau, les sirènes des paquebots de croisière.

Depuis que j'ouvre ma fenêtre, la vraie vie revient à moi. C'est une idée de Nathalie ! Elle a toujours raison, lol. Ca fait du bien d'être là.
'Cause I'm happy !







2 mai 2014

Ebooks disponibles !



Il faut s'adapter. J'aime bien le papier mais la tablette ne tue pas les arbres. Grâce à André, voici les trois premiers disponibles. Par contre pour la carte bleue, c'est trop compliqué. Alors par chèque. Et comme ça on s'écrira ! PAYPAL en route.

A toi André : BS Quee, we are the champions






5 mai 2014
J'ai osé dépasser ma timidité ! Sur Meetic. Un mois seulement.

Partant de mon mantra :
- Donne-moi la paix, la force, la sagesse, l'acceptation, la joie de vivre...
J'ai fini par me dire que dans joie de vivre il y avait jouir. Et que si mon plus grand ami se redressait alors je durerai un peu plus. C'est thérapeutique, stimulant, tonifiant, remontant, énergisant, sain, simple, prescrit médicalement, naturel et louable de jouir. J'ai vérifié. Alors j'ai lancé ma bouteille à la mer avec ce petit message.
PS : 1 favorite pour l'instant mais à Besançon, mdr.



"Un Sacré challenge pour un bel handicapé.

Comment s’écrire quand on est écrivain. Mieux vaut les laisser parler :
- Je ne vois même plus que tu es handicapé ! Et comme tu es beau les cheveux coupés !
Me dit Nathalie, mon aide de vie, ma petite femme.
- Tu es mon guerrier ! Et mon adoré.
M’écrit Edith.
- Quelle force mentale tu as !
S’extasie Angelina. Sous-entendu :
- Dans l’état où tu es.
Bientôt je serai l’Intouchable. Une sclérose en plaques. Je ne pensais pas m’envoler comme ça. Mais quoi de mieux pour un écrivain qu’un fauteuil roulant et plein d’amours pour s’occuper de lui ?
J’ai cependant un dernier rêve, peut-être Le médicament. Jouir. Au moins une dernière fois, voire plus si affinités ! Redevenir un homme. Jouir de la vie et qui sait revenir sur terre ?
Il me reste encore mes mains, mon visage et ma bouche. De quoi bien faire quand on a de l’expérience ! Pour le reste, c’est un challenge.
Chaleureusement,
Chris"
BS : Les Frères Taloche, j'ai encore rêvé d'elle.







05/04/2014

Je n'arrive pas à sortir de mon dernier travail. Papi Jo l'a écrit, papa l'a tapé, je l'ai repris, Florian va l'illustrer. Il aura fallu 114 ans pour que soient éditées les mémoires d'un type épatant.

Il m'a fasciné mon papi Jo par sa Modestie. J'étais sur le cul du début à la fin. Et je n'arrive pas à le quitter comme il n'a jamais quitté Lyautey.

 

" Papi Jo était un Soldat aussi Grand et humble que son fidèle Ami. Ils étaient faits pour se rencontrer. LYAUTEY et lui ne se sont pas quittés pendant vingt-cinq ans. Il a recueilli son dernier souffle et nous avoue enfin :
« Ce dernier stade de la vie de LYAUTEY fut pour moi un émouvant adieu à Celui qui m'avait formé et permis d'arriver à une situation que je n'aurais jamais pu imaginer. Il fut un Père pour moi. C'est tout dire. »
Un Père majuscule qu’il a enterré deux fois :
Avec l’aide de mes camarades.
Qu’il n’oublie jamais."


Bizarrement, en lisant et appréciant ses faits d'armes, j'ai souvent fredonné Boris Vian. Oui, je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens.

 









31/03/2014
Juste un survol

Le nombre de stars qui ont posé nues m'hallucinent. Nus pour toi, mais il y en a moins.
- Pour une soirée de gala
- Pour de soi-disant paparrazis
- Dans les films pour les besoins du scénario, lol.
- Dans les pubs, ?
- Affichées dans le métro
- Pour des magazines nuls
- Dans des sex-tapes volés, mdr

Elles font souvent d'ailleurs de mauvais modèles, à chacun son boulot. Et les photographes sont nuls à chier, voir en premier Lui et PlayBloy, puis Entrevue, Fhm, Gala, Match, la liste est longue. A moins qu'elles les pétrifient à leur en faire perdre leur art ?

Raison : la promo.




Je n'en vois pas d'autres. A part peut-être l'exhibitionnisme inhérent aux stars, l'ordre de l'agent, de l'auteur qui l'a écrit nue, ce rôle pour elle, son rêve qu'il voit devenir réalité sur grand écran. Et les miens, du coup. Que celui qui n'a pas rêvé de faire l'amour avec une star me jette la première pierre. Moi, ça a commencé petit, avant qu'on puisse acheter en cachette les magazines où elles posaient nues.















J'essaie de ne pas généraliser alors je dirais qu'une bonne majorité des stars féminines ont posé nues. Pour notre plus grand plaisir et en toute certitude le leur. Dieu, qu'elles sont belles. Peu m'importent vos raisons, merci. 

Femme, comme le monde est merveilleux avec toi : BS Your Song de Moulin Rouge.

 






25/03/2014, la saga continue.



Il ne se passe décidément pas grand chose. Maria en a marre de Domingo, et de son mari, et de la télé, et des marmots, et de sa mère qu'arrête pas de lui prendre le chou sur sa relation adultérine. Pedro rêve toujours de fortune, perdant au passage la modeste somme de 3000 pesos dans une partie qu'il croyait gagnée. Les gosses ont toujours pas de Playstation et creusent une galerie pour aller la chercher là où y en a. Renato vient d'entrer à l'hôpital après s'être fait renverser par un scooter un soir de beuverie, son cas est sérieux, l'a pas aimé le goût de l'essence. Domingo ne veut plus quitter Maria, n'ayant rien trouvé d'autre, et puis cette nana au pieu c'est de la braise. Ainsi va la vie. Jusqu'à demain peut-être ?
PS : Sancho Pança a plaqué Don Quichotte qui voulait participer au championnat du monde de châteaux en Espagne.
BS : Manu Chao, Me gustas tu






21/03/2014

J'adore ce texte écrit par Oriah, dans The Invitation

Peu m'importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c'est l'objet de ce désir qui brûle en toi à t'en faire mal. Ce que je veux savoir, c'est si tu oses ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur.

Peu m'importe l'âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou, une folle, au nom de l'amour, au nom de tes rêves secrets, au nom de la simple aventure d'être vivant.

Peu m'importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t'es ouverte aux trahisons de la vie ou si tu t'es ratatiné, refermé de peur de ressentir une douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher, de l'éviter ou de la travestir. Je veux savoir si tu peux être un avec la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser sauvagement, laisser l'extase te remplir jusqu'au bout des doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention, d'être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l'être humain a des limites dont on doit tenir compte.

Peu m'importe que l'histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même, si tu peux supporter d'être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme, si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance. Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n'est pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source. Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien comme le mien, te tenir néanmoins au bord du lac et crier Ouiiiii ! à la pleine lune argentée.

Peu m'importe où tu habites, combien d'argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisée et meurtri, et faire ce qu'il faut pour les enfants.

Peu m'importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t'en aller ou à reculer.

Peu m'importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur quand tout le reste s'est évanoui. Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta propre compagnie dans les moments vides.
BS : Bobby Mc Ferrin, don't worrybe happy




19/03/2014
Mes éditos s'espacent car mes forces s'amenuisent :
- C'est comm'ça !
Me dit souvent ma douce petite voix de l'acceptation. Elle se marre, je l'écoute.
Alors je profite du temps qu'il me reste pour Savoir Aimer. Je l'applique et reçois tant d'amour en retour. Et puis j'écris tant que j'ai encore mes mains, car the Show must go on ! Et comme Freddy Mercury, c'est sur scène que je tirerai ma révérence, souriant, sur les mots d'amour de Florent Pagny :
BS : Florent Pagny, Savoir aimer


10/03/2014. 
Deux ans à Orlando, Floride, USA.

- Combien de temps vous avez vécu là-bas ?
Elle lui a déjà posé la question. Elle a du mal à y croire. Comme lui quand il monte sur son belvédère pour revoir toujours surpris ses neufs vies.
- Mais t’as eu une vie de ouf ?!
Lui dit souvent son fils au détour d’un souvenir qui l’émerveille. Et lui aussi, du coup.     
- A San Francisco, deux années extraordinaires. Puis deux à Orlando mais j’ai moins aimé.

Il ferme les yeux et revoit aussitôt les retraités rigides et bigots, la fausse pruderie, le racisme comme à Nice, malgré le nombre d’églises prêchant l’amour de son prochain. Il a appris en Floride que l’apartheid existait encore aux Etats-Unis. Une affreuse révélation. On l’a traité de yankee avant de lui répondre paniqué que son accent était so charming malgré l’acidité de sa réponse. Il les traitait de rednecks comme un bon new-yorkais. Depuis, il déteste le country. Il sent la chaleur qui faisait fondre le goudron devant son bureau, il avait toujours peur pour ses tiags, Liane l’avait déguisé en cow-boy, boucle de ceinture incluse. Il ne touchait plus au volant de sa Mustang qu’après avoir fait chuter le température intérieure à dix-neuf. Il a détesté la surclimatisation qui le rendait malade.

Il n’a pas non plus aimé les alligators au fond du jardin de Georges. Il préférait manger à l’intérieur. Et pour se venger, c’était son plat favori à Church Street Station. La nature y était plus hostile qu’en Nouvelle-Calédonie qui était pourtant bien gratinée. Ses manœuvres lui en ont laissé des souvenirs impérissables. Il a eu moins peur des requins pendant un débarquement de nuit que de ce mastodonte sur lequel Georges avait dû tirer avant qu’il les bouffe, il ne se promenait qu’armé derrière sa grande maison. Il était rarement tranquille dans le jacuzzi de son jardin, plutôt aux aguets des araignées et des crotales entre autres. Les insectes étaient plus gros qu’en Guyane, un comble.

Il n’a pas aimé les alertes ouragans qui passaient si souvent au bas de son écran. Il a préféré ses deux tremblements de terre à San Francisco. Il n’a même pas eu le temps d’avoir peur. Mais que faire contre une tornade dans une maison en bois sans abri ? Il imaginait que ça laissait beaucoup plus de temps à voir venir la mort, accroché à n’importe quoi avant d’être emporté et recraché déchiqueté des dizaines de kilomètres plus loin, porté disparu. Après la troisième alerte en un mois, il a décidé de s’en foutre en se disant que quoiqu’il advienne, il n’y pouvait rien.

BS : voyage voyage, Desireless




07/03/14. 

A ceux qui ont perdu leur soeur ou leur frère.


Il vénère la femme depuis la naissance de sa petite sœur. Il l’a aimée tout de suite et ils s’entendaient à merveille. Leurs disputes ne duraient jamais longtemps. Il a encore ses lettres quand leurs parents les séparaient et qu’ils se languissaient l’un de l’autre. Lui était en camp avec le Père Pierret, elle était à l’hôpital.

Il l’a vue grandir, elle lui a tant appris sur la femme. Jusqu’au terrible jour. Elle avait quatorze ans et neuf mois et sept jours. Ils avaient trois ans d’écart et un mois et trois jours. Il était son grand frère, elle était sa petite sœur chérie. Sa deuxième sspt, la première étant celle de la naissance, il s’est renseigné.

Aujourd’hui elle le protège et l’accompagne. Elle est ce coup-ci à la balnéo, une splendide athlète bimbo de la trentaine qui fait du sport tous les jours. Elle est si délicate quand elle verse le deuxième seau de glaçon dans son bain. La dernière était internée avec lui, dix-neuf ans, boulotte, dépressive et suicidaire. Ils ont beaucoup parlé. Il pense qu’il l’a aidée et que c’était son tour.

Il y a souvent une Isabelle autour de lui à laquelle il prête toujours la plus grande attention. Mais il ne la voit pas, il ne peut pas l’appeler. Et parfois comme sa mère, il lui tarde de la retrouver. Le premier effet de sa sspt. Et il envie systématiquement ses compagnons d’infortune qui lui disent dehors en fumant leurs clopes, un grand sourire aux lèvres :
- J’ai ma petite sœur qui vient me voir ce week-end avec ma nièce. Je suis content.
Auxquels il répond invariablement, le cœur brisé sous son masque où s’affiche son plus heureux sourire, show must go on :
- Je suis content pour toi. Tu m’en parles de ta petite sœur ?
Qu’est-ce que c’est une petite grande sœur ? Il ne le saura jamais. Qui serait-il avec elle à ses côtés ? 


Elle l'adorait. Elle s'est endormie paisiblement bercée par sa voix. C'est moi qui lui ai mis son dernier 33 tours :  BS Joe Dassin, l'été indien.






03-02-2014
Homme-Femme mode d'emploi.


 




Ouvre ton cahier sur une page blanche. Ne note pas tout, juste ce qui éveille en toi un gros "Ha bon ?!" ou un "Ha ! Ok." qui va changer ta perception de l’autre, et un "Ha, c’est pour ça !!!?", car c’est cela que tu avais besoin d’apprendre.

 

Si l’on observe bien la femme, on s’aperçoit vite qu’elle est plus portée sur le verbal que l’homme centré sur l’action et la compétition. C’est dit. Un qui s’agite dans tous les sens, une autre qui jacasse à longueur de temps.

 

La femme a besoin de partager ses idées, ses sentiments, ses émotions, sans que tu lui trouves une de tes foutues solutions dont elle n’a strictement rien à battre, s’exprimer lui suffit. Tandis que l’homme contrôle et retient les siens. Il transmet des informations et cherche des solutions, ce qui n’est est pas attendu et la pousse à croire qu’elle n’est pas écoutée. En résumé, la femme est moins émotive mais elle s’exprime davantage alors que l’homme est en réalité plus émotif mais n’exprime rien, ce qu’il importe de ne jamais perdre de vue dans sa vie conjugale.

 

C’est con hein ? Alors l’homme a trouvé l’art pour le faire. Regarde le nombre d’hommes artistes en comparaison de celui des femmes. Hallucinant. Comme il la ferme, il doit créer.

 

Revenons à nos moutons. Par exemple, dès l’école maternelle, sur cinquante minutes de classe, les filles parlent quinze minutes et les garçons quatre fois moins. Et si ça s’arrêtait là. À l’âge de neuf ans, les filles présentent en moyenne dix huit mois d’avance verbale sur les garçons, Einstein n’a parlé qu’à l’âge de cinq ans. ?... Et, adulte, personne ne me contredira, une conversation téléphonique entre femmes dure en moyenne vingt minutes tandis que leur compagnon en train de regarder bêtement bouillir l’eau des pâtes, environ six minutes genre communication al dente. Et quand il en a une au téléphone, il espére souvent la fin tant ça se noie dans des détails qu’elle pourrait lui dire le soir à table, au moins ça ferait un sujet. Bref.

 

La Femme est orientée dans le temps, Lui dans l’espace. Elle se repère d’après des objets et des signes concrets. Il s’oriente dans une direction abstraite, c’est le champion des raccourcis. Son ouïe est plus développée !, fais gaffe. Son sens du toucher aussi. Elle possède jusqu’à dix fois plus de récepteurs cutanés. Quelle chance. Le savent-elles au moins ? Les hormones de l’attachement et des câlins dont elle dispose en pagaille, elles existent avec des noms super compliqués, décuplent son besoin de toucher et d’être touchée. Tu comprends ainsi l’importance des préliminaires et des bisous pour rien dans le cou.

 

Son olfaction est plus fine. Elle a une meilleure mémoire visuelle d’où son attention au rangement des objets à la place qu’elles ont choisie, toi tu as fermé ta gueule car tu as vite compris qu’elle parlait comme ta mère qui disait de tout ranger à sa place même si sa place était parfaite pour toi.

 

Elle reconnaît mieux les visages, fais toujours monter tes conquêtes par l’escalier. En plus, c’est très bon pour leurs muscles fessiers. Donc pour tes ébats. Enfin, et j’en passe, son sixième sens chimique et relationnel perçoit les phéromones qui traduisent ton désir sexuel, tes colères, ta crainte, tes tristesses. Ca fait partie de la fameuse intuition féminine. Hé oui. Rajoute à ça son talent d’observation et sa prodigieuse mémoire, et tu ne mentiras plus, je te le garantis.

 

Mais les mâles, ne vous en faites pas, vous n’êtes pas non plus dénués de talents, vous allez voir. De toute façon, sans nous elles ne feraient pas grand chose et pile et face.

 

Pause. On va s’en griller une petite. Le temps de bien avaler tout ça.

 

Mais comment se fait-il que ça se fait ? D’où viennent ces différences qui font de nous des êtres incapables de se comprendre ? Prouve scinetifiquement. Et pourquoi on ne nous l’apprend pas tout petit ?! Ça nous éviterait tellement de conneries. Des deux côtés.

 

Les chercheurs expliquent ces nombreuses différences biologiques et fondamentales par la sélection naturelle tout au long de plus d’un million d’années d’évolution de l’espèce. Elle aurait modelé nos cerveaux et nos organes des sens.

 

L’homme s’est adapté à la chasse sur de grands espaces impliquant une poursuite muette du gibier pendant plusieurs jours, puis le retour vers la grotte d’où son sens de l’orientation. Donc peu d’échanges verbaux. Pendant ce temps, le cerveau de la femme s’est adapté à l’élevage de sa progéniture et au partage verbal dans le cadre restreint de la caverne. Ainsi et sur le plan purement biologique, laissons tomber l’éducation qui s’y rajoute, les hommes sont programmés pour la compétition et les femmes pour la coopération. Essaie un truc. Pose un ballon par terre et tu verras qu’un garçon shoote et qu’une nana le ramasse et le serre contre elle. Un ballon de foot ?! Et partout dans le monde !!! Nos différences sont donc indépendantes de notre apprentissage de la vie mais bien directement liées à nos hormones que voici.

 

La testostérone développe la force musculaire, la vitesse de réaction et l’impatience. Quatre vingt douze pour cent des conducteurs qui klaxonnent sont des hommes.

 

Lecteur, je te liste tes capacités comme promis : l’agressivité, la compétition, l’instinct de domination, car le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce. Tu fonctionnes encore comme un grand singe. L’endurance et la ténacité, la cicatrisation des blessures, la barbe et la calvitie, on peut pas tout avoir.

 

Tu vois de loin pour repérer les animaux, même en plein centre ville, et les dangers que tu flaires à longueur de journée. Doué pour le lancer de précision, tu sais t’orienter dans l’espace pour ramener le produit de ta glorieuse chasse jusqu’à la grotte, ou à bon port ta belle qui n’a pas su lire la carte, tu es con de lui avoir demandé. Tes hormones te donnent le goût du risque, la soif d’aventure, le besoin d’expériences nouvelles qu’elle ne comprendra jamais vu son obsession à être sécurisée. Les génies tout comme les fous sont le plus souvent des mâles. Et tu es irrésistiblement attiré par des femelles jeunes à protéger et surtout capables d’enfanter.

 

Quant à toi lectrice tes œstrogènes développent les mouvements de précision. Tu peux plier plus facilement chaque doigt séparément. Ta graisse qui te prend la tête et enrichit les labos, est là pour protéger et donner des réserves à ton bébé. Ta mémoire verbale est prodigieuse, genre je t’ouvre un dossier vieux de dix ans. En un million d’années tu as développé la vision de près et grand angle pour repérer ta progéniture et toute intrusion étrangère, l’ouïe et le chant, jusqu’à être six fois juste plus souvent que ton partenaire. Ta reconnaissance des sons est bien meilleure, pour entendre ton nain au milieu de la marmaille qui hurle au fond de la crèche. Tu reconnais et nommes les couleurs avec plus de précision grâce à ton chromosome X. Et tu es irrémédiablement attirée par un mâle dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu donc moins jeune mais capable de te protéger.

 

Des questions ?





 8 janvier 2014. Je suis con !!!



J'ai regardé les infos. Je m'étais promis de ne plus jamais jamais regarder les bulletins nécrologiques. Loupé. Heureusement, c'était sur TMC, ils font court.  C'est pas terrible hein ? J'ai calculé que depuis que je suis en âge de comprendre la télévision, j'ai bien du voir une bonne vingtaine de millions de morts. Je l'ai coupée en frissonnant, lourd du poids de la misère du monde et furieux de constater à nouveau le pouvoir de la peur. Il suffirait de si peu de choses pour changer les choses.
BS : Les Enfoirés, le Pouvoir des Fleurs.



 

 

 




26 décembre 2013.

≈ Ça gache un peu le goût de mes plaisirs...≈

 


Je déteste les points de suspension mais ils sont nécessaires. Car bien sûr je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui ne connaîtront pas "la magie de Noel" comme le râbachent les américains va-t-en-guerre. Je pense à ceux dont le Père Noël aura oublié leurs petits souliers. Je ressens la peur de celui qui est en train de se demander, là, maintenant !, s'il verra le jour se lever et s'il lui a apporté tous les beaux joujous que je vois en rêve et que je t'ai commandé. Je viens de la réécouter. Je suis consterné. A part un petit conseil sur le froid, c'est ni plus ni moins qu'un bon de commande. Bref. Quand je vois à la télé comme si j'y étais, de tous les combats, quand je vois la guerre, le sang, la fureur, les cris, je prie.

Je prie mon dieu à moi. Pas le barbu, pas catho ni juif ni musulman ni que sais-je encore, il y a tant de dieux et de déesses. Je prie l'Amour qui a ses raisons que la raison ignorent. Je l'appelle aussi la Source, l'Univers, mon pote à moi qui m'aime très très très fort, femme et homme à la fois. Je m'assoie sur ses genoux, je pose ma tête dans le creux de son épaule, mon front dans son cou et le coeur gros je laisse couler mes larmes sur nos misères. Serré dans ses bras et vite rassuré, les yeux dans les yeux, mon sourire timide, le sien aimant, je lui demande :
- Dis, donne-nous juste un peu plus d'amour. Montre-toi un peu, s'il te plait.
Je tairai sa réponse. Elle est évidente. L'amour dit toujours oui. L'amour guérit. L'amour sauve. Oui, et c'est autour de moi en en donnant de plus en plus que je peux embellir la vie. Voilà ma première résolution. Savoir donner. Et qui sait renaître de mes cendres.

 Bonne année. 
Bande-Son : Love is all, Savoir aimer.
 

 

LOVE IS ALL WHAT WE NEED
LOVE IS ALL
LOVE IS LOVE

 

 





12 12 2013.
A l'approche de sa naissance.

 

Publié chez :

     Jésus a-t-il fait l'amour ?



 

 

C'est un article qu'a publié le rédacteur en chef de Oulala, un quotidien en ligne où j'ai fait deux fois la Une et souvent la première page. On s'est rencontrés par hasard, s'il existe. Son fondateur a aimé, un maître, un grand, maire, peut-être aujourd'hui député, je plains ses collègues.

Tout le monde peut s'y inscrire, tout le monde peut soumettre ses articles, ses coups de gueule, sa vision des choses. Les meilleurs sont publiés. J'ai été l'un de ses journalistes pendant deux ans, il n'a refusé que trois articles, j'ai adoré. Je n'ai plus l'énergie aujourd'hui pour contribuer. Mais si je le pouvais, j'y serai encore. J'ai pu tout dire.

Pour celui-là, j'ai eu droit à deux styles de commentaires :
- Bravo ! Merveilleux deuxième et troisième degré !
J'ai écrit :
- Merci !!!
Ca suffisait, il avait tout compris. Et puis, bien sûr :
- Quelle honte ! Jésus a-t-il baisé ? Vous me dégoûtez. Votre texte n'aurait jamais du être publié.
Parce que je l'ai carrément appelé comme ça au début, Jésus a-t-il baisé ? Ca sonnait bien. Histoire de chercher l'homme, le mari, le père dans ce bonhomme mort dans d'atroces souffrances au nom de l'amour. Ca fait si mal l'amour ? Bref, je le voulais comme moi incarné sur Terre, qui a tout essayé, y compris l'amour charnel. Mais en écrivant mon nouveau bouquin, je me suis aperçu que je n'avais jamais baisé. J'avais fait l'amour à chacune de ces femmes que j'ai bibliquement, la preuve, connue. Alors je change le titre pour toi, pour lui, pour moi, pour nous.
Au lieu de rentrer dans de longs débâts inutiles, je lui ai gentiment écrit :
- Je suis désolé d'avoir froissé votre sensibilité. Je vais peut-être changer le titre ? Cordialement. Christian Pélier.
Je ne l'ai jamais changé. J'avais trop de lecteurs. C'est aussi ça le journalisme, il faut des titres accrocheurs.

Il est là. Si tu as envie de lire ma vision de la chose.

Pour ceux qui sont déjà choqués, pardonnez-moi mes offenses comme vous pardonnez à ceux qui vous ont offensés.

Au fait ! C'est moi sur la photo !




Love is an unknown destination : Bande-Son, Destination Calabria.





 





9/11/2013. Le contrat qui nous enchaîne.

 

 

Qui ne dit mot, consent !

Cadeau d'un anonyme sur le net.

 

 

" Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu.

Voici le contrat "reconductible par tacite reconduction" que nous signons chaque matin en nous réveillant, simplement... en ne faisant rien.

 

      
1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants.

2) J'accepte d'être humilié ou exploité à condition qu'on me permette à mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.

4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront à dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélève une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients.

5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche, je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états.

7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale.

8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte.

9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer.

10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. J'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront.

12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclut du système si elle n'est plus assez productive.

14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures.

15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes âgées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet.

16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier à quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète.

18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agro-alimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale.

19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence.

21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.

22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agro-alimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques.

26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine.

28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger.

29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

30) J'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer.

31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie."




 

 

Mercredi 16/10/2013.
Mon fils.

C'est un grand sage du haut de ses vingt et un ans. Il est chez nous, il a les clés et ma carte bleue depuis trois semaines. Mon fils est un philosophe :
- Pourquoi tu ris ?
- J'ai effacé tout mon portable.
- Tout ?
- Tout.
Et il souriait les yeux dessus :
- Mais à ta place je serais fou de rage !!!
- Ben c'est dur, mais c'est fait.
- Mais tu ne râles même pas ?
- Si ! Mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? C'est fait.
- Tu m'épates.
Je l'ai regardé les yeux écarquillés. Quand ça m'arrivait je devenais fou, envie de jeter l'ordi contre le mur, en rage de devoir tout refaire, me traitant de vrai con parce que je n'avais pas fait de sauvegarde :
- Et j'ai pas fait de sauvegarde. J'aurais du mais je l'ai pas fait.
- Tu as perdu quoi ?
- Tout.
- Tes musiques aussi ?
- Tout.
- Et tu rigoles ?
- Ben oui, c'est fait.
C'est fait. C'est du passé. Pas la peine de regretter. C'est fait. Je l'ai regardé avec une profonde admiration. J'ai entendu Mylène Farmer, laisser le passé au passé. Puis j'ai lancé un grand bravo à sa mère, plein d'amour et de reconnaissance. Je l'ai remerciée d'avoir si bien guidé toute seule notre fils. Elle en a fait un sage dont je suis aujourd'hui l'élève :
- Je t'admire. Bravo mon poulet ! J'ai reçu une grande leçon.
- Il est trop fort ton fils ! Comme son papa.
Mon Juju c'est quelqu'un. Et ce n'est pas le papa qui écrit !
- Ta vie sera belle.
- Oui mon daron.
Si je pouvais être comme lui... Mon fils est un sage. Tout droit sorti de mes coucougnettes. Sacré spermatozoïde ! Divin ovule. Merci la Vie. Merci Julien.
 
Il aime, j'aime. Grâce à ma Muse, Nathalie. Yes, but it's not a dream because we realize them together : Bakermat, Vandaage.




29/9/2013. Sur les murs de mon atelier ?

Bouddha. Je l'aime bien. A part ses journées sans bouffer, il ne me prend pas la tête. D'ailleurs il n'a pas créé de religion. Sur mon frigo, une phrase qui en interpelle beaucoup :
- Rien n'est anodin.
- Rien n'est anodin... Comme d'être là avec toi ?
- En priorité.
Et puis il y a autour de mon bureau parsemé de symboles magiques, un scarabée d'or, ma petite soeur, le Laguiole de mon père, André et moi dans un cristal à huit faces, un hibou pour donner de la magie à mes mots, une boule ying et yang, une étoile à cinq branches, il ne manque que la bougie, il y a des petits rappels :
- J'y arriverai.
- Je considère mon livre comme un dossier compliqué que je mène à bout.
- Ecrire est un travail.
- C'est normal que ce soit difficile !
- J'apprends de mes erreurs.
- J'ai le temps.
Et sous la couverture de mon nouveau bouquin en travaux de finitions, "C'est beau une femme" :
- Ecris les odeurs, les bruits, le visuel, les goûts, les sensations, les émotions.
- Chaque mot est un geste.
- Je suis un homme ET un écrivain.
- Réaliser un grand rêve c'est faire les efforts à sa hauteur. Pour ma dernière femme.
- Je veux déguster les fruits de mon travail.
De quoi me calmer, me rassurer, me rappeler que de tous mes métiers, écrivain est le plus compliqué :
- Un don et une malédiction, dirait Monk.
Dans mon atelier rien n'est anodin, c'est vrai :
- C'est chaleureux chez toi...
- Merci ! C'est ce que je voulais.  
Bande-son : il est libre Max.





24/9/2013.
Tel est aujourd'hui mon chemin. Apprendre à aimer, donner sans ratures ni demi-mesures et m'en aller. Un sacré chemin... Bravo Florent : 
Bande-son : Savoir Aimer, Florent Pagny.



21 septembre 1962.
Bon Anniversaire Isabelle !
Elle avait quinze ans, elle était belle, elle souriait. Elle aurait eu 51 ans sur notre terre, elle n'a plus d'âge là-haut. J'en avais 17 quand elle est partie par une belle après-midi ensoleillée d'un beau mois de juin. Pendant des mois, j'ai écouté Cabrel :
- Elle a rejoint le ciel, elle brille à-côté du soleil, mais si depuis ce soir-là je pleure, c'est qu'il fait froid dans mon coeur.
Pas dans tout mon coeur  ! Car il y a plein de place pour ceux que j'aime, pour ceux qui sont là. 




29/8/2013. Je ne vous parlerai pas d'elle.

 

Elle m'appelle mon cricri. Elle est ma meilleure amie. Je ne vous parlerai pas de ce qu'elle fait pour moi, de son empreinte indélébile dans mon atelier, de nos soirées mémorables jusqu'aux levers des jours. Chut, c'est entre nous. Je ne vous dirai pas la joie qui m'inonde quand elle rit, qu'avec elle il m'arrive de ne plus avoir mal. Et pas un mot sur nos petits mots rien qu'à nous ni sur nos secrets protégés comme Fort Knox. Aucun sur notre chanson et les grands rêves que nous réalisons ensemble. Non, je ne vous parlerai pas d'elle. J'en ai déjà trop dit. Tout ce que vous avez à savoir c'est qu'elle est ma meilleure amie et que je dis tous les jours :
- Merci la vie. Merci de nous avoir guidés l'un vers l'autre.
Bande-son : Céline Dion et Garou, Sous Le Vent.

 

 

23/8/2013. CARTE POSTALE

Tout va bien !! J'écris entre deux à six pages par jour, mon style s'affirme, les mots me parlent. Il arrive même qu'ils me disent qu'ils sont à leur place. Le truc de ouf ! Orgasmique. A part ça il fait beau à Marseille, comme d'habitude. Je suis tranquille, pépère, prêt à travailler. Ce soir je me fais une pizza-rosé ! Et toi ? Ca roule ? Raconte !!!
Tendres bisous.
BS : Zouk Machine.




21/8/2013. Probablement ?

Un extrait à deux vitesses. Un futur qui se rapproche de moi mais n'est pas encore là. Mes mains s'engourdissent mais je compose encore et toujours, je mourrai sur scène. Et il y a tant de gens qui m'aiment et qui m'aident que je leur dois de durer encore un peu. Appelez-moi Duracell  ;-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est beau une femme, page 109.

 

- Rien comparé à toi. Moi, je vais recourir, pas toi.
Il l’a aimé très fort. La leçon avait servi :
- T’inquiète pas, j’ai couru pour plusieurs vies.
Il s’est remis à tapoter à une vitesse incroyable :
- Excuse-moi, c’est ma copine. Elle me prend la tête pour samedi.  

 

Il a imaginé ce qu’il avait vécu. Qu’est-ce qu’on se fait comme bosses dans une vie. C’est le métier d’homme qui rentre, dommage que ce soit parfois douloureux. Et ça commence tout petit ! Tomber et toujours se relever, comme un chat toujours retomber sur ses pattes. Il a appris comme lui à relativiser, surtout quand le moral descend. Quand sa joie de vivre le quitte, ça lui arrive parfois, de moins en moins souvent car il travaille l’avant-dernière étape du deuil de soi, l’acceptation. Quand il rêve qu’il court et se réveille subitement paralysé jusqu’à la tête, étonné que rien ne bouge, avant de revivre en accéléré chacune des étapes de sa lente agonie. Quand les douleurs le submergent, dans ses jambes glacées et ses pieds broyés dans des étaux. Quand il ne voit plus le ciel, le soleil et la mer, la Terre et sa beauté, quand il ne veut plus s’entendre dire qu’il est en train de la quitter, déjà un pur esprit, il l’espère. Quand il sait qu’il est déjà un fardeau et voit s’approcher le moment où il ne pourra plus parler, piégé dans son corps insensible, peut-être aveugle, sans odorat, que les oreilles, sous respirateur, incontinent, dyalisé, nourri par perfusions, tourne-retourne pour les escarres, incapable d’en finir sans une aide qu’il ne se sait pas capable et ne pourra plus demander. Quand sa volonté de lutter sera épuisée, le décompte à rebours passé du dernier mois aux derniers jours. Avant que l’ombre ne s’abatte à ses pieds pour voir l’autre côté… Il chasse à toute vitesse son désespoir en chantant à tue-tête Il Est Libre Max. Du Wurlitzer illuminé dans le plus beau coin de ses pensées, c’est celle qu’il met le plus souvent. Avant Show Must Go On, but my smile still stays on, Quelque Chose de Tennessee, à vous qui le cœur en fièvre et le corps démoli mettaient tant de grâce à vous retirer du jeu, Il Changeait La Vie, inspiré chaque jour de son souffle et de ses cris, la Maison du Bonheur, chien qui dort et qui veille au bas du lit, Doux comme un matou velours un cachou, C’est une Belle Journée, belle, la vie est belle, immortelle je vais me coucher. Et Come What May, quoiqu’il advienne je serai toujours à tes côtés, qu’il veut à son enterrement sans prêtre ni fleurs coupées ni tralalas et des sourires et un big-band comme à New Orleans et des habits blancs comme en Inde. Il veut sa mort aussi joyeuse que sa naissance. Grand est son choix pour perdre sa propre importance car le monde continuera à tourner sans lui, toujours vers plus d’amour, Gandhi l’a dit. Une fois l’ultime peur retournée à l’imaginaire, qui peut prévoir le futur ?, il se sent à nouveau prêt à mettre de la magie mine de rien dans tout ce qu’il fait. Et sur un fond de calypso, il lève son T-punch aux enfants du Centre que sa mère appelle des anges promis à un merveilleux et doux et chaud paradis où il lui tarde, il ose l’avouer comme elle, de retrouver sa petite sœur. Quand il pense à ce qu’il a vécu et qu’ils ne vivront pas, il mesure son immense et stupéfiante chance. Puis il se récite la prière des alcooliques anonymes, son long mantra et finit son cercle vertueux par un merci la vie plein de gratitude :
- Merci Matthieu.
- De quoi ?
- De penser aux autres avant toi.
Il s’est cassé le bras, la jambe, le bassin. Il est en chaise roulante depuis deux mois, il a peur de se relever, mais il a pris une marmite d’humanité. Malheureusement parce qu’il n’est pas masochiste, à quelque chose malheur est bon. Même s’il est des destins tragiques qu’il ne comprend pas plus que la cruauté masculine responsable de bien d’entre eux.  


Merci pour ta main tendre et légère sur mon épaule, God bless you : Doux de JJG





 

9/8/2013.
Un extrait de mon nouveau bouquin, quelques mots sur un homme extraordinaire pour qui j'éprouve un immense respect.

 

 

 

 

 

C'est beau une femme, page 124.

Dans sa voiture, en route pour un concert dans le nord, Dave devant, protocole oblige, Michel derrière, muet comme une carpe, jaloux comme une teigne, ils ont discuté des heures. Au déjeuner, il l’a voulu à côté de lui, la place de l’autre qu’il a vu avaler sa salive. Comme Franck Fernandel, il ne se la racontait pas. Ils ont abordé de beaux sujets, se sont trouvés des points communs :
- J’aime ta finesse. Parle-moi de ta vie.
Ils ont échangé leurs points de vue. Il lui a parlé de son métier qu’il aime aussi fort que son compagnon de longue date. Ils ont ri de leurs atomes crochus. Il a admiré sa force. Il faisait trois-cent concerts par an, ce qui exige une discipline d’athlète de haut-niveau. Il n’a pas chanté dans la voiture car il préservait sa voix, mais il a exigé qu’il soit en backstage, tout près de lui. Il est monté sur scène sans rites ni tralalas, l’air heureux et débordant d’énergie. Entre ses tops, quelle voix, il a découvert avec surprise et bonheur des chansons qu’il ne connaissait pas et lui en disait plus long sur la chance qu’il avait d’avoir rencontré un si bel être. Après plusieurs rappels, il l’a pris par les épaules en souriant :
- Viens dans ma loge.
Ils ont câliné en riant le nounours d’une petite fan qu’il a fait monter sur scène, il lui a donné des détails hilarants sur les premiers rangs. Il n’était même pas fatigué. Ils ont continué à papoter durant le retour trop rapide même à cent-dix sur l’autoroute. Devant la porte de son immeuble, il avait de la brume dans les yeux, Dave lui a donné son adresse et son téléphone :
- Tu viens à la maison ! On va te soigner.
Il n’a jamais osé le rappeler. Et Michel mettait son véto. Sa grandeur d’âme, sa beauté, sa voix, son talent, sa célébrité, le jaloux l’ont intimidé. Si seulement son père lui avait dit :
- La timidité nuit à la santé.
Alors s’ouvrait à lui un inconnu de toute beauté. Comment pouvait-il en être autrement auprès d’un homme aussi rayonnant ? 





14/7/13

J'y étais, j'ai lu et relu, j'ai aimé :

 

 

 

La Mutation Nécessaire

de André Suzanne. Il est sur mon bureau, à ma droite. C'est mon talisman. J'y pose mon eau dessus pour qu'elle y puise une belle énergie. Il ne me quitte jamais car il m'apprend beaucoup. Du rien au tout, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, j'ai voyagé dans l'espace et le temps vers un beau futur que nous avons les moyens de créer dès aujourd'hui :

 

"Allons-nous laisser nos instincts primaires anéantir le prodige de nos vies, de nos consciences, de notre savoir ? Alors que nous avons le pouvoir de changer notre destin."

C'est son premier livre, il est déjà sur le deuxième. On l'a arrosé au Saint Emilion le jour de son anniversaire. Il me l'a offert et dédicacé. Je suis un homme comblé.

Il est simple et facile à lire, richement documenté. La science avec lui devient claire comme de l'eau de source. Un jour, je lui ai demandé :
- Pourquoi tu ne l'appelles pas La Création pour les Nuls ?
Et je me suis aussitôt rattrapé :
- Non, ils ont du le déposer. Comme tout le dictionnaire. Et La Mutation Nécessaire c'est si beau. Et si vrai.





 

22/6/13.

Je suis con ! J'ai écouté les infos. Si. La première fois depuis six mois. Les poils hérissés, le coeur à cent à l'heure, j'ai vu l'enfer. Et j'ai plaint ceux qui y plongent avec délice tous les soirs, accros à la moindre goutte de sang, bien assis autour de l'arène :
- C'est l'heure du journal !
Et qui avalent après un somnifère, comment dormir dans cet enfer ? Nous sommes le premier pays consommateur d'anti-dépresseurs et anxyolitiques, j'ai compris la raison. En entendant ce qu'il se passe à des milliers de kilomètres de moi comme à deux pâtés de maison, j'ai vu la cruauté sans bornes du mâle dominant et la nature qui le menace d'extinction, les signaux sont au rouge depuis belle lurette.
- Fin de l'expérience, ils sont trop cons. On va en garder quelques uns au cas où mais il va y avoir du boulot. Quand on voit ce qu'ils ont fait de leur paradis.

Quel con. Mais j'écrivais et je ne pouvais pas m'arrêter pour changer de chaîne. C'était stupide mais j'étais inspiré. Pas au point de ne pas entendre le flot de mauvaises nouvelles et de morts de la journée. Je me suis senti coupable, je me suis dit qu'il valait mieux ne pas me plaindre, j'ai eu peur que ça m'arrive. Et entre deux mots, une voix me disait :
- A qui profite le crime ?
De nous effrayer, de nous faire peur, exprés, pour mieux nous museler. 

Et quand enfin j'ai pu quitter mon clavier pour couper cette foutue télé dont je suis addict, je me suis rappelé qu'un journal composé uniquement de bonnes nouvelles avait pris un bide. Le spectateur assidu est celui qui ralentit pour bien voir le sang sur le bitume. Les mauvaises nouvelles leur font du bien :
- Heureusement c'est pas nous.
- Tu te rends compte ?...

On tourne en boucle, l'offre répond à la demande et l'humanité est terrifiée, dépressive. Et ses peurs deviennent réalité. Comment sortir du cercle ? J'ai décidé de ne plus jamais jamais en voir un. Ca baissera mon anxiété. De toute façon, je n'y peux rien.

Et j'ai prié ma déesse, mon ange, mes guides, mes maîtres, mes messagers, mes aimés au ciel, de me donner la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse de savoir faire la différence entre les deux. Je me suis tout de suite senti moins coupable, ils sont forts là-haut. Et j'ai pu écrire cet édito en (presque) totale impro. Bien sûr, je leur ai dit :
- Merci.
Bande-son : Quand on n'a que l'amour, Jacques Brel.




9 juin 2013.

J'y ai vécu, j'ai aimé.
  

 

Pas un bruit ne trouble le silence
Seule la nature s’exprime
Dans ce coin de terre
Ni voitures ni cris
Envolée la rumeur sourde
Des villes assassines
Juste le vent dans les pins
Le tic-tac de l’horloge
Le ronflement du chien

Et le chant des Baumes

 

Francis Lalanne, la Maison du bonheur.




05/06/13.

Je sors de chez le neurologue... Le symptômes qui s'aggravent, mes mains qui se crispent, mes quatre doigts manquants, mes pieds dans un étau, mon corps qui tremble de plus en plus, mon anus qui déconne, il a fait oui de la tête devant l'inéluctable. Le légume que je vais devenir et qui espère avoir assez dit qu'il ne veut pas d'acharnement, il le connait. Son seul souci, je l'ai lu dans ses yeux et sur ses ordonnances, quatre, est de me faire durer le plus longtemps possible. Je l'ai admiré.

Et puis je l'ai appellée. Pour tout lui raconter, on est comme deux meilleures copines. On s'est marré de la tronche du toubib, on a parlé déco pour mon atelier qu'elle embellit au propre comme au figuré. Je lui ai demandé comme elle allait, elle m'a parlé d'étoiles et de toutes ses idées pour que ma vie soit la plus belle possible.

Je l'ai trouvée. Et où que j'aille elle est avec moi. 

A toi amie, muse, Femme : Michel Fugain, Comme un Soleil. 
17/05/13

Comme ça, pour rien, j'ai pensé à lui. A sa voix sans poumons quand me quittent mes mains. Ou "n'écris jamais la fin" ? Dur dur pour un écrivain.

Je l'écoute, je l'entends, assis sur mon fauteuil roulant fétiche, interdit de me l'enlever, il me donne des mots. Ils l'ont fait une fois pour améliorer mon confort, pour que ma colonne se redresse, mon bassin retrouve une position "normale", jusqu'à ce que je leur dise :
- Oui. Là j'ai l'air dun homme. Mais comment on adapte Mon fauteuil ?
- Sans problèmes.
Il aurait dit :
- Tout est prévu pour !
J'aurais joui. Dans ma tête. Encore trois mois ai-je appris à force de questions, je peux être insistant. Je m'en fous, je suis bien avec lui, inadapté comme moi.

Gregory a laissé un message qui me touche. Un dépassement de soi qui me donne une raison de durer, j'adore Duracell. Ecrire sans mes mains ? Chanter sans poumons ? Il l'a fait. Je peux le faire.

Comme ça, pour rien, pour personne, est-ce que ça existe ? A toi le jusqu'au boutiste ! Que l'univers me donne ta force.

Merci Gregory.



 


2/5/13
Extrait de "C'est beau une femme", en cours de construction, putain de boulot !
pelierc@yahoo.fr

Les fesses de Nathalie lui rappellent celles de Marilyn qui aimait courir cul nu devant ses yeux ébahis pour en faire un satyre à laquelle elle se donnait sauvagement. Sous un soleil ardent ou à l’ombre d’un sous-bois jonché d’épines, ça lui plaisait. Sur le sable d’un lac carte postale, bonjour les dégâts, contre le chêne séculaire de la maison familiale. A même le grès du mont qui dominait le village et sa verdoyante vallée. Entre terre et ciel dans le feu de leur passion et l’eau de leur transpiration. C’est si bon dans la nature. Nus comme elle. Il avait l’impression d’être plus complet que dans la chambre.

Dans le garage, les filles à côté, dans chaque pièce de la maison, chambre de la mère excluse, trop de croix. De toutes ils préféraient la salle-de-bain, en raison de son nombre de rebords… Il déteste les trois petits points, il n’aime pas ne pas finir ses pensées. Celui du lavabo, du bidet, de la baignoire, de la machine à laver, du placard, la porte, le carrelage. C’est simple, il ne peut plus rentrer dans une salle-de-bain sans penser à elle. Pareil dans une cuisine, leur deuxième favorite. Il se marrait le matin quand son acariâtre de mère prenait son petit-déjeuner sur la table où ils avaient pratiqué la veille des positions géniales. Quelle fabuleuse aventure.

Il croyait avoir tout fait, tout vu, tout compris, même les cas les plus difficiles, mais il était bien loin du compte. Et il n’en revient toujours pas. Jusqu’où seraient-ils allés ? Elle n’avait pas de limites et faire l’amour était son meilleur médicament. Ils oubliaient tout l’un dans l’autre, ils étaient là, sans pensées parasites, affranchis. Qu’elle était belle. Aussi dingue que la célèbre ce qui la rendait encore plus envoûtante. Il l’aime encore. Il a réussi à oublier son nom mais dès qu’il entend son prénom, il ressent un pincement au cœur. Il a perdu sa trace. Un de ses grands rêves secrets, avant de, est de la retrouver pour lui dire :
- Tu m’as tant manqué… Comment tu vas ? Je veux tout savoir. Es-tu heureuse ?
Et ils parleraient des heures car un tel amour ne peut disparaître.




30/4/13. En demi-teintes.

Mes mains s'en vont comme l'on fait mes pieds, mes jambes, ma queue, mon ventre. On me lave, on m'habille, on remplit mon frigo, on décore mon atelier, on me fait du bien... Le pied, je peux écrire tranquille, peinard, pépère. Mais combien de temps me reste-t-il avant que mes reins lâchent, puis mes poumons ? Ca fait mal de mourir étouffé ? Et qu'est-ce qu'il y a après ?! Je ne peux répondre en toute certitude qu'à la troisième question, un autre monde où je continuerai à écrire. Mon âme est écrivaine, les mots sont mon temple, c'est comme ça. Par contre, ce qui m'agace, c'est que je laisserai mon oeuvre inachevée. Et que personne ne pourra la terminer à ma place. Alors, déposant les armes aux pieds de l'inéluctable, je prie l'amour de me donner le temps de terminer mon dernier livre :
- S'il te plait, je pourrai en avoir un petit peu plus ?
Avant que n'arrive ce jour que les survivants disent funeste et que je vois comme un accouchement, je dédie cet édito à ceux qui prennent tant soin de moi.  




17/4/13.

Quand je regarde la télé et que je vois l'état du monde, ce qu'on nous fait avaler, couleuvres et plats surgelés et pilules ensanglantées, ce qu'on nous cache, le mouton que je suis, j'entends aussitôt Nietzsche et JE FAIS FRONT. Je secoue ma tête d'un grand non et je répète après lui :

" Aux regards inquisiteurs, qui cherchant à forcer ta pudeur légitime, voudrait pouvoir t'enfermer dans une caricature de psychologie - toujours plus simpliste, toujours plus liberticide.
Fais front !

Aux gardiens de troupeau qui, soit par les yeux doux, soit par les crocs, s'efforcent de te ramener vers leur « droit chemin », ignorant que ce chemin n'existe que dans leurs esprits médiocres.
Fais front !

Aux chantres de la morale, laïques ou religieux, qui masquent leur frayeur puérile derrière des conceptions aussi fantaisistes que péremptoires.
Fais front !

Aux « grands enfants » qui, voulant jouer l'innocence, démontrent en fait leur immaturité.
Fais front !

Aux pseudo-arlequins, dont les facéties et les grimaces, ne sont pas le reflet d'une réelle légèreté mais celui d'un manque de profondeur.
Fais front !

Aux unijambistes moraux, qui ne jurant que par l'amour et la lumière, là-même où les ténèbres règnent manifestement, méconnaissent l'ambivalence fondamentale de tout cycle vital.
Fais front !

Aux érudits, et autres perroquets savants, qui confondent l'intelligence avec cet amas de connaissances - aussi inutile qu'encombrant pour un esprit libre - et sur lequel pourtant ils fondent leur vanité.
Fais front !

Aux esprits morts-nés, qui partant d'une révolte légitime, et d'une lucidité vertueuse, ont fini par céder aux pesanteurs du réel, sombrant dans un cynisme et un fatalisme dont ils semblent vouloir recouvrir le monde.
Fais front !

A tous ceux qui ne « demandent qu'à croire », et préfèrent se réfugier dans une idéologie grégaire et sédentaire, plutôt que de chercher ce trésor intérieur, qui leur permettrait de fonder une philosophie aussi personnelle que vivante.
Fais front !

Aux « bons vivants » qui se targuant d'être naturels et sociables ne font en fait que manifester leur vulgarité et leur instinct grégaire.
Fais front !


Garde toujours foi en toi-même, sois fidèle à ton idéal du présent, fier de ta différence, tout en évitant toute exposition vaniteuse.

Toujours prêt à aider tes compagnons d'arme, et ne cherchant ni aide, ni refuge au sein des coeurs vulgaires, continue à arpenter orgueilleusement ces terres inconnues et illimitées qui forment ton champ de bataille et ta seule véritable destinée. "





 

3/4/13. Pétard !

Vous avez été nombreux à lire mon dernier édito, un extrait de mon bouquin en cours de travaux. Quelle galère ! 456 pages à corriger, j'en suis à la page 26... Ecrivain ? Je ne sais pas si je le souhaiterai à d'autres. Bref. Il y en a même à qui ça a donné des idées. Et je connais une copine qui a voulu faire l'amour au point final. C'est si beau. Merci. Mon dernier bouquin est fait pour ça. Pour vivre, profiter, aimer, jouir de la vie, de toute la vie, le sexe très inclus. Souvent je me demande si je ne me suis pas réincarné rien que pour ça. Je l'écris aussi quelque part pour que femmes et hommes se comprennent, mieux, un peu plus quoi ! Mais en premier lieu pour rendre hommage à celles que j'ai connues, que je connais et que je connaîtrai dirait Cabrel. Je me demande souvent d'où vient ma vénération pour elles, quels que soient leur aspect, la lourdeur de leurs seins, leur couleur, la finesse de leurs pieds, leurs yeux si doux. Elles donnent la vie que l'homme reprend dans ses imbéciles de guerrillas, la guerre n'existe plus mais a fait déjà plus de morts que la seconde. Pour le pétrole, l'opium, les ressources souterraines, par cupidité, mâles mégalomanes :
- C'est à moi !
- Non, c'est à moi !!
- C'est moi le plus fort !!!
L'humanité masculine a douze ans d'âge mental, ça a été prouvé scientifiquement. La femme un peu plus, la preuve, elle est mûre plus tôt dès sa petite enfance.

Bientôt un nouvel extrait, rien que pour toi.

Mon humeur en musique, la maladie me rend si libre : Il est libre Max.




6/3/2013. Faire l'amour, quelle belle oeuvre.
Extrait de mon prochain roman : "C'est beau une femme".

- Viens, j'ai envie de faire l'amour !
- Mais on pourrait nous voir !
Il n'a jamais été exhibitionniste.
- Tu n'as pas envie de me faire l'amour ?
Elle lui a montré d'un doigt directeur le sommet de la colline boisée, ça frisait l'alpinisme. Et elle avait raison, il n'en avait pas une furieuse envie. Déjà deux fois ce matin, une dans le garage contre la porte de l'escalier, l'autre sous les cerisiers en fleur d'une journée plein soleil. Il la cherchait. Elle était allongée dans le transat, nue. Ca s'est passé comme d'habitude. Tandis qu'il lui léchait les chevilles après son premier orgasme fait main :
- Viens en moi. Faisons l'amour encore.
Fantassin de Marine, pèlerin du Chemin, fana de marche et d'obstacles à dépasser, ce n'était pas la pente qui l'effrayait. Il avait visualisé les points d'appuis, c'était réalisable. La terre était meuble, mais il y avait plein d'arbres pour s'accrocher. Quant au sommet, à peine à deux-cent mètres, c'était de la rigolade. Non, ce qui l'effrayait, c'était son désir insatiable, tiendrait-il la route ? Tout ça parce qu'un jour, il l'a convoquée dans la cuisine, à deux heures du matin, la maisonnée endormie, la mère qui ronflait à côté, pour lui dire sous le néon cru :
- J'en ai marre.
Pas agressivement. Il allait lui faire un aveu des plus intimes, qui le rongeait depuis des jours, qu'il devait lui avouer sous peine de devenir maboul, qu'elle risquait de mal comprendre. Il a émis un bête :
- Heu... ?
Ils étaient nus. Il cachait son érection naissante derrière une chaise. Elle était appuyée sur l'évier. Bizarrement la blancheur livide du néon la rendait irrésistible. De toute façon, tout la lui rendait désirable. Les proportions de son corps respectaient le nombre d'or. Ses seins de trente-sept ans n'avaient pas subi l'outrage du temps. Son ventre ne portait aucune trace de ses deux accouchements et sa cellulite était réduite à sa plus simple expression. Il aimait tout d'elle, sa folie, ses passions et ses fesses encore musclées, elle devait s'entraîner en secret. Elle les lui montrait si souvent qu'il les a photographiés, fermées et ouvertes. Elle était son modèle d'art et elle aimait ça. Elle était sa préférence à lui, malgré toutes ses défaillances et le froid au fond de son coeur. Son sexe était épilé et il voyait clairement le début de sa fente. Sa beauté l'a submergé jusqu'au :
- Enlève la chaise.
Il est resté figé, et s'est raidi comme il ne le croyait pas possible après trois séances. Une dans la salle-de-bain, fou ce qu'il y a à faire entre le lavabo, le bord de la baignoire, la machine à laver, le carrelage, la porte, et dans la chambre des filles. Pareil, le coffre à jouets, l'armoire, le lit de l'ainée, la moquette. Elle a mis une heure à effacer les taches. Nue, sa présence exigée. Ils ont remis ça sur son lit, dans sa chambre de petite fille, vite fait car il fallait aller chercher les gosses à l'école. Ils y allaient toujours ensemble car il les adorait.  
- Allez ! Je vois bien. Montre-moi.
Il a obéi à l'ordre pour apparaître au garde-à-vous. Elle a souri d'un air ravi. Du coup, il s'est lancé :
- J'ai envie de te faire l'amour tout le temps, mais j'ai peur que tu me prennes pour un fou.
C'est ce qu'il était, fou d'elle. Elle a entrouvert ses cuisses, animale, sauvage, amoureuse, impatiente, son regard en disait tant :
- Fais-moi l'amour.
Il s'est précipité. Il n'a mesuré qu'après la portée de son aveu, car depuis ce jour-là elle en demandait et redemandait au point que ses spermatozoïdes n'avaient pas le temps de se renouveler. Il lui arrivait même de  ne pas jouir, ce qu'elle s'efforcait de réparer au plus vite dans la voiture.
Arrivés au sommet, elle a baissé son pantalon, remonté son T-shirt, pas de soutien-gorge forcément, l'a collé contre un arbre, défait sa braguette, et, et, jusqu'au :
- J'aime quand on fait l'amour. C'est comme si j'étais au paradis. Je t'aime si fort.
Elle s'appelait Magalie. Il l'aime encore et il la voit partout. Avec elle tout était possible. Il n'a connu sa valeur qu'une fois perdue. Il a cherché à la retrouver sans succès. Il en est encore triste mais laisse faire les choses. Peut-être ? Un jour ? Il serait alors le plus heureux des hommes et lui dirait en guise de bonjour :
- Je t'aime.

C'est joli faire l'amour. Des préliminaires, l'usinage, à l'orgasme, le produit fini comme une Rolls-Royce. Le sexe c'est la vie. Ca fait du bien, c'est chaud, tout mouillé de sueurs même en plein hiver. Elles s'échangent et participent, ça glisse mieux. Faire l'amour, c'est être au présent. Le Tantra a raison. C'est être là, tout en entier, à ce que l'on fait, complété, sur terre et dans ce nirvana qu'ils ont si bien décrit, corps et âmes réunis. Faire l'amour, c'est suspendre le temps. Oubliés les soucis, les tracas, les remords, les ressentiments, les bobos à l'ego. Aucune pensée parasite et une seule envie qui se réalise. Bien fait, c'est une danse, un merveilleux spectacle, l'étoile à cinq branches où s'unissent les cinq éléments. Faire l'amour, c'est magique.  

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

3/3/2013 - L'amour en intraveineuse

Je commence souvent par le pire, maintenant tu me connais, je l'allège de petits plus afin d'adoucir mon propos et je termine sur une belle fin. C'est mon côté américain. Deux ans à San Francisco, le top, et deux à Orlando, chez les bofs. En fait, je n'écris pas de drames, juste la vie dans laquelle je vois du bon dans le mauvais. Je ne peux pas faire autrement. C'est un Toc. Comme de ne jamais faire mourir un personnage. ... Si. Une fois. Non deux. Dans le Pont, un vieux sage de 80 ans, bel âge pour partir après la belle oeuvre qu'il a fait de sa vie. 600 pages en chantier depuis 6 ans et le préféré de maman qui le voit à l'écran. Et dans Paroles d'Ange dont je dois changer le titre. Mais sur son nuage, il se voit pousser des ailes. Jusqu'à l'envol final. J'aime bien quand il quitte son nid, les yeux écarquillés, et si léger.

Je perds mes mains, saloperie de maladie. Elles sont mes outils. Que ferai-je sans elles, car ce jour va arriver, j'ai déjà perdu 4 doigts. Les symptômes ressemblent à s'y méprendre avec ce qu'il s'est passé dans mes pieds. Mon oeuvre sera donc inachevée. Bon. Comme tout un chacun, je vais partir plus tôt que je ne l'avais prévu. Normal. On part toujours trop tôt. Le sablier se vide, le temps qui m'est imparti touche à sa fin. Je cauchemarde au propre comme au figuré. J'ai la trouille. Après les mains, ce sera les bras, puis je ne bougerai plus que la tête, comme Malik, mon pote de chambrée. J'ai indiqué à tout le monde que je ne voulais pas de respirateur. Ca fait quoi de manquer d'air ? A moins d'un miracle. Dommage que le passage soit aussi douloureux que la naissance, le pire des traumatismes selon l'avis général. Bon. On nait et on meurt et tout se transforme. Mon corps nourrira la terre qui nourrira l'homme, faudrait faire des jardins potagers dans les cimetières. Mes atomes se baladeront partout. Et j'ai une bonne idée de l'autre dimension qui m'attend. Ma petite soeur trop tôt disparue me l'a montrée. C'est que de l'amour. C'est doux, d'un blanc lumineux et serein, il y règne une température idéale. Le paradis quoi.

Inexorablement et inéluctablement, j'abandonne mon corps. Car il n'y est pour rien le pauvre ! Il est une merveille de la création. C'est moi qui suis incurablement con. J'ai du programmer l'autodestruction à cause de stress post-traumatiques sur lesquels je réfléchis encore. Beaucoup dans mon nouveau roman, "C'est beau une femme", mon chef d'oeuvre. La quintessence du don qui m'a été fait. Tout y est. Je suis heureux.

Les soignants défilent à mon chevet, sans eux je serai déjà parti. Mais dieu qu'ils m'inspirent. Si je ne parcours plus le monde, le monde vient à moi. En me lavant, en m'habillant, en me dorlotant, ils se racontent et me donnent des mots comme je leur donne les miens. On se fait du bien. L'amour, y a qu'ça de vrai.

Ainsi après maintes aventures, je suis devenu un ermite scribe. Je travaille un petit peu quand mon corps est d'accord, pour moi faut pas s'en faire je sais doser mes efforts. Je suis descendu du train et je le vois passer comme la vache, étonné de constater que l'humanité a bien douze ans d'âge, un fait scientifiquement prouvé. Une évidence qui me sidère :
- C'est à moi !
- Non, c'est à moi !!
Et on s'entretue pour de la terre comme des enfants pour un jouet. Grandir prend du temps. Zen, soyons zen. 

Alors la fin ? Elle sera belle, elle l'est déjà. Je mourrai sur scène, je ne pouvais rêver mieux. En attendant, j'en profite, je fais ce qu'il me plait et j'accomplis ma mission jusqu'au bout du bout dans un douillet cocon à distiller des mots comme le parfumeur :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16/2/2013 - Après Pompaniana.

Voili, voilou. Me revoilà après quinze jours de rééducation fontionnelle dans un institut quatre étoiles, pas cinq, il lui manquait de petites touches que mon oeil d'organisateur de voyages a noté malgré lui. Déformation professionnelle quand tu nous tiens. Mais question personnels, le top du top, six étoiles comme à Bahrein et Bangkok, le fin du fin. J'ai eu jusqu'à trois femmes ! Deux à masser mes pieds, une à me laver le zizi, un fantasme que je n'avais jamais consommé. Comme quoi la souffrance a ses gratifications inconnues auxquelles nul ne peut s'attendre. Je les remercie toutes avec reconnaissance car la tendresse est le meilleur médicament. Peut-être bien le seul, hein Nathalie ? 

A vous que la différence n'effraie pas et qui connaissent le pouvoir guérisseur de l'amour, qui le donnent sans attendre, rien que pour le geste sans vouloir le reste. Vous m'avez fait rêver. Musique, Savoir Donner de Florent Pagny.

 

 

 

 

 

 

 

 


19/1/2013. Rappel à nos chers élus et puissants :

" La mégalomanie mène à la compromission.
La compromission mène au corporatisme.
Le corporatisme mène au trafic d'influence.
Le trafic d'influence mène a la corruption.
La corruption mène à la haute délinquance."

 

 

 

 





6/1/2013

Déjà le 6 de l'année prochaine. J'aime bien le 6. Dans la kabbale, c'est l'équilibre. Et puis ça sonne bien. C'est plus poétique que le trois, qui t'arrache la glotte, ou le neuf rude et ferme, le fondement, tu m'étonnes. 
J'écris bien. On m'appelle désormais l'ecrivain. C'est chouette. C'est ce que je voulais. Mon inestimable cadeau, mon Graal.
J'ai pas le ventre plein des réveillons, et j'ai même pas trop bu. J'ai fête ça tout seul, très heureux, et satisfait que ces cons de fin-du-mondistes se soient encore plantés. Ca me laisse le temps de finir ma dernière oeuvre.
D'ici là, avant que tu me trouves dans les librairies, je ne peux pas te donner le rayon, je te souhaite le meilleur. Et y a que toi qui sais.




2/1/2013

- J'ai le temps.

Voilà ce qu'il se répète tout le temps depuis qu'il sait que la maladie a gagné. Ses mains le quittent. Après le bas, c'est au tour du haut de s'en aller. Il se désincarne tout doucement.

Au lieu de se demander ce qu'il pourrait faire de ses derniers jours, question que parait-il tout le monde se pose quand le moment est venu de se retirer, sans rébellion, il apprend à s'attendre au meilleur. Et ça marche ! 

Finalement, il est content de ce qu'il a chopé, ça lui laisse du temps pour déployer ses ailes sur des mots très simples et doux : Mary Poppins, donnez du pain aux oiseaux.




4/12/2012. Joyeux Noël et Bonne Année !

Hé ?! On a passé le 21 et on est encore là. Les Mayas ont eu leur revanche, une bonne trouille qui je l'espère aura donné quelques leçons aux cupides imbéciles.

En ces jours particuliers, même si Jésus n'est pas né le 24, je me marre, il parait qu'il y a une rare magie qui nous environne. Les américains nous en cassent les oreilles. Alors croyons-les, pour une fois, puisque c'est bon. Et profitons-en pour parler avec le coeur. Le mien est avec tous ceux qui le passeront seuls, malades, à l'hôpital, sans un appel, ou déprimés, le coeur lourd de regrets et d'attentes non comblées. Putain d'attentes !

Puis il souhaite le meilleur à ceux qu'il aime et ne le quittent jamais. Il aimerait te dédier ses mots rien qu'à toi mais l'énergie lui manque. Bientôt la perf et un peu plus de tonus pour te dire combien je t'aime.

Et pour lui, pour moi ? Que chacun de mes mots soient un geste, garder mes mains le temps de finir mon bouquin, j'ose, mon oeuvre. Et me laisser aller sans réfléchir dans le sens du courant. Inch'allah qu'ainsi il soit.


Et à mes 41844 lectrices et lecteurs, il vous hurle :
- Ecrivez vos rêves !
Ils se réaliseront plus vite. Garanti sur facture. Et pas question de bonnes résolutions à la con que tu ne tiendras pas, tu le sais. Juste une tendre douceur et un peu plus, jour après jour, d'amour pour toi.

Que ton dieu intime te bénisse.
Gros bisous.
Christian.



 

 

 

 

 

17/12/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le début de mon prochain roman. C'est dur le début... Les décors, l'introduction des personnages, le ton du bouquin. Il m'a fallu des heures et des heures pour le ciseler, que tout y soit sans lourdeur. Si tu as envie de lire la suite alors j'ai réussi. Tu me dis ? 04 91 68 33 37 le matin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il sourit pendant que Nath l’accompagne à sa chambre en courant, comme d’habitude. Il roule à fond et le fait exprès,  ils ne peuvent plus s’en passer.
Il se retourne vite fait, pas question de se prendre le mur. C’est si beau une Nath qui court. Il est bluffé et la plupart du temps, il reste la bouche ouverte, regrettant d'être né homme. Elle préfère Nath à Nathalie, pas lui mais il la suit
Sa poitrine menue se balance bien sûr, comme remuent ses jeunes fesses qu’il admirera quand il va ralentir. Mais aux détails il préfère l’ensemble. Sa grâce est un délice dont il n’est jamais repu. Qu’est-ce qu’il l'aime. Qu'est-ce qu'il les aime ! Infiniment, comme un fou, comme un soldat, comme un homme qu'il n'est plus.
Il ralentit pour se mettre à ses côtés, toujours un œil sur le lyno décoré de labyrinthes, normal en ces lieux hospitaliers, l’autre sur son corps de profil que moule sa blouse blanche qu'elle a fait reprendre, appréciant chacun de ses mouvements en expert aguerri.

 

 
A ma muse, Nathalie. Je t'aime fort : Sous le vent, par Garou et Céline Dion.




 

3/12/12.
Bientôt le 12/12/12. Il adore quand ça tombe juste, comme Monk. Et puis viendra ce fameux 21. C'est fou cette peur de la fin du monde inscrite dans l'être humain depuis la première nuit de son temps ? Peur que le ciel lui tombe sur la tête. Peur du grand bug. Peur des témoins de Jéhova, il en connait. Et voilà la peur des Mayas qui submerge la planète. Une toute petite civilisation en vient à bout d'une grande qui l'a décimée. L'effet boomerang. Il s'en fout. Naître c'est mourir. Tout ce qui lui importe c'est que ce soit rapide et sans douleurs. En attendant le sourire aux lèvres, il en profite pour dire plein de je t'aime et s'adonner à sa vocation, page 450 de son nouveau bouquin ! A l'écriture : Vivo per lei.




23/11/12. Il en rêve encore... Même s'il sait que c'est pur délire car jamais il ne renoncera aux parfums de l'été et ne lui en demandera autant. Ce qui le rassure dans son conte de fée, c'est qu'il n'est pas le seul à y songer au coeur de nuits entre rêves et réalité : Michel Fugain, Elle doit venir comme vient le printemps... Et s'il m'arrivait alors de tomber, c'est elle qui me relèvera. Coucou Nath !




12 novembre 2012. C'est la saint Christian. Qui était-ce ? Sympa, parti tranquillement ou martyr dépecé ? Il sait qu'éthymologiquement cela veut dire fidèle du christ. Il ne l'est pas vraiment quand il lit toutes les conneries écrites sur lui, mais il aime le rebelle qu'il a été, le pourfendeur de croyances, le messager de l'amour. S'il est fidèle, c'est à ce bonhomme là dont ils ont dit n'importe quoi. Si les bigots le lisent, il leur dit salut. Il aime Yeshoua, Gandhi, Marie, Isis, Siddharta, Krishnamurti, Mohamed, Jung, Castaneda, les hommes et les femmes quand ils lui parlent d'amour. Et regrette que le message ait été détourné par vanité. Mais les disciples un jour tuent le maître pour jouir de sa gloire. Ainsi soit-il et il s'en fout tant que l'amour continue son bonhomme de chemin. 
Aujourd'hui c'est sa fête grégorienne ! Il n'a pas fait exprès mais la Heineken n'est pas là par hasard.
Il lève son verre et te dit :
- Bonne fête !




4/11. Putain ça passe vite ! Bientôt l'anniversaire de ma fille, Noël et le jour de l'an, pour ceux qui ne croient pas aux prédictions Mayas, ceux qui s'en foutent du on dit et continuent avec sagesse leur vie loin des rumeurs d'une humanité dépressive.
J'ai trois moments magiques qui m'attendent. Mon bouquin est en bonne voie, ma passion se porte bien. J'ai un toit de tuile rose que chauffe notre soleil du midi. C'est dimanche, le jour où dieu lui-même se reposa. Il parait... La télé ronronne avec le frigo, les voisins dorment encore, aucun volet n'a claqué, Dorothée doit être contente.  J'ai un boulot fou ! Une mouette rit, je souris. Le temps passe vite pour sûr, mais quel beau présent me dit-elle. Allez, je suis à ce que je fais.  






11/10/2012 calendrier grégorien. Parce que les bouddhistes, les indiens, juifs, hindous, mulsumans, les grandes catégories et chaque tribu ne vit pas en 2012. Ca m'hallucine. Pour certains c'est l'an 5000 et des poussières, voire plus ou rien du tout pour les peuplades inconnues ou chaque jour se suffit à lui-même. Alors qu'on est tous ensemble sur la même planète ! Pas à la même heure ni au même jour... Quel bordel. Des fois, je n'ose plus dater mes éditos.

10 jours sans édito. La redescente du shoot de cortisone, mon fils et sa copine à la maison, du grand bonheur. Des soirées arrosées jusqu'à pas d'heuree, des surprises à gogo, de l'amour, des rires et la force d'avouer les faiblesses de mon corps qui  ne peut pas les suivre dans leurs sorties et leur laissent ainsi une liberté qu'ils savourent avec amour et délices. A dépasser les limites que je me suis imposées, je suis épuisé mais j'ai le coeur si plein que j'ai trouvé la force de me dire ça :


Taire mes pensées parasites et repeindre mes rêves de couleurs pétards, tel est le travail auquel je me voue corps et âme. Accepter tout et profiter et laisser venir et laisser faire et voir le bon dans le mauvais, sans attentes donc ni peurs ni  reproches, tels sont mes devoirs.

Facile à dire, mais une vie suffit-elle ? La leçon est si longue à apprendre.


"On ne devient que contre ce qui résiste" a écrit Saint-Exupéry. Je n'ai jamais aimé mais il a raison le Maître : Herbert Pagani, L'amitié.





1er octobre.

Je suis débranché ! C'est ce que j'ai chanté à l'infirmer qui m'a ôté le catéter ce matin. Ils sont deux à s'occuper de moi, Frédéric et Fabrice, deux générations. L'une avec qui on parle cul, l'autre jardinage. Ils m'aiment bien, ils me trouvent original. Il me l'a dit :
- Nadia t'adore ! T'es un tombeur. Le toubib lui avait dit des conneries sur toi et elle avait un peu peur mais elle t'a aimé tout de suite. De toute façon je lui avais tout expliqué sur toi.
Quel sourire. Et quel bonheur en imaginant les mots qu'il avait pu utiliser pour lui transmettre l'amitié qu'on ressent l'un pour l'autre.
- Un charmeur, a hurlé Nathalie qui fumait sa clope sur ma terrasse tandis qu'il finissait de me laver.
Un charmeur... Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, de serpents ?, qui le fait exprès ? Qui le sait ?... Un compliment ? Certes. Une façon de le dire, oui. D'autres mots me seraient venus à l'esprit car je ne le fais pas exprès, mais Frédéric a enchaîné :
- Tu vois les nanas ! On ne peut rien dire.
Il m'a fait un clin d'oeil.
- Elle est mignonne Nathalie, hein ?
- Jolie ! Et tu as vu ses yeux. Rentre Nath ! Je suis habillé !
Elle s'est accoudée au comptoir le temps qu'il m'aide au transfert dans mon fauteuil qui me donne une merveilleuse autonomie.
- Regarde ses yeux Fred !
Il a hésité :
- Regarde ! Elle a des yeux... revolvers comme disait l'autre.
Il a regardé. J'ai regardé. On a regardé le regard de Nathalie et j'avais raison d'avoir insisté. J'ai profité de cet instant que j'avais suscité fortement pour pénétrer dans chacun de ses yeux, l'un après l'autre, puis les deux ensemble, pas facile. J'y ai vu sa force ying et yang, son besoin de vraie tendresse qui la submerge, son énergie inépuisable qui m'épate, notre complicité, nos secrets partagés, anima et animus s'exprimant sans réserve. Ca m'a pêté à la gueule :
- Les yeux sont l'expression de l'âme. Et j'aime la sienne.
Il m'a regardé surpris :
- T'as raison, mon Cri.
Il m'appelle Cri. Pas Chris ni Christian. Cri. Comme si je hurlais. Peut-être que je devrais ?

Mais non, je suis débranché, je débranche, je débranche tout, revenons à nous. Je vais suivre les besoins de mon corps saturé de cortisone et de mon cerveau qui part dans tous les sens. Pour fêter ça, un de mes nombreux tocs, je suis à la moitié de ma bouteille de vin rouge, plus, plus, conseillé par la Faculté. Je me soigne, je me lâche, je suis en convalescence, j'ai droit à tout à commencer par ne penser à rien d'autre qu'à mon repos et à la célébration de mon envie de guérir. A mes petits bonheurs qui ajoutés en font un gros.

Et j'écris ! Parce que tel est mon plaisir et ma vocation. Et je suis à la page 314 de mon nouveau livre libre, woaw. Libre. Ni dieu ni maître ! Je fais ce qu'il me plait, j'en ai le droit et même l'obligation ! No limit !!! Et je continuerai jusqu'au bout de mes rêves. Ca vaut bien une médaille tout ça ! Une bouteille de rouge ! Et un édito pétard plein d'amour, de reconnaissance et de joyeuses digressions que j'affectionne par-dessus tout. Si tu n'as pas lu Nick Ash ou Daniel Pennac, Richard Ford, tous les forts, fais l'essai, ils y excellent.

Après tous ces dangers, à toi étoile qui pose ta chaude lumière sur ces mots, la grand-voile hissée, je te dis les yeux dans les yeux combien :
- Je t'aime, explose Chris !

Tout est question d'amour et je continuerai à l'écrire jusqu'au bout de ma vie, seul au fond de mon lit, avec gratitude et compréhension : Garou, Seul.




29 septembre. Samedi soir encore... C'est mon premier jour d'hospitalisation à domicile, ma cure de cortisone, un gramme en intraveineuse pendant trois jours sans sel ni alcool. Je ne me ferai pas de nouveaux potes à l'hosto... Je ressens déjà la force du médoc qui me donne du sursis en arrêtant l'inflammation de ma moëlle épinière qui s'en est donnée à coeur joie depuis quelques semaines déjà, engourdissant mes mains tous les jours un peu plus. Je ne me plains pas, je fais le constat et mon bras bandé pour éviter que le catéter se barre me rappelle que je suis gravement malade. Mon corps vibre, mon cerveau se barre, ma gorge me serre, rien d'anormal. 5 jours tous les 3 mois depuis 8 ans m'ont appris à connaître le moindre symptôme de la cortisone. Dire que des imbéciles en prennent pour améliorer leurs performances ! Je suis vert de rage. Et j'en ai un peu marre, je l'avoue. Mais tu lis ça donc je l'écris, donc tout va bien. Je fais ce que j'aime et j'aime ce que je fais. Dans les mots, mes petites misères deviennent messagères. Tel est le pouvoir du Verbe. Et la drôlerie de mon destin. Si je m'en sors, si j'efface quelques lignes de ma main...




22 septembre. Samedi soir se prépare...

"à chacun son histoire"
Extrait de mon nouveau roman en cours, page 59 mais ça va changer !

J'en suis à la page 293 mais ça va changer. Entre deux à trois pages par jour plus les nombreuses corrections. Trop fier le bonhomme ! Mais putain, quel boulot. Jour et nuit dessus avec plein de mots qui te viennent alors que t'es en train de bouffer devant Boulevard du Palais, j'adore. En prime, sans pubs. J'applaudis. Je n'en peux plus des pubs. Si un jour je me lance sur un texte, ça va être un carnage. As-tu remarqué qu'on ne voit pas l'intérieur des bagnoles qu'on veut nous vendre ? Et leurs crédit sans apport avec assistance qui existe depuis vingt-ans aux Etats Unis et que l'on nous présente comme une grande nouveauté, sans jamais nous montrer le bourrin sous le coffre. Et que les mecs pour les parfums ne te donnent aucune envie de les acheter ? Le type est si beau qu'il en devient laid, haïssable même. Le genre d'alien qui vit dans un monde inaccessible au commun des mortels, la majorité d'entre nous, qui sort de l'eau comme une naïade pour lever l'ancre de son voilier de vingt mètres que tu ne possèdes que dans tes rêves, comme celui de tenir un lingot d'or dans ta main, l'air de rien, t'en as plein, c'est peanuts. L'est riche, l'a droit au meilleur et faut l'imiter. Je gerbe. Le connard qui séduit en dix secondes la belle nana là où tu mettrais des années si tu pouvais seulement l'approcher. A vomir. Leurs gels qui ouvrent les coffres et font tomber un immeuble de dix étages ? J'imagine les gens dedans en train de bouffer, baiser, boire, faire la lessive. Et toujours nouveau ! A croire que l'ancien c'était de la merde ou qu'ils étaient cons comme des balais. Et leurs messages à la con, "quand on a du talent ce n'est qu'une question de temps", faux, de travail qui prend du temps. Leurs slogans à la fin qui te martèlent qu'ils sont avec toi, pour toi, pour ton plus grand bien, alors que seul ton pognon les intéresse. Et ces stars qui s'y mettent ! Comme aux States, encore vingt ans après. Comme s'ils ne gagnaient pas assez de pognon. A moins qu'ils aient oublié de payer leurs impôts ? Et Léo Ferré en musique de fond, il a du jouer le derviche tourneur dans son paradis. Non, il y a trop à dire, j'y reviendrai sans oublier les annonceurs qui donnent leur aval à des pubs débiles. Je les connais, ils étaient mes clients. J'ai vu la créa d'une pub du début à sa projection au client. Les sketch-boards, les réunions, les premiers rushs avec le champagne prévu s'il aime, et ce n'est pas du gâteau avec Publicis ou RSCG aux baskets. J'ai vu qu'on flattait plus son égo que celui des clients potentiels, même si un dossier de cent pages leur était donné pour gagner leur adhésion. Ce sont eux les cons, les Paco-Rabanne, le pire, il a vraiment pêté un boulon depuis sa fin du monde loupée. Ca pourrait faire un long sketch si j'étais aidé. Heureusement ça a été déjà fait. A revoir. Bref, tout ça pour dire que j'en suis à la page 293 et que je suis heureux d'en être déjà aussi loin.

Et toi ça roule ?

Page 59
"- Le regard… C’est si beau une femme. La perfection. On n’est que des prototypes.
- Heu… Je n’irai pas jusque là. Mais c’est beau, oui. Respect.
Silence méditatif assorti de petits soupirs discrets. La mer est plate. Le pavillon est calme. C’est si beau une femme. Elles défilent dans sa tête tandis qu’ils contemplent la mer dans un silence religieux. Elles sont si belles… Dieu qu’il les aime. Pour leur force, pas de grand homme sans une femme à ses côtés. Pour leurs courbes, leur douceur, leur amour pour la vie. La majorité réfléchirait avant de déclencher une guerre, surtout si elles sont mères. A part Eva Braun et d’autres qu’il ignore, il leur trouve si peu de défauts. Mais son voisin a raison. Il y a les possessives, les matérialistes, les permanentes insatisfaites, les Medicis, les sirènes et les Gorgones, mais elles sont si peu comparées aux hommes en charge du Pouvoir, il se marre. Pieds et poings liés aux banques, oui. Et puis, tout ça vient de l’enfance, pardonnable, justifiant des conduites qu’il ne comprend pas toujours mais acceptable car nul n’est parfait. Excepté la Femme. Il y revient quand même. De tout ce qu’il admire en elle c’est son respect pour la vie. Qu’elle donne et ne reprend pas. Il aimerait un monde gouverné par des mères. Comme la sienne. Qui ont perdu un enfant. Un nouveau monde où elles préserveraient la vie envers et contre tous et toutes et tout. Il rêve d’un matriarcat où les enfants ne travailleront plus, où il y aura plein de parcs et des jardins partout. Il rêve de leur paix sur terre, d’un monde nouveau qu’elles seules créeront. Il n’a aucune inquiétude là-dessus quand il voit l’homme se féminiser, avec les crèmes anti-rides, anti-cernes, les baumes minceur la nuit. Viendront bientôt le rimmel, le mascara et les fonds de teint. Puis le rouge à lèvres à paillettes dorées. Ainsi l’homme comprendra ce qu’il a demandé à la femme pendant des siècles. Ainsi la femme reprendra le pouvoir qui lui a été enlevé quand il a créé le diable. Au lieu de se révolter, l’homme aimera la femme et lui laissera les rênes. C’est son rêve, pas son utopie. Et il sait, il ne croit pas, que ce jour arrivera. Peut-être pas de son vivant, probablement après un gros chaos, un jour elles guideront l’humanité vers la même lumière. Vers l’amour. Un monde nouveau qu’il aimerait tant voir. Où nul ne sera oublié. Il rêve d’une nouvelle ère où l’on aura le temps de s’occuper de l’autre qui fut un bébé, jamais elles ne l’oublient, mères qui l’ont porté. Il rêve d’un monde où l’on ne tue pas, rien. Seule la femme l’engendrera et le portera dans ses bras. Doux, si doux."







14 septembre 2012 !
Putain, ça passe vite. L'automne s'apprête. La nature commence à hiberner, mais il lui laisse trois mois pour se préparer à la quatrième saison. Arrêter la floraison, protéger les racines, engranger du soleil avant de faire un gros dodo sous de la neige pour ses plus valeureuses créations. Nous, l'Homme, on va faire péter nos comptes avec le fuel, l'électricité toujours plus chère d'une année à l'autre, on ne s'y attend jamais jusqu'à la douloureuse. Ou brûler comme avant plusieurs sphères de bois pour les plus chanceux, ils existent, je les ai rencontrés. Et puis on va attendre avec impatience les beaux jours, la chaleur que les cons ont critiquée l'été durant. Ainsi va la vie dans notre hémisphère. Que c'est beau 4 saisons nous dit Vivaldi. Et comme on nous les envient outre-notre-terre !





 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNONCE




8/9/2012.


Le tout premier atelier de manga toulousain par Claire Pélier.


Article paru dans la Dépêche du Midi :

Toulouse Manga est né de la volonté d'une professeure d'arts plastiques d'offrir au public une structure qui dispenserait des cours de manga à Toulouse avec passion et professionnalisme.
On pensait que le manga n'était qu'un phénomène de mode, mais voilà plus de vingt ans que cette passion pour la bande dessinée japonaise s'est installée en France et elle ne semble pas prête de cesser. En guise de preuve, le tout premier atelier de manga vient d'ouvrir ses portes à Toulouse : Toulouse Manga. Désormais, les mangaka en herbe trouveront leur bonheur.
L'enseignement y est dispensé par une ancienne professeure d'arts plastiques, passionnée par le Japon depuis sa plus tendre enfance. Elle a ainsi choisi de quitter l'éducation nationale pour pouvoir donner vie à son propre projet et permettre à ses élèves de bénéficier de son savoir en la matière.
Riche de son expérience pédagogique et forte de ses compétences artistiques, Claire Pélier entend bien permettre aux petits et aux grands de trouver dans son atelier les atouts nécessaires à une progression rapide, sans oublier que dessiner doit avant tout être un plaisir et une détente enrichissante !
Des projets d'expositions sont prévus, ainsi que l'impression d'un recueil des travaux des élèves en fin d'année.
Tout est mis en œuvre pour que le travail créatif des apprentis dessinateurs soit vu et valorisé par des stages, des cours collectifs hebdomadaires, à domicile, en ligne et des interventions en centres de loisirs et en milieu scolaire.

Pour la joindre : toulousemanga@gmail.com, 06 52 81 42 62, et son riche site officiel.




27/8/2012. Il a vu l'enfer.

Il est con. Il zappait tranquille et s'est arrêté sur le Grand Zapping. Logique et pratique. Mais lui qui évite les infos, les journaux, la propagande, la peur qui maintient l'homme en esclavage, n'a pas pu dépasser le mercredi... Il a eu trop mal au monde.
Il s'est dit en entendant 37000 morts en Syrie que c'était peut-être ça qui le paralyse, la cruauté de l'homme. Ce monde n'est plus le sien depuis qu'il écrit l'amour. Il n'est pas parfait mais il ne tuera jamais. Il se fout des biens d'autrui. Il a un petit toit, le chauffage, l'électricité, le frigo plein et de l'eau au robinet, de quoi remercier les cieux de faire partie des 10% d'heureux de la planète. Quand il boit, quand il mange, quand il fume devant un bon film, il a souvent une pensée pour ceux qui n'ont rien. Et lève son verre en souriant en leur honneur, comme s'il pouvait partager avec eux ses petits bonheurs qu'ils ne connaîtront jamais.
C'est peut-être pour ça qu'il n'est entouré que de femmes. Elles donnent la vie tandis que les hommes la retirent. Il parait qu'en Polynésie, ce sont elles qui commandent. Il aurait du s'installer là-bas quand il en avait les moyens et le corps.
Il a même vu des policiers tirer sur des manifestants, 30 morts. Il les a vus tomber et il lui a semblé saisir une balle pénétrant un homme, le sang qui gicle, les genoux qui flanchent, la chute sur le béton face la première. Il a eu très froid dans le fond de son coeur. 
En ne regardant plus rien, il n'avait pas pris conscience que désormais ils montrent tout. Il y a quelques années, ce reportage n'aurait pas été diffusé. Et il n'y avait même pas interdit au moins de 16 ans ? Que pense un gamin devant de telles images ? Comment vont-elles influencer sa vie ? Comment s'exprimera son syndrôme post-traumatique ? 
Il est resté pétrifié jusqu'à ce que son pouce refonctionne pour zapper direct sur Monk. Il a soufflé un grand coup, il n'était pas le seul à avoir peur. Il a roulé jusqu'à son lit, réussi son transfert et s'est forcé à effacer l'enfer dans lequel la télévision l'avait précipité. Plus jamais, s'est-il promis avec fermeté. 
Il est redescendu du train à la première gare pour retourner vite fait dans sa bulle parler avec les licornes à la tombée du soir. Il a fermé les yeux et s'est blotti dans les bras de Mary Poppins tandis que Baloo se grattait le dos.




4/8/12.
Il vient de se rendre compte que sa plus grande quête est la paix intérieure. Est-ce qu'on est tous comme ça ? Ne plus anticiper, ne plus supposer, ne plus gamberger, ne plus s'inquiéter... Il a envie d'en finir avec tout ça. Au point où il en est, l'abandon est la dernière solution, il vient de passer en Catégorie 3. Alors il se force à se laisser aller dans ses envies, assumant son ombre et sa lumière. Et il se remet souvent à sa place dans l'équipe. Qu'est-il comparé à l'univers ? Mais que serait l'univers sans lui ? "Donnez-moi la paix !" lui semble de plus en plus idiot, elle est en lui ! Reste à creuser encore mais ça ne lui fait pas peur. Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord, pour lui faut pas s'en faire, il sait doser ses efforts.  






Lundi 30 juillet 2012. Long édito.

Me voilà sorti de l'hôpital. Pour la cinquantième fois, je ne compte plus après 8 ans. Comme d'habitude les docteurs étaient absents. Comme d'habitudes les soignants débordés. Et comme d'habitude les malades charmants et avides de parler.

J'ai aimé Vanessa. Mon coup de coeur. Une magnifique brune aux formes parfaites et pas avare de sourires. Belle mais abordable. On a accroché tout de suite, en bas au coin fumeur, mon meilleur plan rencontre. Elle me disait toujours :
- A tout à l'heure ?
Avec une pointe d'espoir qui m'a rendu fier et tout droit dans ma chaise roulante. On a parlé de tout, surtout d'elle, car je n'aime pas m'étendre sur les bobos qui me rongent et le temps qu'il me reste, "dépêchons-nous d'en rire pour ne pas en pleurer" m'est d'une grande aide. J'ai préféré entendre ses bonheurs et ses tristesses, ses bobos et sa série de galère, sa tumeur bégnine, ouf, aux ovaires dont elles se remet à peine, ses abdominaux coupés en deux, ses séances de kiné, sa petite fille, la seule qu'elle aura et qu'elle aime comme seule sait le faire une mère... Et puis de ce qu'elle pensait du regard des hommes, souvent gênant, de sa plastique, elle ne se trouvait pas si belle que dans mon regard dont elle aimait le bleu qui me rajeunissait m'a-t-elle dit :
- Mais tu le sais que tu es belle ?
J'ai sciemment détaillé sous son regard ses jolis orteils, le cou de ses pieds avec quelque veines qui les rendaient actifs, ses jambes galbées à souhait, ses mi-cuisses bien proportionnées, son bassin, son ventre arrondi, ses seins fermes, son décolleté vertigineux, sa robe si légère. Puis son visage carré, son menton discret, sa bouche pleines, ses joues à peine charnues, son nez légèrement épatés, un signe de sensualité qui ne trompe jamais, son front caché par une mèche brune, ses petites oreilles délicates et toujours à l'affut, ses cheveux noirs comme je les adore et ses yeux noisettes et rieurs dans lesquels j'ai planté les miens écarquillés pour lui dire :
- Arrête ! Je ne te crois pas. J'ai tout vu, tu as vu. Ce n'est pas possible. Ton mari sait-il la chance qu'il a ? En plus tu es adorable, tu ne te la racontes pas. On a du te proposer d'être mannequin, modèle ?
- Jamais.
- Ce sont des fous.
Elle a rougi.
- Tes compliments me font chaud au coeur. Mmmh ! Comme des frissons.
- Parce qu'ils viennent du fond de mon coeur et de ma longue expérience. Et puis il n'est plus l'heure que je cache mes sentiments. Mais jamais je ne comprendrai comme une jeune femme aussi rayonnante et splendide que toi, j'ai évité "oeuvre d'art", puisse se trouver des défauts...
J'ai bien senti qu'elle ne croyait pas tout :
- Mais je te rassure, tu n'es pas la seule. Toutes les beautées se trouvent toujours un truc qui ne va pas.
- Ha, tu vois !
On a ri. Je l'ai ainsi longuement interviewée pour mon prochain livre qui avance bien, page 190 déjà, j'en chie. Elle a joué le jeu avec joie.

Tous la dévoraient des yeux en me regardant l'air surpris. Il y en a même qui ont voulu s'incruster, elle a accepté, souri, échangé deux mots avant de revenir à nous. J'avoue que certains m'ont énervé, jalousie quand tu nous tiens. Mais j'étais si bien avec elle, si fort, et, je l'avoue humblement si fier. Même si elle cachait la cicatrice de son ventre sous son bras, elle était belle du bout des orteils au sommet du crâne, avec des yeux pétillants et cette merveilleuse maturité des femmes à la trentaine. Elle parlait bien, de mots choisis, toujours avec un sourire différent. Elle va me manquer.

Mon voisin de chambre était adorable et pas ronfleur. Le pied ! Il a partagé sa télé avec moi, on aimait les mêmes trucs. Il m'a offert des douceurs, m'a aidé comme j'aidais avant mes autres voisins moins bien lotis que moi, ça s'est inversé. On a beaucoup parlé de ses bobos. Il a quelquefois relativisé en me regardant. Ca lui a fait du bien de se lâcher même s'il m'a avoué sa peur de devenir comme moi. J'ai voulu lui donner plein d'espoir :
- A chacun son évolution. Et regarde tu marches encore depuis 1994 ! Et tous les matins, le pain, le Pmu, le Loto. T'arrête jamais. Bravo Gérard. Pense au meilleur, à ce que tu as, pas à ce que tu as perdu.
- Je te promets. Même quand ce sera dur.
Je lui ai pris le pied, j'allais fumer ma clope, lui ai fait un clin d'oeil :
- Tu me rejoins ?
- J'arrive.

Il va me manquer. Comme Vanessa, et le trapéziste de chez Zavatta, et le kosovien souriant, et Nicole et Charlotte et Elsa, et cette petite fille qui de loin m'a tant souri, et m'a fait au-revoir de la main en partant, la main dans celle de maman. Un ange m'est apparu. Elle avait huit ans, pas d'ailes mais un prodigieux sourire que je lui ai rendu, mon plus complice, le coeur frissonnant d'un bonheur tout simple et le cerveau occupé par cette seule certitude, voilà ce qu'est un cadeau du ciel. Les anges sont sur terre, c'est toi, c'est moi, quand notre coeur parle à la place de notre raison. 

Désormais je serai hospitalisé à domicile. Toutes mes extraordinaires rencontres vont me manquer. Mais je suis devenu un cas trop lourd pour le service dont ils doivent être heureux de se débarasser. Alors fini les belles surprises, il faut que je trouve un autre moyen ! Aide-moi ! Avec les autres, avec toi, je me sens mieux, je vais bien. Mes douleurs s'effacent, je revis. Et je souris. Tu as mon mail et mon téléphone dans le site. Et j'ai une chambre à la maison. Pas loin de la plage.

Gros bisous ! Et plein de pêche  ;-)





22/7/2012. Plus il y pense, plus il les mate et plus il se dit que la fameuse réponse des acteurs :
- Pourquoi avez-vous accepté cette scène érotique ? demande avidement Patrick Poivre d'Arvor à Béatrice Dalle, la langue pendante et la bite au garde-à-vous. Un fou du cul. Comme tous les grands intellectuels parait-il de source scientifique.
- Parce que le scénario la justifiait.
C'est ce qu'elles lui répondent depuis que le cinéma est né. Mais PPDA n'est pas con. Pas plus que lui. Même s'il aime voir ses stars préférées nues, il sait qu'elles le font parce qu'elles aiment ça, parce qu'il l'attend d'elles. 
Il y pense en les matant sur ce web qui a changé le monde à tout jamais, dépassant les plus brillants cerveaux de la planète obsédés par la mission de le contrôler. Et il se dit qu'il les aime car elles se donnent toute entière. Peu importe la raison psychologique adjacente à un tel exhibitionnisme, le voyeurisme du spectateur, le désir sous-jacent des deux, l'obsession du metteur en scène, les retombées marketing, elles se donnent et lui donnent envie de jouir de la vie quand sa maladie l'enterre.
Nicole Kidman qui s'exhibe dans Eyes Wide Shut, tu parles, Pamela Anderson et Paris Hilton qui se lancent dans le porno, Isabelle Adjani nue pendant un Eté Meurtrier, il aime bien. Le corps androgyne de Mylène Farmer dans Libertine, il adore. Les décolletés plongeant de Jennifer Love Hewitt, Sophie Marceau et Corinne Touzet nues, il prend son pied. Et elles aussi. Car aucun scénario ne peut justifier la crue nudité, même quand la scène se veut érotique. Un pied, un dos, une nuque suffisent à l'imagination. Et, en forme de conclusion, à ce stade de notoriété, il leur est toujours possible de dire non.
Alors quand il admire leurs formes qu'elles leur offrent sciemment, avec une infinie reconnaissance pour faire de son rêve une réalité, il dit à chacune : 
- Merci ! Je t'aime.
Car il connait les infinis pouvoirs de la gratitude et de l'amour.




19/7/2012. Nouvelles du front :
J'ai la pêche. Mon corps moins, mais une semaine de cortisone à l'hôpital va le doper. Comme ces cons d'athlètes qui prennent ça pour améliorer leurs performances sans se douter que pour la majorité des autres shootés, c'est pour gagner du temps de vie. Ils m'énervent !

Mon nouveau bouquin suit son chemin. J'ai corrigé mon premier jet jusqu'à la page 80, mon chiffre préféré, l'infini. Il me plait et il plait. Patrick a adoré ! Et Béa, Nathalie et Angélique, qui m'ont donné des conseils éclairés. Que demander de plus ? Je les ai touchés, fait sourire, se rappeler. Et pourtant je continue à douter. Je suis né scribe, je le sais ! Pas de ma faute ! Mais l'art est si difficile... Il y a beaucoup de mots et une infinité de façons de les assembler. Ecrire, c'est composer une symphonie ! Il y a tant d'arrangements possibles avant que naisse l'oeuvre. Mais ils ont aimé, je suis con de me poser des questions.

C'est jeudi, le début de mon week-end, même si je suis toujours en week-end. Mais demain, samedi et dimanche, je n'ai aucune visite. Pas d'infirmier, pas de kiné, pas d'aide de vie. Moi avec mes mots. Moi avec moi, cul nu dans mon fauteuil. Moi au téléphone. Moi au lit devant une bonne série télé, oubliant mes petites misères dans chacun de leurs mots.

Mon frigo est rempli de bonnes choses. Ma maison sent bon le propre. J'ai un nouveau déodorant. Dehors le soleil brille et une moto passe à fond de train. Il s'éclate.

Que de chance j'ai. Aujourd'hui, la vie est belle. A la tienne ! 

Gros bisous.
Chris.





15/7/2012.

 

 

 

 

 

Ni dieu ni maître
Ni gourou ni disciple.
Ni juge ni coupable
Ni bourreau ni victime.
Je suis libre.






7/7/2012.

 

Aujourd’hui Angélique et Paul se marient. Pas rien un mariage ! Un sacré engagement qui peut foirer à tout moment. Mais Angélique et Paul se marient en bâtissant le « nous » sans oublier le « je ». Pas rien ça non plus. Etre deux et rester soi, sans vouloir changer l’autre. Bâtir ensemble en sachant que la fusion a ses limites. Angélique et Paul le savent. Il y aura le « nous » et le « je », la liberté d'être dont nous rêvons tous. Leur union est peu commune, j’adore. Bénis soient-ils.

A leur nouvelle maison, un sacré signe. Oui Angélique, vous avez trouvé la maison de votre bonheur, les enfants cerises sur le gâteau : Francis Lalanne, la maison du bonheur.




29/6/2012, un peu de poésie dans un monde de  brutes.
Texte inspiré par les sublimes métaphores de

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Antoine de Saint Exupéry.

 

Quand le soir je quitte le monde pour la nuit, ma chambre devient une auberge de marin. Je prends le temps de ranger les souvenirs confus, obscur tumulte en ma mémoire, et je retrouve mon intérieur comme on retrouve le sens des choses. Mes meubles ordonnés sont des réalités claires à la surface d'une agitation sans nom où je me perds souvent. Ça et là, une lampe manque comme une dent, mais tant mieux. Dans une tranquillité de propriétaire nanti et l'âme vacante, je sors souvent sur la terrasse tel l'égoutier de sa caverne pour assister au coucher de terre. Pareil à une étoile qui erre sans trouver sa place parmi les constellations, je regarde les heures passer comme des petites gares de province, rejetées en arrière, perdues, avant d'embarquer pour le jour suivant comme pour une Amérique. Ainsi passe le temps couleur de lune à me déshabiller de moi-même. Pour peu que le ciel soit pur et comble tous mes vides, alors je me renouvelle telle l'écume de mer. Alors en fraude, je capte des secrets d'anges qui me tire du fond de moi-même.





 

 

 

 

 

 

27/6/2012. Nouvelles du front !
Ce soir c’est son dernier pétard. Il a bien suivi les consignes du professeur, des neurologues, des internes, fumer est fortement conseillé dans son état. Il a suivi la prescription anti-douleur qui donne de l’appétit. Mais on ne lui a pas parlé de la dépendance, de l’isolement, du prix et de ses neurones déjà bien abimés. On ne lui a pas dit que ça rendait parano et que passés les effets créatifs et aphrodisiaques, l’herbe augmentait la dépression qui le ronge depuis que son corps l’abandonne petit bout par petit bout. Si c’est bon pour les autres, ça ne l’est pas pour lui. Il a déjà arrêté l’alcool. Vient le tour de la fumette. Après viendra celui de la cigarette. Il est triste de se priver des petits plaisirs de la vie alors qu’il devrait tout se permettre, mais il a plus que jamais envie de durer. Et ça commence par bien s’occuper de lui. Sniff… mais c’est pour le meilleur.   




25/6/12. 4.08. Rien n'est anodin.




21/6.
J'ai toujours été un aventurier, un grand voyageur qui allait repérer le terrain. Pour y organiser le prochain dîner de Total, en plein désert, dans un pays arabe qui venait juste d'ouvrir ses portes, marrant comme mes yeux bleus les intriguaient.
- Et pour le dîner dans le désert ?
- Oui, j’ai quelques idées à vous soumettre.
Je savais déjà que j’allais m’embarquer dans un truc pas possible. On s’était réunis au bureau à 19 heures pour les trouver ces foutus idées. Sur le paper-board en lettres majuscules :
TOTAL VEUT DES IDEES POUR LE DINER DANS LE DESERT.
Même pas pour le dîner de gala ! Non, et c’était à réaliser avant que je me retrouve face à lui le lendemain à 16 heures, le cul serré au bord du fauteuil napoléonien que je détestais, trop bas par rapport à lui, la bouche en lame de rasoir, te fixant de haut comme s’il n’avait pas bouffé depuis des lustres, polytechnicien, énarque, DG de dizaine de milliers de personnes quand je n'avais qu'une assistante que j'avais du réclamer à corps et à cri pendant des mois.
Ca me rappelle Dr House. J’étais au tableau, je notais, barrais, ils hurlaient. Petit à petit c’est tout le bureau qui s’est entassé dans la salle de réunion. J’ai eu droit au pire :
- On pourrait faire un chemin de torches ?
- Déjà fait.
- Les faire aller en jeeps ?
- Pas moyen d’y aller autrement. Tu as lu le dossier ? 
Rien trouvé. Jusqu'à ce qu'un souvenir m'effleure :
- Je sais qu’il aime la musique classique. A tous les rendez-vous elle est en fond sonore. Et je crois qu’il m’a dit que son instrument préféré était le piano.
Grand silence intellectuel. Jusqu’à :
- Voilà, nous nous sommes longuement réunis. Tout le bureau. Toute la nuit.
Ils aiment ça les grands clients. Une vingtaine de spécialistes qui ne pensent qu’à eux, et qu'ils font marner toute une nuit, ça les fait jouir. Il a d'ailleurs souri. J'ai compris pourquoi il ne s'y essayait pas plus souvent. Il m'a fait peur :
- ... C’est osé mais jouable.
J’aime le suspens. Et j’aimais l’idée à la con qui allait me stresser pendant des mois. J’étais presque sûr de moi. D’ailleurs, il a avancé son fauteuil ministériel et s’est penché vers moi, les deux bras ouverts. J’ai rapproché le mien en évitant de faire des traces dans la moquette, et posé les deux bras sur son bureau. Je dois être l’un des seuls à l’avoir fait. Je me suis lancé dans le vide, il a adoré. Il s’est levé, a fait le tour du bureau et m’a serré la main avec un sourire différent :
- Qu’est-ce que je vous offre à boire ?
On s'est installé sur le canapé, on a papoté famille, il m'a réexpliqué tous les tenants et aboutissants de l'opération qu'il m'avait confiée, une dixième couche, tandis que je me sifflais trois whisky sec pour éviter de penser à ce qui m’attendait.

Les deux cents invités étaient assis dans le noir, fauteuils bois et velours bien sûr. Dont les pieds finement sculptés s'enterraient à vitesse grand V. Si tu ne sais pas ce qu'est l'attente, tu en as l'idée. Ils s'enfonçaient et j'attendais de mon poste d’observation, loin du QG, ce putain de bordel de merde d'hélico. Le virtuose oblige était prêt, on l'avait planqué. Il a résisté le bougre !
- Me câcher, moi, mais vous n'y pensez pas !
- Chris, c’est Fred ! On n’arrive pas à le retenir ! A toi.
Ancien radio, je leur avais appris à communiquer correctement. Le script était pourtant clair, tout le monde en avait une copie, surtout lui ! On se méfiait des stars comme des araignées : l'hélico arrive, pose le piano à queue sans bobo, les projos s'illuminent, Fred court poser le tabouret en se faisant le plus discret possible, on l'avait habillé en noir et charbonné le visage, le Maestro fait son entrée sous les acclamations de la foule en délire les talons disparus dans le sable, et il joue. Ben non, trop simple, le grain de sable, je crois que j’ai souri en contemplant le désert sous la pleine lune, en plus, au sommet de mon rocher. Pour moi c’était un détail par rapport à l'hélico. Je n'avais trouvé qu'un Puma made in France avec un pilote de l’armée aussi dingue que moi, donc prêt à le faire. Le fallait ce foutu piano. Et en entier. Bien posé sur ses quatre pieds sur le site qu'on avait fait daller exprès. J’avais d'un côté mes pékins qui s'impatientaient et déplaçaient leurs fauteuils avant de se retrouver le cul dans le sable me tannait Jessica à qui je ne répondais plus, de l'autre trois équipiers qui ne pouvaient plus retenir le maestro, et je devais garder mes oreilles grandes ouvertes, scrutant le ciel noir à la jumelle, idiot, le trouillomètre à zéro.
- Popose-lui 2000 dollars pour l’attente, cours chercher une bouteille de champagne. Si tu croises le dir com de Total, prends-le avec toi. J’attends les nouvelles. Terminé.
J’ai dit ce qui m’est passé par la tête. Ca a marché. Du coup j’ai eu peur qu’il soit trop bourré pour jouer. Et ça m’a gonflé de ronger ma marge. J’ai repris mon attente fébrile. Fou le nombre de "et si" qui me sont passés par la tête. Tout ce qui me rassurait c’était que le pilote avait fait la guerre avec les forces spéciales, reçu un paquet de décorations et adorait se bourrer la gueule en riant de tout. Un mec fiable qui m’a filé pas mal de mals au crâne. Et fait découvrir des endroits improbables.
Quand j’ai entendu les pâles de l’hélicoptère… Apocalypse Now dans ma tête. Mais genre les hélicos qui viennent te sauver in extremis quand t’es canardé par une compagnie de viets ! Qu’est-ce que je l’ai aimé mon officier. Restait bien sûr le piano à poser mais je savais que c’était de la broutille pour lui. 
- Tu le veux comment le piano ? Bien au centre du carré ou un peu de biais ? J’aime bien un peu de biais. Pas trop face au public. C’est facile. Tu choisis.
Comment ne pas être rassuré ?
Tout s’est bien passé. Même à l'armée, on n'aurait pas fait mieux pour livrer la jeep du capitaine. Félicitations du jury, supérieurs inclus. Seul bémol, la énième engueulade de mon directeur financier qui venait de paumer 2000 dollars plus l’enveloppe de 2000 que je n’avais pas encore ! déclarée, et que j’avais couru porter à mon pilote qui s’était reposé bien caché pour qu’on se dise au-revoir. Je le voulais, il l’a fait, moteur éteint. On avait appris à se connaître et à s’apprécier. J’étais son premier français, il était mon premier jordanien. La lune illuminait la beauté du moment. Quand il a ouvert l’enveloppe et vu tous les billets de 100, j’ai cru qu’il allait pleurer :
- Je rêvais d’offrir un grand écran télé à mes gosses.
- Ben c’est fait ! Allez Commandant ! Mission réussie. Retour à la base. Et t'arroses ça hein ?!
Je déteste les adieux. Il est descendu, on est tombés dans les bras l’un de l’autre. Un pas en arrière, un salut militaire d’un respect gigantesque, forces spéciales et infanterie de marine avaient créé entre nous des liens indestructibles, on savait de quoi on parlait. Ce fut la seule fois de ma vie où j’ai regretté mon uniforme avec mes deux barettes. J’ai essuyé une larme et rejoint mon QG en me retournant jusqu’à ce qu’il disparaisse, pendant que l’autre diva entamait un Clair de Lune mille fois entendu. Tu parles d’un virtuose.




16/6/2012.
Ben oui. Nouveau nom de page : Edito. Parce qu'il s'est aperçu qu'il pouvait tout y donner pour donner. Et peu importe si le noir l'emporte parfois sur le blanc, car dans son corps défaillant, il sait qu'il cherche La solution pour que l'on aille tous mieux. Nul n'est oublié.

Aujourd'hui une courte phrase lui a traversé maintes fois l'esprit :

 

 

 

 

 

 

 

 


CASSER LES CODES

 


Ne plus croire, stopper sa vision des choses, prendre le temps de se méconnaître, apprécier celui de se rencontrer sans fioritures, se déconditionner. Casser les codes, les croyances, les dogmes, les rites, les tocs. S'ouvrir ! La force est en soi. Libre et libéré et sachant quoi faire de tout ce temps inespéré.

Aux grés de ses périgrinations avec Tennessee, le coeur en fièvre et le corps démoli, telle est sa quête.

Il révise vite fait ses leçons. Oui, la Terre est bien l'école de l'amour.





 

 

 

 

 

 

Treize juin deux mille douze.

Je sors de l’hôpital à l’instant ! J’attends ma bouteille de rouge pour laver mon sang de la cortisone. Je fais ça depuis huit ans. Après l’effort, le réconfort. J’ai revu pour la énième fois l’enfer de cet hôpital si inadapté aux malades. Le Professeur m’a d’ailleurs demandé d’écrire une lettre à son DG pour que je lui explique les conditions déplorables dans lesquelles ils travaillent, avec un personnel fatigué, tous oeuvrant de leur mieux dans un service de malades incurables à qui le temps est compté, même si on ne connait pas la date exacte, sans qu’ils puissent faire autre chose que de constater les dégâts et tenter de les soulager, de leur donner du répit. Des docteurs tristes et dépités de voir à quel point ils sont démunis face aux maladies auto-immunes et qui ne t’auscultent même plus. Je suis plongé dans l’enfer des transferts terribles avec des infirmières qui se sont déjà cassés le dos à le faire. Je les ai aidées de mon mieux mais le lit était trop haut pour mon fauteuil roulant. Au deuxième jour j’ai commencé à trouver une technique pour leur éviter de me soulever. Et les deux derniers je les ai faits tout seul façon acrobatique avec grande prière pour ne pas tomber. J’ai réussi pour elles, pour moi. La plus belle, brune et pulpeuse comme je les aime, m’a dit que j’étais un amour. J’ai bien dormi.

Et j’ai vu le paradis. J’ai rencontré des êtres exceptionnels, Anthony, Angélique, Nicolas, Christelle, Marjorie, Michel, Marianne, Roland, des pages à écrire et déjà en gestation. Tous plus éclopés les uns que les autres, avec les terribles symptômes des maladies dégénératives jusqu’aux inconnues, de tous les milieux et âges, avec un cœur gros comme le soleil. On a passé toutes nos soirées devant l’entrée à fumer et rire, jusqu’à deux heures du mat. J’ai même été rapatrié par la sécurité ! Dix minutes après j’étais redescendu, je négocie bien les conflits. Et j’ai retrouvé mon meilleur ami, mais meilleur !, de sang, que t’as tout fait avec lui !, mais tout… Patrick, trente trois ans après. On doit êtres des jumeaux car on a eu en simultané les mêmes genres de succès et de conneries. On va se marrer tous les deux. Passé, présent et futur se sont télescopés. Et puis j’ai appelé ceux que j’aime, pas pu tous, les effets secondaires. J’ai entendu des mots de maîtres. Pendant les perfs, du sommet de l’hôpital d'où je voyais Notre Dame de Lagarde, j’ai contemplé le monde et remercié ma petite sœur encielée pour ses si belles surprises et Patrick qu'elle aimait tant. Et plus je la remerciais, plus je les remerciais de m’apporter autant de bonheur, plus il m’en est arrivé. J’y étais, je n’ai rien demandé, sauf le meilleur, j’ai laissé faire et tout s’est fait. On s’est réchauffés, faisait froid à Marseille quand on se disait tout de nos bobos. On a pris soin les uns des autres, on a parlé des pires que nous, et puis tout étant dit, on a ri de tout et au passage réveillé de grands rêves qui vont se concrétiser très vite.
 
Gros bisous mes fidèles amis ! Gros bisou à toi qui me lit ! Et MERCI  ;-)) 
 

 


 

 

 

 

 

 



3/6. Bilan pour ses copines et ses copains, ses fidèles qui attendent l'édito qui prouve qu'il est encore vivant et suffisamment fort pour créer encore. Des mois qu'il n'en a pas fait. Il a si peur de l'écrire avec tristesse. Pour toi, pour lui. Ses nouveaux symptômes se gravent dans son corps avec douleur. Ses mains le fuient. Bientôt peut-être ne pourra-t-il plus servir son clavier ? Et se résoudre à n'écrire que dans sa tête comme il ne court que dans ses rêves. Mais on lui a déjà donné des pistes comme la reconnaissance vocale. Rien n'est anodin, les réponses lui viennent désormais aussitôt qu'il se pose un question. Ca le laisse sur le cul. Alors il s'en fout car le jour n'est pas venu où il n'écrira plus ! Les mots sont son temple, sa plus belle histoire d'amour : 




Ma révélation du dimanche 27/5/2012 avant la Pentecôte : l'amour est ma seule divinité, ma seule raison de vivre et de mourir. Ainsi soit Je. Ainsi soit-il.



A Robinson, à l'écrivant, écrivain en herbe, peut-être célèbre demain. A ceux qui me lisent et m'envoient leur prose dans l'attente anxieuse de mon jugement. Aux possédés des mots qui ne peuvent faire autrement que de les poser sur de belles pages blanches. Qui s'interrogent sur leur talent et attendent de moi des conseils. De moi qui ai encore tant à apprendre, je dirais :
- Lâche-toi. Essentiel. Note tout dans un carnet qui jamais ne te quitte. Va au coeur de l'émotion. Laisse le tien écrire. Et dis-toi que c'est 10% d'inspiration et 90% de travail ! Que c'est un vrai boulot. Qu'il faut, comme le recommande si bien Cocteau, écrire six pages par jour, s'entraîner, se forcer, se violer et en jouir. Car il faut être athlète et masochiste pour se lancer dans une telle carrière. Les mots sont souffrances et plaisirs. Ainsi vivait Tennessee.
Je dirais aussi :
- Laisse-les t'inonder. Ils te dictent la meilleure façon de les assembler. Entends-les, tu es leur scribe, pas leur créateur. 
- Mais comment on commence un roman ?!
Il buvait mes paroles. Enfin quelqu'un qui savait ce qu'il ressentait. Pareil que lui au même âge, il le lui a dit avec joie.
- Il vient tout seul. Ce sont les 10%. Et quatre-vingts-dix fois sur le métier tu dois remettre ton ouvrage. Tu es un tailleur de diamants. Crois en toi. Prends le temps. Ecris. Tout. Et résigne-toi à en effacer beaucoup.
Robinson est resté bouche bée. Il avait enfin trouvé quelqu'un qui le comprenait, qui l'encourageait. Il ne m'a pas quitté de la soirée. J'aurais infiniment aimé continuer notre discussion jusqu'à l'aube, il me donnait tant de foi en ma folle vocation, mais j'avais tant à faire avec tous ceux que j'aimais depuis plus longtemps que lui qui me rencontrait pour la première fois, fils de mon cousin, mon dentiste, mon savant à qui j'abandonne mes dents avec une confiance totale.
- Robinson ? Tu as du te faire chambrer à l'école.
J'étais triste pour lui. Faut l'assumer ce prénom quand il n'y a qu'un Robinson que nous connaissons, seul sur son île, perdu mais si confiant, un battant que le désespoir ne faisait qu'effleurer.
- Oui.
- Et on ne t'appelle pas Robbi ?
Un souvenir de mes années en Amérique.
- Oui, c'est vrai
On s'est compris tout de suite.
Dans cette soirée animée où j'ai découvert un mannequin, un modèle, Fred, sa mère et la femme de mon cousin, je n'ai pu tout lui dire. Mais je suis sûr qu'il y réfléchit encore.


A toi Robinson, à toi visiteur amoureux des mots, à toi qui me lis tous les jours, Edith, Dominique, Nathalie, je t'envoie ici quelques conseils de Nietzsche qui m'ont bien guidé :

1. Ce qui importe le plus c'est la vie. Le style doit vivre.
2. Le style doit être approprié à ta personne, en fonction d'une personne déterminée à qui tu cherches à communiquer ta pensée (loi de la double réaction).
3. Avant de prendre la plume, il faut savoir exactement comment on exprimerait de vive voix ce que l'on a à dire. Écrire ne doit être qu'une imitation.
4. L'écrivain est loin de posséder tous les moyens de l'orateur. Il doit donc s'inspirer d'une forme de discours très expressive. Son reflet écrit semblera de toute façon beaucoup plus terne que son modèle.
5. La richesse de vie se traduit par la richesse des gestes. Il faut apprendre à tout considérer comme un geste : la longueur et la césure des phrases, la ponctuation, les respirations. Enfin le choix des mots et la succession des arguments.
6. Gare à la période ! Seuls y ont droit ceux qui ont un souffle très long en parlant. Chez la plupart, la période n'est qu'une affectation.
7. Le style doit montrer que l'on croit en ses pensées, pas seulement qu'on les pense, mais qu'on les sent.
8. Plus est abstraite la vérité que l'on veut enseigner et plus il importe de faire converger vers elle tous les sens du lecteur.
9. Le tact du bon prosateur, dans le choix de ses moyens, consiste à s'approcher de la poésie jusqu'à la frôler, mais sans jamais franchir la limite qui l'en sépare.
10. Il n'est ni sage ni habile de priver le lecteur de ses réfutations les plus faciles. Il est très sage et très habile en revanche de lui laisser le soin de formuler par lui-même le dernier mot de notre sagesse.

A méditer... En toute confiance.



10/5/2012.
Ce que je préfère chez la femme sont ses imperfections. J’aime la pure beauté mais un sein plus bas que l’autre, commun, trop petits, trop lourds, tombants, deux aréoles différentes ne me dérangent pas. J’aime ses défauts qui la rendent unique. Un ventre rebondi qui fait des plis même si elle fait tout pour le cacher, mmh. J’y pose ma tête et j’écoute les glouglous qui me bercent. J’aime jusqu’à ses vergétures, chaque sillon de sa cellulite, la cicatrice de la césarienne, un orteil qui dit merde à l’autre. Et sur son visage, ses rides d’expression qui disent sa préférée. J’aime la Femme dans tous ses états. Elles sont ma Déesse.




13/4/12
R.A.S. Il évite les infos, ne lit aucun journal, coupe le son pendant les pubs et ne regarde la télé que d'un oeil critique. Toute source anxiogène est prohibée dans son atelier où il s'adonne avec ferveur à la magie blanche des jolis mots. Il écrit peu ces derniers temps comme s'il était en vacances, mais le verbe ne le quitte pas. Tant pis se dit-il, ça reviendra bien un jour, prochain.




1/4/12. Science appliquée, rattrapage :
Il est beau, sain, bien, bon, agréable, convenable, simple, excellent, décent, louable, méritoire, utile, habituel, ordinaire, stimulant, remontant, vivifiant, excitant, troublant, grisant, juste, aimant, bienséant, salutaire et naturel de se masturber.



28/3
Pitch nouveau bouquin, "La poupée qui dit oui" :

Il l'a créée. Elle est là, suspendue et débranchée pour un dernier réglage. Il l'admire et la chérit plus que de raison. Les yeux fermés, Jenny semble attendre son retour à l'amour pour lequel il l'a sublimement programmée. Jamais il ne se serait douté que sa prodigieuse invention allait signer la fin de l'humanité.

Humeur après 30 jours d'hosto. A toi Isabelle. Et merci les potes !




19/2/12
Il sait maintenant pourquoi il avait en lui Quelque chose de Tennessee. Pourquoi cette chanson lui parlait autant. Cette formidable envie de vivre et tant à écrire. Le coeur en fièvre et le corps si démoli qu'il sait qu'il va s'éteindre comme lui, une étoile, une nuit, à l'heure où d'autres s'aiment à la folie, sans un éclat de voix et sans un bruit, sans un seul amour mais une multitude d'amis.
Il a peur ! Mais il a tant donné. Sans ratures ni demi-mesures. Il songe à sa dernière pensée. L'Amour le submerge. Ses réussites l'inondent ! Toutes, mais les humaines d'abord. Se relèvera-t-il comme on renaît de ses cendres avec tant d'amour à revendre qu'on tire un trait sur le passé ? Il aimerait tant mais son corps lui dit qu'il est au bout de la route. Prêt à s'en aller, ses grands rêves semés. Bien à l'abri du cocon de tous ces bras qui le réchauffent et lui donnent l'assurance que rien ne fut vain ni anodin.




4/2/12
Soudainement, au  coeur d'une triste mélancolie, il a observé son intérieur. Même si le frigo est vide, le congélo est plein. Et il y a l'électricité pour l'alimenter et lui donner l'énergie de faire son boulot jour et nuit. Qui lui offre, même si ce n'est pas vraiment donné, la lumière, le chauffage et la télé qu'il adore même s'il refuse de reconnaître son addiction. Il ne gagne pas beaucoup, il a gagné bien plus, mais il subvient à son nécessaire et au superflu, ses clopes, sa pizza, son vin rouge, son herbe, ses pilules pour aller mieux. Puis il a parcouru vite fait ses bibliothèques, les a trouvées passionnantes dans leur variété. Chaque étagère éclairée par des objets auxquels il voue une grande attention. Rien n'est hasard chez lui. Il admire sa fenêtre bleue qu'il a soigneusement peinte, ses murs jaunes qui le protègent du froid comme du chaud, Van Gogh aurait adoré, son toit de tuiles rose. Et s'est progressivement imposé ce qu'il voyait aux infos, qu'il ne regarde plus, il a compris. On se sent coupable et on ferme notre gueule pour ne pas perdre nos acquis. La misère du monde a un instant ployée ses épaules :
- Que d'enfers en ce monde, s'est-il lamenté.
Et puis, bourré de remords à en crever, il s'est souvenu qu'il ne pouvait pas tout faire ! Tant de prophètes s'y sont cassés les dents. Alors il a dit merci. Tout simplement. Prié pour qu'ils aillent mieux et remercié son dieu à lui pour toutes ses largesses. Pour être dans les 10% des chanceux de l'humanité à laquelle il appartient. Avec l'eau courante. Et puis, de toute façon, à sa mesure, il fait tout ce qu'il peut pour que ça change. En tant que winner, c'est la moindre des choses que de rendre plus doux ce monde de brutes, juste autour de lui :
- Je sais ce je peux faire, ce que je ne peux pas, et cerise sur le gâteau, j'ai la sagesse de faire la différence entre les deux, répète-t-il à voix haute pour la millième fois tant il a du mal à y croire.
Oui, le monde  n'est pas rose. Même Atlas a du mal à le porter. Mais lui, il sait qu'il change la vie, autour de lui. Avec douceur et tendresse, il est Doux (Jean Jacques Goldman).





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27/1/12.
Il était bloqué. Sous morphine. Couché, alité, incapable de passer de son lit à sa chaise roulante, le souffle court,  l'angoisse omniprésente en observant seconde après seconde à quel point son corps se dégradait, sans espoir de retour.
Il s'est préparé à quitter ce monde en se demandant s'il aurait une deuxième fois le courage. Et appris la perfidie de la morphine. Oui, il avait moins mal en son corps mais son esprit divaguait. Il a pensé à tant de choses ! Et répondu à beaucoup, en dépit de sa léthargie apparente. Il s'est même écrié plusieurs fois :
- Putain mais c'est ça ! L'abandon. Au point où j'en suis, à quoi bon regretter ?
- Super ! La vie est bien l'école de l'amour. Avec ses coups de règle sur les doigts. Que je refuse.
- J'y crois pas ? C'est moi qui ait fait ça ?
Car ses plus beaux souvenirs l'ont défendu comme l'épée de Michel.
Il a souvent imaginé Jésus dans son désert, l'a envié que ça n'ait duré que 40 jours. Il a calculé pas loin de 3900 pour lui et s'est traité de non-comprenant. Il a appelé sa mort de tous ses voeux. Ne plus rester dans ce corps démoli devint son mantra. Et il a découvert dans l'exploration de son enfer que s'il était là c'est parce qu'il avait encore des trucs à faire. C'était simple. Logique. Sinon il n'y serait plus, car les obsessions ont une force insoupçonnée. 
Il s'est souvenu qu'il y avait plusieurs façons d'expérimenter la vie, j'y arriverai, je peux y arriver, il faut que j'y arrive, je n'y arriverai pas. Sans l'ombre d'un doute, croyait-il, il était dans la catégorie 4. Mais pas à pas, les effets de la morphine s'effaçant, il put se concentrer. Après de valses hésitations, il a opté pour la catégorie 2, histoire de ne pas trop se mettre la pression.
Et il est là. Toujours oscillant mais se préparant à attendre le meilleur, combattant le pire. Jusqu'à quand ? Il s'en fout ! Il est là. Et il veut écrire. Il veut corriger ses manuscrits, achever son oeuvre. Ici, là et maintenant.
Désormais l'épée d'amour de Michel ne le quitte plus. Elle guérit ses démons.    

A coup de livres, il franchira tous ses murs.



 

 

 

 

 

 

 

 

7/1/2012.
Reçu de Nathalie. Je t'aime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je te dédie cette prière de gratitude. Que 2012 soit l'année de l'intégration et de la Réalisation de tous nos possibles. Namasté.

 

 

 

 

 

 

 

Du plus profond de moi-même je rends grâce pour l'amour que je suis, qui est dans ma vie et m'entoure, MERCI.
Merci pour le miracle que je suis, ces merveilleux cadeaux qui me comblent et m'entourent, MERCI.
Merci pour ce corps parfait, pour ma santé et mon bien être, MERCI.
Merci pour l'abondance que je suis, pour ce que je donne et reçois, pour l'énergie que je dispense, pour la richesse de ma vie, MERCI.
Merci pour le flot d'énergie qui coule à travers moi, pour l'aventure de ma vie et les myriades de merveilleuses possibilités qui s'offrent à moi, MERCI.
Merci pour la beauté, la joie, l'harmonie, la paix et la tranquillité qui m'inondent chaque jour MERCI.
Merci pour le privilège de servir et de partager, MERCI.
MERCI.

Et je le chante, je dis MERCI tout le temps d'apprendre à dire merci.

 

 

 

 






31:12:11 Mon dieu, que les rêves de Michel Fugain deviennent réalité.
Allumez des millions de chandelles, changez de costume, ce soir la vie est belle.




24/12. C'est Noël ! Mon cinquante-deuxième. Avec toute sa magie dont on nous rabat les oreilles à la télévision. A ce propos sais-tu que le Père Noël que tu connais est né de l'imaginaire d'un employé (inspiré) de Coca-Cola ? Ca fout les boules hein ? Mais ils ont réussi leur coup. Il est beau en rouge et blanc avec sa barbe blanche, son regard bienveillant, ses lunettes et sa grosse bedaine. J'aime ces HOHOHO ! Et sa hotte pleine où chaque cadeau est soigneusement étiquetté par des elfes passionnés. Imagine son poids pour tous les enfants de la terre. Et la vitesse qu'il lui faut... Représenté ainsi, il s'est incarné en une tendre image qui nous rassure, petits et grands. Mais qui était-il avant Coca ?

Je vais le passer tout seul. Je ne me plains pas, ainsi je l'ai voulu. Le Ricard, le paté, le tourteau me tiendront compagnie. Mais mon bonheur me fait penser à ceux qui le vivront seuls, tristes, amers, désespérés, face à l'inacceptable que leur hurle leur esprit. Ils sont si nombreux. Dire que ça ne tient qu'à eux.

Alors, une nouvelle fois, allume une bougie, parfume ta maison d'encens, mange un pilon pour lui, une aile pour elle. Comme toi, ils sont jeunes ou âgés. Comme toi, ils ont besoin de lumière. De prières. De force.

Noël est magique. Et ce n'est pas Coca-Cola qui dira le contraire.




15/12.
A Dominique.
Oui, je suis là. Merci pour ton écoute. Merci de partager tes douleurs et les miennes. Merci d'avoir fait tant de kilomètres pour rejoindre ton géant de papier. Ton miroir. Mais pourquoi raccroches-tu si vite ?! Je croyais que ce n'était réservé qu'aux hommes ?

A toi lectrice, lecteur ! Avec moi, toujours la femme d'abord.
Que j'aimerais tant connaître (pelierc@yahoo.fr), tant... mais tant. Merci de ta balade à mes côtés.
Puis-je te demander un petit service ? Allume une bougie, un bâton d'encens, lance une belle pensée. Là, maintenant, tout de suite, sans réfléchir ni t'appesantir dessus, prenant vite fait conscience de ton corps en bonne santé, et dédies-les à ceux qui souffrent, TOI inclus.




22/10. Je vais donc être édité. En librairie... Je n'y crois toujours pas. Je me force mais ça ne rentre pas ! 12 ans de bohème. Facile à lire, un gouffre à franchir. Mon grand rêve réalisé... Celui que je caressais depuis l'âge de 8 ans en dépit de tous les interdits que j'ai du ardemment bravés. Jusqu'à me retrouver en fauteuil roulant pour que tout le monde me foute la paix et que je puisse enfin m'adonner à ma vocation avec folie. Wow.
Mais on attend un écrivain à son second. Je m'en rends compte soudainement. Ok, j'en ai une dizaine de prêts mais des quatrième ou cinquième oeuvre. "
Ca va ?" est un tremplin. Mais comme un athlète je dois dépasser mon propre record. Je te rassure, moi inclus, je l'ai déjà en route. Un auquel que personne ne peut s'attendre.
En ce jour et malgré mon corps qui me lâche, entre Tenessee et celui qui vient de toucher le gros lot, ces mots mes sont venus. Et tiens, même pas je les corrige.
Christian




19/10
Ecrivain je suis. Et non plus écrivant ! Oui, grâce à Annick, douze ans après mes premiers pas dans la vie de bohème, je suis parvenu à réaliser mon rêve. Tout est question de foi. Je vais être publié ! Sur du vrai papier, merci les arbres ! Dans le rayon je ne sais pas. Quand ? Faut du temps, c'est un accouchement.
Grâce à Annick, je suis passé au niveau supérieur. L'auteur sur lequel on s'arrête. Que l'on a envie d'améliorer. Qui interpelle ! Et mérite d'être coaché. Et elle m'apprend le métier. Oui, il faudra qu'un jour je laisse mes mots faire leur chemin tout seul. Je ne choisirai pas la couverture ni sa quatrième. Et je pourrais être éventuellement, elle est douce avec moi, avoir à le corriger plusieurs fois de plus. Dieu que la route est longue quand l'art vous choisit. Mais le bonheur que je ressens compense tout ce que je me suis infligé. Au fait ! Le bouquin, c'est "Ca va ?", mon séjour à l'HP. Toute une histoire, la preuve.




 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

13/10/2011

Et hop ! Publié ! Mon dernier recueil de mes derniers carnets d'écriture. Le meilleur, j'ai tout fait pour ça ! Des rires aux larmes, mes pensées du jour, mes coups de gueule, mes cris et ma révolte contre la bêtise humaine et la maladie incurable. Un pont entre la terre et le ciel... ou bien et mal existent et n'existent pas.

Avec en quatrième de couverture :
Jean Jacques Goldman : « Tu parles, parles, c'est facile, même sans y penser. Les mots, les mots sont immobiles, triés, rangés, classés. Laisse aller, laisse-les jouer, se cogner, te séduire. "Sensualiser", te bouger quand ça veut plus rien dire. Swinguer les mots, les mots, sans ça on va les rétrécir. Swinguer les mots, ne surtout pas toujours les réfléchir. Les mots, l'émo, l'émotion vient, les mots font l'émotion. Coûte que coûte, écoute-les bien rythmer nos déraisons. Les sons, les sons, laissons-les rire. Faut pas les écouter. Juste pour éviter le pire, on va les déchaîner. »






4/10/2011

Si tu savais, si tu pouvais ressentir une fois, aussi petite soit-elle, la souffrance de baisser le rideau. Si tu vivais un jour, non, ce serait trop pour toi, une seconde, juste le temps de savoir le noir quand s’éteignent les projecteurs.

Si tu te mettais à ma place, dans ma peau. Connaître la souffrance qui m’habite, traverser l’aride désert qui est le mien. Comprendre, essayer, oser tenter un petit bout de chemin avec moi. Prendre ma place, l’angoisse qui m’étreint la gorge, paralyse mes jambes, serre tous mes sphyncters et me cloue au lit. Si tu pouvais voir la sclérose en plaques au fond des yeux, sa rage dévastatrice qui me ronge trop doucement. Sans espoir de retour.

Mon corps se meurt. D’ailleurs suis-je encore sur terre ? Non. Ton monde n’est plus le mien. Tes plaisirs, tes envies, tes désirs et tes jambes qui te portent vers eux, tes dodos sereins et tes calins, ne font plus partie du mien. Mon corps se ronge et je suis fatigué de survivre. Il est un fardeau, mon bourreau, ma victime, le résultat d’une âme en peine qui à trop chercher en a perdu l’essentiel. Homme, je ne suis plus.

Dans mes pensées tournent et tournent les poches d’urine, le lit médicalisé, la dernière chute. Désormais j’ai une aide de vie qui me donne mon bain. Je vis les volets fermés. Je ne peux plus sortir de mon atelier. Ni m’habiller. Je reçois encore, une serviette sur les cuisses pour cacher ma nudité. Mes mains tremblent. Un jour prochain viendra le tour de mes bras, des trous de mémoire, ils sont déjà là. Mon souffle est court. Je vis couché. Avec la peur de devoir me lever. Devant la télé. Bourré de tranquillisants et d’antalgiques. Et j’ai si froid dedans.

J’avais rêvé d’une autre fin. J’aurais tant aimé ne pas savoir ni quand ni où ! Loupé. Ce sera ici. Seul. Comme Tennessee. Très bientôt et de nuit. Car si je comptais en années, désormais c’est en semaines. De toute façon, chaque jour qui passe est un jour de trop. J’ai abandonné le combat. Je n’ai plus d’espoir. La peur m’a envahi. J’attends la fin avec impatience.

Et voilà de longues minutes que je réfléchis à une belle conclusion. J’ai vu défiler les bons moments, ces cadeaux que j’ai reçus et pas assez appréciés, ce monde que j’ai parcouru. J’ai revu mes 9 vies et pensé à papa qui me disait que je retomberai toujours sur mes pattes. Il avait raison.

Je pense à ceux que j’aime. Je veux qu’ils sachent qu’il n’y avait rien d’autre à faire ! Les protéger à tout prix de la culpabilité que l’on ressent toujours à la mort d’un être aimé, « j’aurais pu, j’aurais du en faire plus ». Je pense au monde qui tournera toujours sans moi. A tous ceux qui ont déjà fait le grand saut. Et me vient un merci la Vie. Genre ainsi soit-il.

Ca y est, j’y suis. L’inconnu m’appelle. Christian Pélier, mention décédé. Il n’y a plus d’abonné.

Et me vient un ultime sursaut de stupide espoir. Oui, je souhaite ne pas avoir écrit le mot Fin.




2/10.
Je regarde American Wives. Les Etats-Unis sont en guerre. Et je me rappelle que depuis la fin de la seconde guerre mondiale, plus de 100 millions d'êtres sont morts par voie d'armes. Les éclairés appelent cela la troisième guerre mondiale. Aujourd'hui nous en sommes à la quatrième car le monde s'embrase et un vent de vengeance l'attise. De fausses en contre-vérités, l'humanité se suicide. Au fond de la tristesse, je me dis qu'il en soit ainsi. Mais aujourd'hui je pleure sur l'infinie bêtise de la nature humaine :

Mr Smith, Matrix :
«  Je souhaiterai vous faire part d’une révélation surprenante. J’ai longtemps observé les humains. Et ce qui m’est apparu quand j’ai tenté de qualifier votre espèce, c’est que vous n’étiez pas réellement des mammifères. Tous les mammifères sur cette planète ont contribué au développement naturel d’un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous, les humains, vous êtes différents. Vous, vous vous installez quelque part et vous multipliez. Vous vous multipliez jusqu’à ce que toutes vos ressources naturelles soient épuisées et votre seul espoir de réussir à survivre c’est de vous déplacer jusqu’à un autre endroit. Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode. Vous savez lesquels ? Les virus. Les humains sont une maladie contagieuse, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste et nous, nous sommes l’antidote. »




27/9/11. Einstein à Carnac.
Avant c'était sacré. Tu ne jouais certainement pas autour et ça devait être suffisamment effrayant pour tenir tout le monde à l'écart. A l'exception d'une puissante congrégation d'imbéciles déguisés, on connait encore ça de nos jours, qui en détenait tous les secrets hermétiques au commun des mortels. Lesquels te demandes-tu ? Va savoir !
Quelques millénaires plus tard, ça se visite comme la Tour de Pise ! Y'en a même qui ont fait des graffitis au couteau !!, des qui se sont jurés dans la pierre un amour éternel, pourvu que ça dure. Et peut-être bien, j'attends la confirmation, quelques uns qui ont baisés dessus. Relativité tu es partout.
Du sacré au païen, juste quelques valeurs absolument pas éternelles et profondément stupides quand on prend un tel recul.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

24/9. Le dernier jour se rapproche. Déjà mes mots me fuient, ma voix déraille et de mon cerveau plus rien ne jaillit. Bientôt sonnera le glas. Je l'entendrai au loin quand les sondes me videront et d'autres me rempliront, que mon corps deviendra de bois mort. Alors retentira le glas. Ce jour-là, je le choisirai, avant qu'il m'en empêche, que les dames en blanc lavent ma peau blême. Alors résonnera le glas. En toute conscience et non sans effroi quand ne restera rien de qui je fus, quand je n'aurai plus d'autre issue. Alors que sonne le glas ! Et qu'il m'emporte, et qu'il tonne la fin de mes souffrances. Et le vent soufflera et ma flamme éteindra. Et la cloche sonnera. Je bénirai ce jour divin quand la vie m'aura fui, que mes os pourriront, quand je ne sentirai plus la douleur de me perdre. Le glas chantera pour moi. Le jour se rapproche. Et grandit ma peur. Le jour est si proche de ma dernière heure. Mais sonneront les cloches ! Toutes. Dans le vent, obsédantes et monotones et d'écho en écho elles rediront aux vivants : ne pleurez pas, coeurs fidèles ! La mort est notre lot et ma délivrance. Vivants, pas de tristesse ! La mort est renaissance. Vivants changez le son du glas. En un ainsi soit-il qui ouvrira mes ailes. Pas d'à jamais, pas d'adieux, au revoir et merci suffiront.

 

 

 

 

 

Mon fils ?

Date: Sun, 18 Sep 2011 12:57:29 +0100

Ecrire ce que je vis avec mon fils, mon enfant... Wow. Je viens de baisser le son de la télé pour rester concentré. Pas évident dans mon état, je m'en rends de plus en plus compte. Attends, j'en roule une.

Monn fils, c'est mon numéro de téléphone fétiche, ma vie, mon destin. 6 l'équilibre, 16 je ne sais pas. 1 le rassembleur, 69 mon ascendant cancer qui a pris le dessus sur le lion que j'étais. 9 le fondement. 78 l'ange accoucheur que je suis. En 7 jours fut créée la terre et couche le 8 pour découvrir l'infini. 80 l'âge où j'aurais aimé partir, comme Platon après avoir fondé une école. Et l'on pourrait aller plus loin dans l'ésotérisme des chiffres qui composent le numéro où joindre mon fils. Mais on s'en fout, d'autres le font mieux.

Quand mon fils est né, tandis que sa mère était au bloc opératoire, j'étais aux urgences du sous-sol. Une lame de rasoir dans un bouquet. Le toubib s'est marré quand il a su que ma femme accouchait en haut :
- Au moins vous n'avez pas eu beaucoup de route !
Il se croyait marrant. Je balisais en le voyant enfoncer le fil dans une aiguille bizarre. Est-ce qu'il allait me recoudre à vif ? Je ne suis pas Rambo ! Et je pensais à mon petit bonhomme qui arrivait. Ca m'a laissé une cicatrice entre le pouce et l'index. Fou quand même. Tu connais ma passion des signes et symbôles. Là il y en a trop. Je n'ai jamais pu aller jusqu'au bout de l'analyse. Je ne sais pas par quel bout prendre cette expérience.

Le jour où il nait, je me coupe, saigne comme un boeuf, me fait recoudre, et en garde à jamais la cicatrice. Il y a tant de paramètres à prendre en compte que j'en ai le vertige. Pourquoi ? Quelle est la raison ? Tu vois je cherche encore. Le fait est que tout a un sens, et si j'arrive à tout comprendre, globalement j'ai du mal à analyser tous ces merveilleux petits signes. Mon sang nait et s'écoule à la fois. Il est gravé à vie dans ma chair.

Chez nous ça sentait bon le bébé dormant dont je m'occupais avec une immense affection. Il adorait s'endormir pendant que je lui massais le ventre. C'était notre truc rien qu'à nous. Sa mère était jalouse. Je ne sais pas ce que ça lui faisait mais il ronronnait. Les caresses, il n'y a que ça de vrai. Surtout les gratuites. Fais dodo mon bébé, mon amour.

 

 

 
Aujourd'hui il est là. Il repart jeudi et il a déjà les boules. Il a fallu que je lui parle du moment présent que je ne connais pas moi-même. Il m'aime avec une force que je ne peux imaginer. Malgré toutes mes absences qu'il a pardonnées. Il est nature. Il est costaud, spontané, taquin, pas prise de tête. Il me fait tellement de bien que j'ai arrêté l'alcool dès qu'il est arrivé. Et que je m'y tiendrai.

Aujourd'hui je m'aperçois que nous n'avons jamais perdu le contact. Il a fait New York avec moi. Disneyland. M'a vu dormir dans un placard chez sa mère. Et connu la plupart de mes conquêtes. Il semble toujours heureux, même si je sais que tout n'est pas rose en son intérieur.

Avec lui je sais ce qu'est l'amour inconditionnel. Merci Julien. Tu m'apprends tant.





10 septembre 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Mes exs"

 

 
 

 

 

, chapitre 1, mes débuts :
Par laquelle commencer ? La dernière ? La première ? Par ordre d'importance, surtout pas. Elles n'aimeraient pas. Par la première me semble le plus adéquat afin de ne pas froisser des susceptibilités que j'ai déjà bien écorchées.
Alors c'est A. Il y en a eu d'autres, j'ai toujours aimé l'amour. Comme avec H, la première fois que Popaul était sur le terrain. J'y reviendrai. Car me vient M l'anglaise. J'ai joui sept fois. Á l'époque je croyais que baiser c'était éjaculer le plus souvent possible, que c'est ça qui leur donnait du plaisir. Tu parles ! Faut dire que le porno était moins en vogue. Pas question d'apprendre le Kamasutra en quarante-cinq minutes à l'époque. Ni de l'acheter en librairie. Déjà pour trouver un Playboy fallait se lever tôt. On se disait bien des trucs entre copains, entre deux magazines de cul qu'on se passait le plus souvent possible, mais basta. Et quand tu étais à l'entrée du saint des saints, ben tu étais aussi compétent que le bushman devant sa canette de Coca, pire, consternant. Sept fois ? J'ai suivi leurs conseils avisés :
- Je te dis que c'est comme ça. Y a un copain qui le tient d'un autre que je connais pas et qui en connait un qui l'a fait et même que ça a marché ! Alors tu vois ?!
Au tout petit matin elle m'a quitté enchantée dirait l’autre. Pressée, insatisfaite et malheureuse oui. Et a attendu patiemment que je sois à Nouméa. Que la moitié de la terre et pas mal de flotte nous séparent pour me le dire :
- C'était bof, merci, à une autre vie.
J’avais bien senti que je n'avais pas tout bien fait pour la garder. On voulait se marier, les parents y croyaient dur comme fer. Mais à cet âge, un an d’armée à quinze mille kilomètres n’arrange rien après une aussi mauvaise nuit.

 

 

 

 

 

 





9/9. Je vais bientôt écrire le mot « Fin ». Je m’y prépare en abandonnant l’horreur de l’œuvre inachevée. Mon pire cauchemar. J’ai quelques textes terminés mais il en reste tant à corriger. Ca me fout les boules. Grave. Maintenant que je sais qui suis. Qui va les reprendre ? Personne. A moins que j’ai la demi-chance de Saint Exupéry. Ils ont essayé sur Citadelle. Mais je suis convaincu qu’il n’aurait pas tout aimé. Enfin tant pis, nul n’est parfait et il le sait. En me pardonnant d’avoir offensé et en aimant ceux qui m’ont blessé, j’ai appris les leçons. C’est comme ça. Comme le mauvais et le bon de la souffrance. Donc logiquement, après les trois fatidiques lettres, je vais rajouter « Ainsi soit-il ». Histoire de purger mes regrets et d’aborder une nouvelle dimension en emportant le meilleur. Quelle belle vie. Et puis tiens, un « merci » ! Pour tout. Il est simple, précis. J’aime sa gratitude.
Fin.
Ainsi fut-il (je viens juste d’y penser !).
Ainsi soit-il.
Merci.
Chacun de vos messages est une lumière dans le tunnel vers mon paradis. Alors écrivez-moi. Accompagnez-moi. Car malgré mon impatience à ce que cesse la douleur de l’attente j’ai si peur de franchir le Rubicon.
Merci pour tous les sourires que je vais recevoir ! Et pas la peine de s’apesantir sur ma personne. C’est votre vie que je veux lire. Car plus elle s’éloigne de moi et plus j’ai envie de vos joies.
 



4 septembre 2011.
Bon. Je suis toujours là. J’ai froid dans le dos, bien sûr. Parce qu’Elle approche. Mais Elle me rassure. Me parle d’accouchement. Jusqu’à me rendre impatient. En haut m’attend avec impatience. Là-bas. Mais où ? Et devrai-je à nouveau y vivre ce que je n’ai pas compris ?
Et passe chez le voisin cu rdc « Cuba libre ». Pas de hasard. Et pleurent et crient et jouent et se chamaillent les voisins du 2ème, je crois. Je suis loin de ce qu’il se passe dans le 3 étages derrière lequel je suis si bien caché. Dans la bibliothèque de l’un de mes personnages préféré. Avec mon petit jardin qui sent bon la gare St Charles dont les tunnels passent sous ma maison.
La vie continue. Que j’y sois ou pas. Le pied.
Il me reste peu de temps. Un réservoir à tout casser.
Mon fils arrive ce soir. J’ai peur de ce qu’il va voir de son papa préféré. De la première disparition qu'il connaîtra. Avec sa nana ! Caroline. La seule qu’il me présente depuis sa naissance. Wow. Quelle importance elle a dans sa vie pour qu'il lui donne envie de me connaître. Et pourvu que je ne les effraie pas, mon dieu je t'en supplie. De mes jambes mortes. De ma fatigue inexplicable. De ma fin prochaîne dont je ne leur parlerai pas. Car personne ne peut rien y changer. Je m’en vais. Tout seul. Je m’échappe là ou personne n’impose de loi, j'espère. Mais je ne veux pas qu’il le sache. Afin qu’il garde de son papa le plus beau sans le regret de ne pas en avoir assez fait.
Je me demandais que faire de mes derniers moments ? Julien a trouvé. Merci mon fils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Lundi 22 Août 2011.
Je m'en vais. Je reste désormais couché 20 heures par jour. Mes mains tremblent. Manger m'exaspère. J'ai doublé toutes les doses et la morphine ne calme plus mes douleurs. Pisser est toujours urgentissime et chier une torture. Je ne sors plus. Ne me reste que mes mots. Dehors  ne m'intéresse plus. Et je n'actualise plus que ce site devenu mon testament. Derrière les barreaux dorés de mon atelier "d'artiste", je le sens qui s'agite mais loin, très loin. D'ailleurs je ne l'aime plus. Passer de mon lit à mon fauteuil roulant me demande des efforts chaque jour plus intenses, une concentration inadmissible. Compter jusqu'à 20 pour trouver la force de m'y jeter, un coussin sous la main pour me donner de l'altitude. Et tomber trois, quatre fois, avec pour seules dernières forces celle de poser ici de nouveaux mots comme si chacun était le dernier. Déjà mort je le sais. Les faits me privent d'espoir. Et chaque jour de plus est désormais un jour de trop.

Cet édito ressemble à mon dernier. J'espère faire un come-back ! Je ne serai pas le premier  à m'être planté ! De toutes mes dernières forces. Mais je crois sérieusement que mon corps a choisi. Et moi aussi. Il est temps de passer à autre chose et de voir si j'ai appris deux ou trois petites choses de ce cadeau qui m'a été fait. Et que j'ai voulu.

On espère toujours, surtout quand on a la vocation, écrire de derniers jolis mots, donner de l'espoir, rendre la vue plus belle à ceux qui restent. Puiser de grandes phrases magiques comme : "le temps des mots de lumière est arrivé sur ta terre." Mais rien ne me vient de fabuleux. Car j'ai peur. Quel est ce pays que je vais visiter ? Qu'est-ce qui m'attend après mon dernier souffle ? Sera-t-il aussi douloureux que ma naissance ? Je l'aimerais tant paisible, sans jugement. Nul ne le saura. SFR n'a pas encore la technique.

J'espère avoir laissé une empreinte dans le sable, de quoi aider mes gosses. Et je fais le dernier voeu de continuer, en dépit et grace à tout, à écrire de nouveaux éditos qui en foutront plein la gueule à ces monstres qui nous gouvernent.

Avec tout mon amour, et honoré de vos yeux sur mes mots.
Encore plein du fol espoir qu'il vous aient servis à aller mieux ! Mon dieu, aide-les.

Christian Pélier.
Scribe.



 

 

 

 


 

20/8. Bon anniversaire mon papa dans les cieux.

J'ai été publié ! Encore ! Trop top. Merci Monsieur René Balme, merci patron ! ATTENTION : Bigots s'abstenir, ça me fera des vacances :

 

 

 

 

 

 







Et je viens subitement, la bouche ouverte, de constater à quel point nos civilisations "modernes" baignent encore dans un obscurantisme dangereux.

Je ne sais pas pourquoi, sauf que j’en ai forcément besoin, je cherche depuis une dizaine d’années à réécrire les 10 commandements. Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi l’évolution des 12 recommandations, voir « de jour en jour » à droite.

Ils me font trop chier. Lis bien, ça va te foutre la trouille :

Exode  20/3-17
I – « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face ».
Ben why not ? Les animistes aiment tout et toutes et tous. Les bouddhistes n’ont pas de dieu, juste un guide. ?... Et j’en passe. La liste est trop longue.

II – « Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements. ».
??? Tu m’expliques ? Et qu’est-ce qu’on fait avec nos arts depuis des dizaines de milliers d’années ? Et un dieu jaloux ?! Qui punit ?!! Argh ! Alors qu’il est censé t’aimer ? Comprends pas. Ce n’est même plus un paradoxe tant l’ineptie de la phrase est incommensurable. Aussi grande que l’imbécilité mythomane et persécutrice de l’abject écrivaillon psychotique qui a pondu ces lignes sans se douter de leur impact sur des générations de peureux.

III – « Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain ; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain ».
Brr. Ca me fait penser au Diable. Qui a l’air plus sympa.

IV – « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié ». 
Dis ? Dieu ? Tu crois qu’il a besoin de se reposer ? Remarque ça te laisse un jour cool dans la semaine. Mais comme tu ne peux pas faire le con, je ne vois pas l’intérêt.

V – « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne ».
Fais gaffe à tes fesses si tu leur dis d’aller se faire voir quand ils t’envahissent le week-end et t’apprennent à élever ton gosse. Quand on voit leurs résultats sur soi, on est en droit de se poser des questions.

VI – « Tu ne tueras point ».
Le meilleur. Point et rien. Que ce soit plus clair.

VII - Tu ne commettras point d'adultère ».
MDR ! LOL ! PTDR ! Le truc impossible quand on connait un tant soit peu la nature humaine, instincts inclus et acceptés, ce qui ne semble pas le cas de l’auteur.

VIII « Tu ne déroberas point ».
Ok. On m’a cambriolé une fois, tout, et ça m’a vraiment foutu les boules. Tu veux du pognon ? Va le gagner. 

IX – «  Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain ».
Ok. Les faits prouvent le contraire, mais Ok. Pas bête comme rappel.

X - « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain ».
J’ai l’impression qu’il ne faut pas baiser une vache ou un âne. Pas bien. Au cas où un couillon en aurait l’idée. On parle souvent des chèvres et des légionnaires mais c’est une légende. J’ai manœuvré avec eux. Ils ont dégommé tout mon régiment à 1 contre 10. Après on a, surtout eux, arrosé ça et je sais qu’ils savent où ils en sont. Affamés, oui. La bite à la place du cerveau, oui, comme tous les mecs. De femmes, serviteurs et servantes, oui, tout ce qui veut bien tirer un coup. Mais d’un bœuf ou d’un âne ? Non. Jamais entendu parler.
Quant à ne pas convoiter… Quand tu sors de ton F3 pour une soirée inimaginée chez un notable du coin, 400 mètres carré au sol sur 3 étages, cocktail autour de la piscine plus illuminée que la municipale, avec le jacuzzi stylisé cascade tropicale, j’ai du mal à ne pas vouloir la même chose. J’aime la beauté et l’espace. Et puis pourquoi lui et pas moi ? Ne pas convoiter ? Oublie.

Alors voilà mon presque dernier essai. J’en ai mis 12, chiffre magique, fin de la boucle, tour du zodiaque. Il semblerait d’ailleurs qu’il y ait 2 commandements de plus chez l’autre cinglé mais on nous les a cachés. Ils devaient parler d’amour. Pas bon quand la peur est la clé du pouvoir.

J’en suis à cette version. Et ce n’est pas fini.

Je me suis longuement demandé s’il fallait tout expliquer ou te laisser faire ton propre chemin. Comme « ni dieu ni maître » est ma devise, j’ai opté pour du court et concis. Dis-moi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

•    Ecoute-toi.
•    Tout est question d’amour. La forme son école.
•    C’est toi qui crées. Et ça commence par tes pensées. 
•    Entends les messages qui tous t’apprennent à aimer.
•    Regarde et vois. Ton chemin est toujours éclairé.   
•    La beauté est en toutes choses.
•    Fais ce que tu aimes et aime ce que tu fais. Aime ce que tu fais et fais ce que tu aimes. Et laisse faire.
•    La spontanéité est la clé de ton paradis. 
•    Jouis de tout. T’es là pour ça ! Et si tu plonges, regarde les étoiles.
•    Remplace les ou par des et.
•    Aime-toi et tu aimeras et seras aimé en retour. Donne-toi et tu recevras au centuple. 
•    Que chaque jour soit ton premier et ton dernier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 







18/8.
Que cet édito ne soit pas le dernier, tel est mon voeu d'anniversaire. Gros bisous !  ;-)

 

 





16/8. Dans deux jours 52 ans. Il n'y aura pas de 53ème. Ai-je tout bien terminé ? Encore des regrets. Plus que de remords. Chouette. Toute ma famille va passer. Première fois depuis mes 15 ans. Ils le sentent. Et me voir leur évitera bien des regrets de ne pas en avoir fait plus. Idiot mais classique. Et plein d'amour. Le temps m'est compté. Et le plus insupportable est de ne pas savoir combien. Quand ? ... Et comment.






16/8. Deux jours avant mon arrivée sur terre.
Que cet édito ne soit pas le dernier je l’espère très fort. Et tant pis pour les comings back, j’aime tant écrire. Car c’est dans mon art que je puise mes dernières forces. Comme celles pour ce petit texte qui doit en dire beaucoup. Mes dernières pensées avant l’assaut final où tu sais que tu vas y rester et pries Marie jusqu’à la énième balle qui abrègent ta souffrance. 
Je raisonnais en éternité puis en années. Puis en mois. Un moment ce fut par semaines ! Même pas vu venir. Et me voilà passé au jour le jour. A chaque matin étonné et déçu qu’il illumine mes volets. Ouf, merde, un jour de plus, un jour de trop. Où je vais encore souffrir. Mais un nouveau qui me réserve plein de surprises. Mon pêché mignon.
Désormais chacun de mes mots résonne en moi comme le dernier. Et cet édito n’échappe pas à ma nouvelle règle : chaque instant est le premier et le dernier. Si seulement je n’avais pas si mal, ce serait avec plaisir, avec un zeste de trouille, que je quitterai notre dimension pour une autre. De paix et d’harmonie baignée.
Et me voilà épuisé. Avec cette foutue envie de mourir sur scène. Sur mon clavier.
Brisé. Vidé. Déjà parti je suis. Que fais-je encore à écrire là ? Jusqu’à quand cette torture dont la seule issue est la mort ? Les mots me sauveront-ils ? Votre amour m’accompagner ?





12/8. Publié là (wow !):

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Ben ouais, je m’en fous ! De tout ! Et je me sens mieux du coup. Je m’en fous de la misère dans le monde, qu’on meure de faim sur mon écran. Je m’en fous, c’est trop, je ne peux pas tout prendre sur mes épaules. Je dois arrêter de me croire coupable.

Moi ?! Mais je suis tout petit !, pas costaud, pas trop courageux, pas connu, pas responsable de tout et surtout pas méchant pour deux sous. Si ça ne tenait qu’à moi le monde serait beau !, plein de fleurs et de chants, avec des gens partout dans les rues qui ne penseraient qu’à faire la fête et se caliner sans calculs ni ressentiments !

Si ça ne tenait qu’à moi ? Mais il n’y aurait plus de guerres, que du partage, plus de larmes ni de sang versés pour des causes dérisoires qui ne méritent même pas que je m’y attarde. A-t-on vu plus bête qu’une guerre pour résoudre un différent ? Les Miss France le disent si bien.

Je n’ai pas de frontières à défendre, pas de trésor à cacher, aucune envie de gloire qui me pousserait à écraser mes frères. Pas de besoin de reconnaissance au point de vouloir briller dans le tout-Paris quitte à piétiner ceux qui ne parlent pas comme moi, pire, qui ne parlent pas de moi. Je ne ressens aucune haine, je ne détruis pas ma terre, je protège même les fourmilières car je respecte la vie sous toutes ses formes.

Alors je m’en fous de ce qu’ils font ces imbéciles, maléfiques génies qui se proclament responsables de mon sort et m’entraînent dans leur haine schizophrène contre tout ce qui est différent et qui pourrait menacer leur petite personne, leurs délires, leur confort, bien avant le mien.

Je m’en fous de leurs religions mégalomanes, des étendards sanglants levés sur des champs jonchés de morts, des jours de gloire à la con, de leur goût pour l’écarlate d’un sang qui se déverse dans des plaines lointaines. Je ne peux pas tout prendre, je ne peux plus tout voir, plus tout savoir. Je n’ai plus la force et plus de place pour une seule tombe dans ma tête cimetière.

Alors je m’en fous ! A partir d’aujourd’hui, je lance la BLC Attitude©.

Je vais m’occuper de ce qu’il y a autour de moi, c’est déjà un travail de titan. Et tiens, promis, plus jamais je ne regarde ces saloperies d’infos qui me manipulent ! Je te le jure, je m’en fous définitivement.

De toute façon les bienheureux s’en sortiront toujours, même morts. Aussi sûr que deux et deux font quatre.

Vive la BLC Attitude© !





9/8. Dans 9 jours j'ai cinquante-deux ans. 5+2=7. Le jour où l'un de nos nombreux dieux se reposa. 52 ans aujourd'hui c'est 30 ans d'avant. Je me sens encore ado. Je me fous des signes du temps, des quelques cheveux blancs noyés dans ma blondeur vénitienne. Pas de crème contour des yeux !,et surtout pas de ceinture abdo pro. Peu m'importe. Car j'ai la conviction enfantine que le temps n'a pas eu de prises sur moi. Pourtant il m'est compté. Je ne vis plus en mois. Encore en semaines, chouette ! Avant que ce soit par jour. Je prends à cet instant conscience du Présent. Chaque jour est toujours le premier et le dernier. 

7/8.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Je souhaiterai vous faire part d’une révélation surprenante. J’ai longtemps observé les humains. Et ce qui m’est apparu, quand j’ai tenté de qualifier votre espèce, c’est que vous n’étiez pas réellement des mammifères. Tous les mammifères sur cette planète ont contribué au développement naturel d’un équilibre avec le reste de leur environnement. Mais vous, les humains, vous êtes différents. Vous vous installez quelque part et vous vous multipliez. Vous vous multipliez jusqu’à ce que toutes vos ressources naturelles soient épuisées. Et votre seul espoir de réussir à survivre c’est de vous déplacer jusqu’à un autre endroit. Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode. Vous savez lesquels ? Les virus. Les humains sont une maladie contagieuse, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste et nous, nous sommes l’antidote. »    Mister Smith - Matrix 1.





6/8. C'est une belle journée. Ma marraine m'a offert un gros cadeau. Que mon oncle et mon cousin sont venus installer, en tenant compte de mon envie d'accéder à ce que j'aime, la sono était trop haute. Tu aimerais savoir ce qui mérite un édito ? Hein ? Même moi je ne m'y attendais pas.
Marraine, ma magicienne, comme je l'appelle. Trop long à expliquer. Graphologue, psychologue disciple de Freud tandis que je le suis de Jung ce qui nous a valu d'interminables conversations, et ce n'est toujours pas gagné. Astrologue grâce à qui je connais la symbolique de chaque planète. Formatrice en sciences humaines. Grandiose hôtesse ! Qui apprend les dieux de la mythologie juste pour le plaisir ! Ou l'atlas. Là, pas de bol ça change souvent. C'est sa série à elle.
Je la vois avec sa baguette. D'ailleurs elle s'est penchée si souvent sur mon berceau. Et je remercie maman pour son inestimable choix. Je ne t'ai toujours pas dit de quoi il s'agit mais c'est fait exprès.
Ma marraine c'est... Elle nous a montré l'amour, le don, la patience, l'altruisme. Comme le fait ta fée quand elle te convie par la main à un beau et doux voyage en son pays.
Alors c'est quoi ?! Une télé grand écran. Une grande fenêtre sur le monde. Plus de 50 chaînes quand je n'en avais que 8. Je prévois des ampoules au pouce. Couché entre 20 et 24 heures par jour, j'anticipe avec délice les plaisirs que je vais m'offrir à m'élever dans la beauté et le talent.
Magicienne, je te dis ! Ou druidesse, fée, l'un de ces êtres élementaux qui toujours te protège. J'en ai pleuré.
Ouf. maintenant Mylène Farmer !!! Bip, laissez votre message.




Je ne sais même plus ce que je voulais écrire. Ce que l'on m'a dicté et que je n'ai pas eu la présence d'esprit de noter aussitôt. Ainsi les mots s'en vont. Pour réapparaître quand tu n'y croyais plus. C'était sur l'harmonie. Donc la sincérité, l'honnêteté, la simplicité, la spontanéité. De quoi méditer longuement. D'ailleurs j'ai perdu le fil. 4/8.




2/8
•    Ecoute-toi.
•    Tout est question d’amour. La forme son école.
•    Tout commence dans tes pensées. C’est toi qui crées. 
•    Ecoute-les. Et entends les messages qui tous t’apprennent à aimer.
•    Regarde, et vois. Ton chemin est toujours éclairé.   
•    La beauté est en toutes choses.
•    Fais ce que tu aimes et aime ce que tu fais. Aime ce que tu fais et fais ce que tu aimes. Puis laisse faire.
•    La spontanéité est la clé de ton paradis. 
•    Jouis. De tout. Vis ! Et si tu plonges, regarde les étoiles.
•    Remplace les ou par des et.
•    Aime-toi et tu aimeras. Donne-toi et tu recevras. 
•    Que chaque jour soit ton premier et ton dernier.





2/8
Savoir que tu es en train de mourir est terrifiant. Ne plus réfléchir qu’en semaines, avant de le faire par jour, est un cauchemar. J’ai peur. Sans aucun doute. Et j’aimerais que cela cesse le plus vite possible. Puisque mes deux jambes sont déjà dans la tombe, autant y aller en entier. Bien sûr, j’aurais préféré un accident ! Subit. Pas d’anticipation, tu ne l’aurais jamais cru. La mort lente te laisse du temps. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Je ne fais plus partie du monde, enfermé dans mon atelier où je me noie dans mes mots.

Mais il y a toujours la face et le pile. Car ma longue agonie me permet de me poser les vraies questions.

Les souvenirs affluent, bizarrement pleins de beauté. Ils m’arrachent des sourires. Triste comme je le suis l’entreprise est colossale. Tous les morts que j’aimais reviennent à moi. Sous d’autres formes et dans mes rêves. Cette nuit deux m’ont pris la main, l’autre sur mon bras. Je suis encore bouleversé par le réel de la sensation. C’était doux et je n’osais plus bouger pour ne pas rompre le contact comme un amant s’ankylose pour ne pas réveiller sa belle. Lui et elle dormaient près de moi. Je me suis forcé à me réveiller et il m’a fallu un long moment pour me rendre compte que j’étais bien tout seul dans mon atelier.

Petit à petit je dépose tous mes masques. Je veux mon essentiel et voir toute la beauté de mes actes en ce monde où j’ai laissé ma trace, une empreinte même dans le sable, je m’en fous. J’apprends à abandonner. Dans un état d’esprit épouvantable, certes, j’ai des visions de ma belle vie et je remercie mon dieu intime pour tout ce que nous nous sommes donnés. Qu’est-ce qu’on a rigolé ! Et nourris tant de familles, lancés des carrières, montrés la voie que l’on re-cherchait nous-mêmes, de l’écoute de soi. Du don sans attente. Du temps du grand pardon que m’a accordé la mort.  De l’amour inconditionnel pour être clair. J’aurais aimé être un chien.

Toi qui me lis, chacun de mes mots peut-être le dernier. C’est ça qui m’emmerde ! J’ai tant à dire maintenant que plus rien ne me retient. Je suis libre mais je n’ai plus de forces. Je les ai perdues dans un laborieux combat entre qui je croyais être et qui je suis vraiment. Je ne le sais pas encore. Mais une autre vie m’attend où je me laisserai un peu plus glisser dans le sens du courant. Promis ! A l’écoute des signes. Fini de nager à contre-sens ! De vouloir tout contrôler.

« Envole-moi » a écrit JJG. Cabrel « Je t’ai aimé, je t’aime et je t’aimerai ». « Je sais que j’ai aimé » chante ma déesse Mylène. « Il est libre Chris » me murmure sans arrêt Hervé Cristiani.

Conclusion ? Mourir lentement est un cadeau. A condition de dépasser l’instinct de conservation afin de consacrer tout le temps qu’il me reste à me pardonner mes offenses comme je pardonne à ceux qui m’ont offensé.

Ainsi soit-il.






1/8. Je bois de ces vins ! Là c’est un « Pays d’Hérault ». J’adore. Le nom. La dernière fois elle m’a livré trois « Le Cantonnier ». Celui qui creuse, j’ai frissonné avant de penser qu’il répare aussi les trous. J’aime par-dessus tout le « St Julien » car je pense à mon fils à chaque gorgée. C’est que du bonheur partout. J’ai bu tant de vins dans tant de pays que je suis incapable d’en dresser la liste. Le Chardonnay me fait penser à mon Amérique. Le Cabernet à Napa Valley que j’ai du, c’était mon métier, visiter de fond en comble pour trouver un vignoble qui puisse accueillir un dîner de gala de 200 personnes d’une célèbre entreprise française. Un travail aussi long que la phrase. L’avantage c’est que j’ai été accueilli partout comme un roi. Les amerlocs adorent le business. Le Boulawan (pas sûr de l’ortaugrafhe) m'évoque mes surprenants voyages en Egypte et Jordanie et Tunisie. Le Bourgogne Véronique, une sacrée baiseuse. Donc, aujourd’hui, je suis dans le pays des hérauts, au soleil. Choisi par Sihem, ma dépanneuse tunisienne que j'appelle ma douce. A ta santé Sihem ! J'adore quand tu choisis. Car c'est toujours de ça dont j'avais bien besoin. 

héraut (n.m.) : porte-parole. Synonymes : messager, annonciateur, envoyé, officier, proclamateur, prophète.




30/7.
J’aimerais tant guérir. Et j’apprends tant malade. J’aimerais tant randonner à nouveau mais en conscience sur le Chemin de Compostelle, dans les Pyrénées et le désert du Nevada que tu traverses pour rentrer à Los Angeles. Et c’est si bon de ne pouvoir plus rien faire d'autre que l’écrire.
Dans son infinie bonté, mon dieu a décidé qu’une partie de ma vie serait dédiée à découvrir le monde, et une autre à l’écrire. Mais, des fois, quand le corps a mal à en vouloir crever, il n’est pas facile de voir le bon côté des choses.
J’espère pourtant ardemment que ces éditos te donnent envie de courir, sauter !, rire. D’oser. Car tout est toujours pour ton plus grand bien et les petits cailloux sur ta route juste des leçons d'amour.




28/7 ? Effacé. Il est libre Chris, je crois ? Inspiré par "Il est libre Max" de Hervé Ciristiani. Je me souviens que je disais que je caressais les licornes à la tombée du soir. Que certains m'avaient même vu voler. Et que l'amour était dans le regard que l'on porte sur la vie. Bref rien de nouveau sur ma planète.




25/7. Carnac. Avant c'était sacré. Tu ne jouais certainement pas autour et ça devait être suffisamment effrayant pour tenir tout le monde à l'écart. A l'exception d'une puissante congrégation d'imbéciles déguisés, on connait encore ça de nos jours, qui en détenait tous les secrets hermétiques au commun des mortels. Lesquels te demandes-tu ? Va savoir !
Quelques millénaires plus tard, ça se visite comme la Tour de Pise ! Y'en a même qui ont fait des graffitis au couteau !!, des qui se sont jurés dans la pierre un amour éternel, pourvu que ça dure. Et peut-être bien, j'attends la confirmation, quelques uns qui ont baisés dessus. Relativité tu es partout.
Du sacré au païen, juste quelques valeurs absolument pas éternelles et profondément stupides quand on prend un tel recul.




Bilan pour les copines, résumé pour les copains.
J’en suis où ? Aux dérivés de morphine, chapitre opiacé pour douleurs extrêmes. J’ai pas demandé ça mais Marc a considéré que j’en avais besoin, désormais. Et puis je me souviens lui avoir dit que je voulais partir sans douleurs. Ca a du le travailler.
Pas rasé, peu lavé. Je commence à avoir du mal à passer de mon lit à mon fauteuil roulant. Hier, avant-hier aussi, je suis tombé. Paniqué de ne plus pouvoir me relever, j’y ai mis comme mes dernières forces du moment. J’ai soufflé. Evité de penser au stade où j’en étais. Et j’ai réussi par la seule force de mon esprit propulsée dans mes bras à foutre le cul avec bonheur dans ce putain de cauchemar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’entends papa, petite sœur, mamie Yvonne, Antoine, tous ceux qui m’ont prédécédé. Ils me parlent de beauté. Même Mamie Jeanne que j’ai longtemps confondu avec une sorcière. J’ai aussi revu papi Emile ! Lui aussi, pas un homme facile. Corse. A fond la caisse et sans les graviers.
Quelque chose en moi me dit que l’instant approche. Et j’ai peur du comment. Je ne veux pas souffrir, m’étouffer dans mon sommeil, m’éclater le crâne par terre ! Le quand ? est proche. Je m’en fous. Mais j’aimerais tant savoir combien de temps il me reste. J’aimerais l’organiser. Préparer mon départ ! Défaire mes valises, poser mes fardeaux, me pardonner, en finir avec la culpabilité, que vous sachiez tous combien je vous aime et vous aimerai. Mais nul ne sait ni le jour ni l’heure. Faut que je m’y fasse. Mais le comment ?... Brr.
A part ça, même pas peur ! Plus je m’envole et plus je me sens fort. La fin délie mes mots. Et j’intéresse. Mmmh… J’adore. Si je suis écrivain c’est bien pour être lu ?! Et donner de l’émotion. J’ai donc dans cette vie enfin le pouvoir de déchaîner mes mots. Nu devant vous je peux hurler :
- J’ai peur ! Si peur.
Et rajouter :
- Putain de bordel de merde ! Qu’est-ce que je m’éclate.
Fin du bilan : corps démoli et cœur en fièvre, je continue à croire. Tout a un sens.





Quand on s’en va, ne reste que l’amour.
21/7.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



19/7. Paul va avoir une fille. Il est Muse de ce dialogue :
- Comment tu vas ?
- Top !
Il se rappelle soudainement que je suis assis dans un fauteuil roulant. Si souriant qu’il l’avait oublié au téléphone :
- Heu, ça va… Tu sais la vie.
Repaf ! Non je ne sais plus. Il le sait :
- Je vais avoir une fille !
- Tu vas être papa…
Je laisse traîner ces petits points que je déteste. Là pour éviter de lui dire tout ce à quoi il est loin de s’attendre.
Grand blanc, j’enchaîne :
- Tu ressens à quel point tu ne seras plus jamais le même ?
C’est tout moi. Tu me donnes un os à ronger et je ronge à toute vitesse. 
Tant qu’il est dans son ventre, tu es peinard. Elle a quelques passades bizarres mais bon, tout le monde t’a dit que c’était normal. C’est quand elle perd les eaux, bonjour l’image, que tu commences à te rendre compte très vaguement que ta vie bascule. Tu t’affoles, les bagages, la voiture, est-ce assez sérieux pour aller déranger les urgences ? Mais elle commence à gueuler. Alors tu y vas. Au moins tu auras la paix.
Tu croyais revenir tranquille, ton amour rassurée. Et ton attente s’éternise. Une drôle de pensée te vient. Non. Tu t’es habitué à son ventre et ses gros seins. Il y avait quelque chose à l’intérieur, merci Alien, mais pas trop dangereux. T’as même pu lui faire l’amour jusqu’au septième mois. En te demandant si ta bite n’allait pas fendre le crâne de ce qui semblait réel pour les autres et totalement incongru pour toi. Non, ma bite n’est pas assez longue, il a tout le ventre, l’a qu’à se retourner. Et là, tu as peur de l’enculer. Putain de merde !!! L’heure de ne plus baiser a sonné.
De s’éterniser à l’éternité, il n’y a qu’un pas. Tu attends. Tout le monde s’en fout. Pourtant tu es le père ! Autant dire la dernière roue de la charrette.
- Le travail a commencé. Voulez-vous y assister ?
NON !!! Oui ?... Et pourquoi ils appelent ça un travail ? Et c’est quoi le spectacle ?!
- Oui ?...
- Alors revêtez cette blouse, ces gants et ce masque.
J’ai fait l’Infanterie de Marine. J’ai cru que je partais en manœuvre.
- Ces protège-chaussures aussi.
Ca m’a rappelé le seul entraînement que j’ai eu en cas d’explosion atomique. De quoi survivre quelques heures, rapatrier les blessés avant de se retrouver à côté d’eux dans un état pire. Encore Alien. Sans espoir de survie. Pareil sauf pour Sigourney, elle est trop bonne.
J’y suis allé. Je ne me suis pas évanoui. La tête est sortie, le reste avec, pendant que l’autre hurlait et me broyait la main. Ils l’ont secouée.
- C’est une belle fille.
Ben ouais, ducon, c’est la mienne.
Il lui tape sur les fesses, je me lève pour lui en coller une, elle m’agrippe encore plus, sûr je vais avoir des cicatrices.
Et ta fille, ?, pleure, brâme, hurle ! Ca commence fort. Et tu ne t’y attendais pas et tu te demandes si ça va durer longtemps, si c’est tout le temps comme ça.
- Tout va bien.
Heureusement qu’il se rattrape ! Si l’autre ne me retenait pas ! Taper sur ma fille ?
Et vient le moment où l’on pose l’enfant dans les bras de sa mère. Avant de te la passer. C’est tout petit ! Encore trempé, bonjour la chemise. Et c’est toi. Une partie de toi que tu n’as pas fait exprès de créer.
Hors du ventre maternel, te voilà papa. En charge. Responsable. A tout jamais. Quelque chose d’inimaginable, une vue de l’esprit avant que l’on te l’ait mise de force dans les bras, arghhh !!! Et tu as plutôt intérêt à t’éxécuter si tu ne veux pas te mettre le personnel à dos, sont trois dans la salle de « travail » plus ta femme qui semble n’attendre que ça comme Eve sa première partie de jambes en l’air.
En fait, tu es entre les deux. Un gros beurk, c’est sale et ça gueule, et une fierté tsunami. Mais j’en fais quoi ? Putain, c’est moi qui l’ai fait. Ca m’a fait penser à Sony. Je l’ai rêvée, j’espère qu’elle va arrêter de me pêter les tympans, et je l’ai faite.
Et passent les jours. Aucun n’est le même. Tu te croyais un, puis deux et tu es trois et quatre. Dur dur pour le guerrier. Et quel moteur pour de grandes chasses afin de les nourrir au-delà de leurs espérances.
- Et toi ?
Sympa qui renvoie l’ascenseur, mais que lui dire ? Sa petite fille va naître et je m’en vais tout doucement. Pas envie de plomber l’ambiance :
- Ca roule.
Je suis toujours aussi con ! Pas un truc à dire quand c’est pour de bon.
- Je suis heureux pour toi. Accroche-toi.
- Oui. J’ai encore des choses à écrire.
Bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il est dans sa bulle et l’inconnu qui l’attend le reste. Bonjour les surprises ! 

 

 

 

 

 

 




17/7. Aldous Huxley était un visionnaire. Extrait de "Le Meilleur des Mondes" :

- La population optimale est sur le modèle de l'iceberg, huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus.
- Et ils sont heureux au-dessous de la ligne de flottaison ? En dépit de ce travail affreux ?
- Ils ne le trouvent pas tel eux. Au contraire, il leur plait. Il est léger et d'une simplicité enfantine. Pas d'effort excessif de l'esprit ni des muscles. Sept heures et demie d'un travail léger, nullement épuisant, et ensuite la ration de soma, les sports, la copulation sans restriction et le Cinéma Sentant. Que pourraient-ils demander de plus ?





14/7. J'ai vu le défilé. Ecouté les commentaires à la gloire d'un pays guerrier, à les entendre deuxième protecteur de la liberté en ce monde. J'ai vu tout ce qu'on a inventé pour "protéger", leur nouveau mot pour détruire, tuer, éliminer, désintégrer chirurgicalement tout ce qui fait ombre à la démocratie. J'ai apprécié en connaisseur, je suis un radio de l'Infanterie de Marine, troupes d'assaut, genre grand débarquement. On nous appelait les marsouins mais aussi chair à canons. Quel que soit son diamètre. J'ai aimé leurs matériels quand j'avais encore la pétoire de la guerre de 40. Chapeau. Mais quelque part dans un coin de ma tête, leurs commentaires sur nos valeureux guerriers de la paix me laissent dans un paradoxe très perturbant. Allez ! On oublie. Bon feu d'artifice ! Et que la Bastille continue à brûler pour nous rappeler notre chance.



12/7. L’écrivain que je voudrais être ? Saint Exupéry pour la beauté de ses métaphores. Nick Ash pour sa sincérité et ses digressions. Avec l’humour et la surprise de Daniel Pennac, l’art du paysage de John Irving, le recul de Nietzsche. Et la certitude de Jung que le hasard n’existe pas. J’aimerais remuer tout ça dans une grande marmite que Panoramix surveillerait avec amour. Car il cuisinerait une recette détonante aux petits oignons finement émincés.




9/7. Je n’ai jamais écrit l’odeur. Je ne sais pas comment m’y prendre. Mais dieu sait combien elles comptent dans ma vie. Il y a toujours un parfum qui me rappelle. Comme celui du parking de ma marraine ! Et je nous vois petit arrivant à Marseille par une chaude soirée d’été. Que du bonheur à venir. 
On place souvent l’odorat et le goût dans les derniers des cinq sens. Les yeux, les oreilles, la peau, puis le nez et la langue. Et pourtant, il y a tant à faire avec eux. Souvent j’écarte mes narines pour mieux les capter. Je les aspire et les goûte. De tous ses mélanges, j’en fais un parfum changeant que mes papilles adorent, mêmes les plus crues quand le camion poubelle fait son travail vital (merci les gars ! sans vous nous serions tous morts). La voisine qui fait sa cuisine, un poulet rôti ce midi. Le linge assoupli que Valérie étend. La fumée de ma clope qui se consume en solitaire. « Je vois » le soleil qui tape fort, « j’entends » la télé du 1er, les volets qui se ferment pour garder la fraîcheur, « je tripote mon clavier ». Mais rien ne remplacera jamais les infinies odeurs de la vie.






7/7. Bribes marseillaises recueillies sur le vif et tout à fait authentiques.


Trois pastis plus tard :
- Les enfants sont des sangsues !
- Pas pu te dire bonjour, la dernière fois, y avait 40000 personnes.
- On est en démocratie, non ?
- Papa ! Donne-moi des sous !
- Aujourd'hui, c'est la fête à tout le monde, la Saint Con.
- Il a la casquette Schwartzenegger ! Il est comme là-bas ! Comme Ben Laden !
Au quatrième :
- Le pastis est plus léger que l'air.
- C'est un ordinateur qu'il a acheté, c'est pour ça qu'il sait pas s'en servir !
- Ho ! T'es vraiment le con des cons ?!
- C'est des cigares pas chers, y a pas l'étui !
- J'ai pris un coup de planche à voile dans la tronche. Accident du travail, hein ?!
LE cinquième :
- J'ai rien compris, pas eu le temps que ça monte au cerveau.
- Ho !? Tu souris ou tu dors ?!!
- C'est pas parce que t'as 20 ans que t'auras 200 euros !
- C'est pas parce que le cigare il est gros qu'il est bon ! Et je m'appelle pas Clinton ! Tu veux que j'ai mal au cul ou quoi ?
- Môssieur, je vous ignore et vous tourne le dos !
Et un derniers pour la route :
- Lui il est Parkinson ! Et lui Alzeihmer !!
- Attends avant de mettre la langue dans ton verre ! Qu'on trinque au moins ?!!
- Môssieur fume des Roméo et Juliette ! Môssieur a le cigare sentimental !
- Ho ! t'es en retard pour les tournées ! Mais où t'étais ??!
- T'es venu si lentement qu'on te croyait monté sur roulettes !
- T'es comme les cigales, on te voit pas mais qu'est-ce que tu fais comme bruit !
Qui va être longue :
- Putaing ! Je suis allé pisser, j'ai perdu 1 kilo !!!
- Demain, je suis d'enterrement, ça me creuse rien que d'y penser.
- Papa, j'ai besoin de sous !!!






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Il ne se passe rien. Pedro se réveille l'âme en peine et le portefeuille vide. Maria aimerait bien se faire prendre en levrette. Les gosses dévorent leurs programmes télé et Don Quichotte combat les moulins à vent. C'est clair, à l'ouest rien de nouveau.





3/7.11 et je pleure sur moi. J’y crois pas ! Beurk. C’est ça mourir ? Se plaindre ?! Avoir peur à en crever. Peut-être l’heure de tout abandonner est-elle difficile pour chacun ? Je confirme que ce n'est pas évident, voire terrifiant.
Il faudrait que je me lève pour m'engueuler !! Quelle honte !... Quand 80% de l'humanité rêverait d'être à ma place ?, le frigo plein, un toit sur la tête, un ventilateur pour l'été et un radiateur pour l'hiver. Mais je suis vaincu. Brisé. Nombriliste.
Ainsi je fais le deuil de moi. Et je pleure "comme un pauvre clown malheureux". Quelle magnifique image.
Je l’ai tant aimée ma vie ! Et c’est maintenant que je dois m’en aller ?! Fait chier. C’était si beau. Pourquoi n’ai-je pas pris chaque jour comme un cadeau ? Mais quel con. Dire merci était si facile.

Mots inspirés par Julie Zenatti et son poignant « La  vie fait ce qu’elle veut », et Charles Aznavour interprété par Lara Fabian dans « Comme ils disent ».
"A lover has no choice. He loves." Buddha-Bar, vol 3, cd 1, piste 5. Suis-la.  ;)

 

 

 

 

 

 


1/7.11 après JC, gregorian date, je me marre.
Et si je devais un jour devoir choisir mes mots ? Le politiquement correct qui établirait ma carrière ? Et me donnerait l’assurance de ne pas être éliminé des rayons ? Beaucoup d’écrivains ont eu à le faire. Certains ont accepté de guerre lasse, la faim et la peur au ventre. Et d’autres en sont morts, d’une balle ou d’un redressement fiscal, voire pire comme Galilée.

Dans l’état où je suis, je m’en fous. Qu’ai-je à perdre  quand mon corps est démoli et l’issue fatale ? La sclérose en plaques me donne une putain de liberté ! Pas évidente à laisser faire, je le confesse, on n’est pas trop habitués à tout lâcher. Mais, les copines et les copains !, j’arrête d’hésiter. J’ouvre les vannes. Nous font chier depuis trop longtemps ces élites mégalos. Aujourd’hui, demain, un jour et en toute certitude, on vous enduira du goudron qui a dévasté notre planète.




29/6. Ca va trop vite ! Déjà l'été... Je me vois encore à Noël ! Tiens ! J'ai un cadeau pour toi qui comprends que ça ne tourne pas bien rond. Un bel extrait d'un profond entretien entre René Balme, mon patron chez Oulala.net, et Thierry Ehrmann, too much. Aussi visionnaires l'un que l'autre. Deux grands bonhommes à écouter avec attention : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


« L’œuvre d’art au 21ème siècle est toujours un accident heureux, non soumis au permis de construire (décision européenne en cours). C’est un acte soudain et imprévisible qui relève du bonheur. L’art est un combat et la seule arme qui dérange. »




28 Juin 1977. Trente quatre ans que ma petite soeur est partie. Elle avait quinze ans, elle était belle, elle souriait... Et pourtant c'est toujours hier :
Francis Cabrel : "Le vent n'a jamais été plus froid, la pluie plus violente que ce soir-là, celui de tes quinze ans où tu as éteint ton feu.
Tu as sûrement rejoint le ciel ! Tu brilles à côté du soleil, comme les nouvelles églises. Mais si depuis ce soir-là je pleure, c'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur."
Et dans la terrible, l'insupportable, l'inimaginable douleur que j'ai ressentie en embrassant une dernière fois sa joue déjà froide, je sais qu'elle m'a appris la puissance du verbe aimer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




27/6. Si la majorité des people politiques écoeurent les citoyens, c'est parce qu'ils sont dans ce terrible cercle vicieux :
" La mégalomanie mène à la compromission. La compromission mène au corporatisme. Le corporatisme mène au trafic d'influence. Le trafic d'influence mène à la corruption. La corruption mène à la haute délinquance."
Quand j'emprunte la peau de l'un de ces brillants génies, je le plains tendrement de ne pas avoir su mettre la puissance de son grand esprit au service de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité. Finalement, heureux les "simples" d'esprit comme moi. Les pauvres... Car ils auront à répondre de leurs actes, ici et après.
    



25/6. La mort se rapproche. Je le sais. Je La sens. Elle est tendre. Refusant désormais les soins qui n’ont servi à rien, elle est là l’Inéluctable. Et j’ai peur. Que  m’a-t-elle réservée ? Souffrir au point d’être obligé de faire son travail ? Quand mes mains n’écriront plus. Me vient l'intuition que mes mots sont toujours les derniers. Ou me fera-t-elle le cadeau de poumons qui s’arrêteront dans mon sommeil ? Pour calmer ma panique grandissante, je fume et je bois de plus en plus. Ma croix s'allège dans l’ivresse. Il y a même des moments où je La défie.
- Viens voir qui je suis. J’ai encore des forces ! Laisse-moi terminer. Fous-le camp.
- Jamais tu ne le pourras.
L’œuvre inachevée. Elle gagne un point.
- Mais quelque chose au moins ?! Je veux partir sans regrets. Tout bien rangé.
- Quand l’heure sera venue, tout sera à sa place.
- Donne-moi la force de concrétiser un seul de mes projets en cours ?
- Lequel ?
Un autre point pour Elle. Je ne le sais pas moi-même. J’ai tant de chantiers. Une nouvelle vie ne me suffirait pas. Peut-être a-t-elle raison ? Il est vain de penser que l’on peut quitter ce monde satisfait d’avoir mis le point final. Tout le monde n’est pas Bouddha et et et.
- Lequel m’accordes-tu ?
Grand silence. Elle réfléchit en m'observant. Je sais qu'elle fait le tri en moi afin d’en retirer la quintessence :
- Je t'accorde le temps du grand pardon.
Et Elle s'est barrée. Me laissant seul avec cette ultime question :
- Combien ? 




24/6. Je suis con ! Comme un écrivain !!! J'avais des tas de trucs à dire, sur le bonheur, le malheur, la peur de la mort et la joie de vivre. De quoi tout mélanger ! Et j'ai mis Jean Jacques Goldman... Erreur. Ses mots faits d'or, "les mots font l'émotion" m'ont coupé le sifflet. Mais qu'est-ce que je suis con ! J'ai tant envie d'égaler mes Maîtres. Eux ils s'en foutent, je le sais. Mais ils me prennent la tête. Leur talent me sidère à me paralyser, c'est fait. Mais "à ma tache, chaque jour, pour que nos vies soient moins lourdes à porter", je m'accroche. Jean Jacques qui m'a écrit, ma légion d'honneur, merci pour chacun de tes mots et le fond qui les sublime. 




22/6. 6100 (merci !!!).
Nuit calme à peu agitée. J'aurais cru que la Fête de la Musique allait déclencher des liesses dans ma rue mais non. Moi, j'ai mis la télé à fond ! Sur X Factor. Pauvre Maryvette. Sûr qu'elle ne s'arrêtera pas là. Impossible. Matthew je ne suis pas fan. Et pas le seul. Il ne reste donc en lice que Marina. Le public va décider de lui donner sa chance. Il veut la voir grandir dans le métier comme Jennifer et Nolwen et Chimène et Christophe, quel bonhomme. C'est donc pour elle que je voterai la semaine prochaîne, 3626. Maryvette tu vas me manquer !

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 



19/6. Publié ! Le 18 juin, article 5178, sur Oulala.net. Un web-journal qui aborde tout sans peurs et sans reproches. A chaque fois j'en ai des frissons dans le dos car ce sont de grands rédacteurs qui choisissent... Des connus et de grande expérience. Et les centaines d'auteur peuvent donner leur avis !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De quoi être effrayé quand tu appuies sur le bouton "soumettre à l'édition". J'adore ce site depuis 2005. On s'est rencontrés par hasard, le courant est passé. J'y suis plus "classé" comme éditorialiste que comme journaliste, que je ne suis pas et ne serai jamais. J'adore les tribunes. Mmmh... C'est si bon. Life is good !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je meurs. C’est bizarre. Je suis partagé, divisé. Paralysé pour de bon.
Je meurs. Et je regrette tant de choses, en attend tellement plus encore. Tout en me disant que ma vie fut extraordinaire, quelle chance... Woaw. Quand j’en suis là, je remercie mon ange de m’avoir donné le courage d’aller au bout de quelqu'uns de mes rêves. Lorsque je l’imagine, en charge d'un perché comme moi, je vois son casque lourd et ses rangers. Il est habitué aux missions difficiles. C'est mon Rambo perso. Et il aime ça. Quand on lui a donné son ordre de mission, moi, il a respiré un grand coup, s'est dit quand faut y aller, faut y aller, et promis à dieu sait qui de l'accomplir jusqu'au bout. C'est à dire le plus longtemps possible. Mon ange ? C'est du lourd.  
Je meurs, j’ai envie de le hurler ! Que tout le monde le sache !!! Et profite de sa vie, de ses jambes, de son sexe. Relativise ! Et allume une bougie pour ceux qui sont sur mon drôle de chemin. Mais je veux aussi le faire en silence et porter ma croix comme Yeshoua le fit avec abandon. Ni plaintes ni regrets. Sauf son logique « Père, pourquoi m’abandonnes-tu ? ».
J’en suis là. Duel. J’avais tant à faire, j’y ai tellement cru. Et j’ai tout fait ! Mais je n’aurai jamais fini. Paradoxe. Je meurs et j'ai envie de vivre. Encore.
Je m’en vais. La grand-voile est hissée ! Je vais voguer dans l'infini. Le pied. Aventurier et scribe de l'amour pour toujours.
19/6. 5995 le 20.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L'appel du 18 juin. 5950. Bouddha a dit :
        "Il ne faut pas croire quelque chose parce qu'un sage le dit.
         Il ne faut pas croire quelque chose parce que c'est d'usage.
         Il ne faut pas croire quelque chose parce que c'est écrit.
         Il ne faut pas croire quelque chose parce que c'est réputé être divin.
         Il ne faut pas croire quelque chose parce qu'autrui y croit.
         Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous."  




Il fait beau à Marseille ! Le ciel est aussi bleu que la Méditerrannée turquoise. Enfin je crois, ça fait tellement longtemps que je ne l'ai pas admirée.
Le voisin me fait profiter des jolis mots de Renaud, Cabrel, Joe Dassin. Il inonde la rue de ses tubes préférés des années 80 et 90. Tous les matins jusqu'à quatorze heures ? Mystère. 
J'aime bien la vie des quartiers marseillais. C'est vrai que c'est une drôle de ville pleine de villages habités par de drôles de gens. Gentils ! Affables, accueillants, rieurs ! Mais si distants. Prêts à tout pour gagner trois francs six sous, comme à Naples, pour les dépenser avec les potes autour de huit ricards minimum, et se plaindre le reste du mois. 
Bref, il fait beau. L'été est arrivé. Je vais sortir le ventilateur. Peut-être même bronzer à ma fenêtre.
16/6/11.





14/6. 5598 site date.
Comment sait-on que l’on a vieilli ? Quand tout te rappelle quelque chose.





13/6, 9h04. Lever 6h00 ? A cause de la nichée d'oiseaux qui pépient à fond leur pitance à des heures indues. Je serais le géniteur, je leur mettrais deux claques.
Déjà fumé un peu et bu une bière. Je suis sous cortisone ces jours-ci et c'est un puissant excitant. Les athlètes adorent. Comme je ne veux pas prendre plus de calmants, l'alcool les remplace. J'en connais qui vont m'engueuler ! Maman, Edith, Annick, ceux qui m'aiment fort... Mais je m'en fous !!!   ;)   Ne plus avoir mal dépasse toutes vos raisons. Et l'ivresse est un paradis. Je ne sais plus que j'écris dans mon fauteuil roulant, qui me fait mal à en hurler, à mes jambes raides, mes 25 pilules par jour, mon sexe en berne, mes mains qui tremblent, les symptômes qui m'attendent. Je ne pense plus à l'incurable. A qui j'étais, ce que je suis devenu et où je vais à une vitesse stupéfiante. Même la mort me fait rire.
Du coup j'ai peut-être trouvé ma douzième recommandation : je ne me reproche plus rien.
Pense un instant à qui tu serais sans remords, sans regrets, ni peur de la punition, le pire. Si tu as déjà compris, chapeau, écris-moi, je veux que tu m'apprennes. Et pour nous tous qui ramons commes des fous, à contre-courant forcément, sinon la vie serait facile, ne plus rien se reprocher est un très bon début. Car s'accepter tel que l'on est, quoi que l'on pense et fasse, loin des acquis, de l'image et des croyances imbéciles, c'est donner à l'autre la possibilité d'être, tout compris. Et remplacer les ou par des et. 
Quel lyrisme pour un dimanche matin ! Mais j'écris comme ça vient. Et ces mots me font du bien.
Je suis donc qui je suis. Et je m'aime. Allez hop ! Un autre verre. A ta santé !     :-)) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

---...--- Spéciale Anne Sinclair. 13/6/11 ---...---

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Femme ? Sainte ? Calculatrice ? Qui est-elle qui finance la défense d’un criminel ? Car même s’il est présumé innoncent, de nombreuses affaires prouvent à quel point sa libido est pathologique.
Quel est le mobile de son aide ? Elle a chûté en descendant l’escalier du Tribunal. Sans son garde du corps et sa fille, elle serait tombée. Vautrée nez contre terre. Fracassée avec de nombreuses blessures. Quelque chose la touche qu’elle cache bien.
Pour de nombreuses femmes elle en fait trop. Comment pardonner un tel acte ? Même si non avéré, comment accepter de vivre avec un porc qui saute tout ce qui bouge, un pervers agressif. Qui pourrait se payer toutes les putes du monde ! Il en a les moyens, Sinclair est là. Qui pourrait baiser comme il veut, en toute impunité, tranquille. A New York, tu n’as qu’à demander à l’agence d’escorts ce que tu veux et tes voeux sont aussitôt exaucés. A 300 dollars l'heure, 1 euro pour nous. Je le sais. Je l’ai fait. Et je n’ai jamais eu de problèmes. Et ce fut toujours étonnant.
Comment peut-elle encore répondre à ces sourires ? La « bite démasquée » je vais l’appeler.
Et elle est là. Et elle banque. Un bon morceau de la fortune de son papa va y passer, je suis sûr qu’il se tourne et retourne dans sa tombe. Elle va payer les frasques de son mari, jusqu’à l’hallali. L’air fier. Sans commentaires. Misericordia Mama jusqu’au boutiste. Quand son mari la trompe sans se cacher. A moins qu’elle aime ça ? Sont-ils échangistes ?
En toute question se cache la vraie : quel est le mobile ?
J’espère en toute innocence qu’il est juste et bon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Mais je m'en fous !!! Sauf des victimes.
10/6. Je m'en fous du député américain assez con pour twitter sa bite, de Tron, il est passé où ? Tu me le dis s'il ouvre un cabinet ? De DSK mis à l'abri à 35 000 euros par mois plus plus, par la fortune de sa femme, toute mon admiration. Et de Ferry qui s'est lâché sur Canal+ comme une pastille Fulka et qui s'étonne d'être couvert de merde, sa vérité non déclarée à la justice. De Lagarde qui veut le FMI comme mon fils hurlait après sa tétine !
Mais ils m'emmerdent quand plus de 80% de l'humanité vit avec pour seule obsession de dégoter un peu de riz et une bouteille d'eau salubre.
Nos élites avaient l'intelligence requise et le sublime pouvoir de changer les choses. Mais l'avidité les ronge. 
Je les emmerde ! Je persiste et je signe. Christian Pélier.

Liberté j'écris ton nom. Et vive Charlie Chaplin ! (clique au-dessus, ça fait du bien).
5444 le 13.




Franck Fernandel est mort dans la nuit. Mon pote ! Mon cabotin ! Le jazzman freiné dans ses ambitions, le "fils de" qui n'a jamais pu se détacher de l'image de son père, est parti en douceur. Après une telle vie, je suis sûr qu'il s'éclate déjà aux côtés de ses musiciens préférés. Repose en paix Franck. Tu laisses que du bon et je sais de quoi je parle ! Qu'est-ce que tu m'as fait rire !!!  ;)  A toi. 8 Juin 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Ecrire quand on n’a plus rien à perdre. Au crépusucule de la vie dit-on. Pour moi à l’aube d’une nouvelle aussi étrange et mystérieuse que celle que j’ai vécue ici. D’un autre univers aux multiples dimensions où l’amour est le chemin.
Ecrire sans besoin de reconnaissance ni de gloire. Il est fini le temps des cerises. Et puis, j’ai presque écrit sur tout ! Sur l’amour, beaucoup, sur le monde, l’injustice, l’avidité, la beauté. Mon travail est presque achevé.
Ecrire parce que l’on est fait pour ça. Cherche pas ! Quand les mots te possèdent c’est plus fort que toi. Pour d’autres c’est le piano, la voix, les huiles, la terre ou l'homme. L’artiste est dévoué à sa passion comme Don Quichotte à ses moulins. Jusqu’au boutiste pour que son rêve devienne réalité. Quitte à briser la lance qu'il brandit si haut.
Et puis… essayer de tout écrire avant de partir. C’est ce que je tente ici. 6/6.

 

 

 

 

 

 



3/6... Déjà. La vache ! Parfois je me crois encore l'année dernière. DSK attend lundi dans son 600 mètres carré sans room-service. Tron va le suivre dans pas longtemps, sauf que ce sera plus petit, si la justice fait son travail. Les japonais reconnaissent leurs erreurs. Je n'ai pas entendu parler du volcan d'Islande ? J'ai du louper un journal. La Syrie on s'en fout, on est en Lybie pour un bon moment. Et pendant ce temps à Veracruz il ne se passe rien. Ca fait du bien.   




1/6. Voilà pourquoi j'aime Sylvian Timsit de

 

Sitynet

. Il pose des questions qui dérangent :  
"Et si les animaux avaient une âme ? Et s'il y avait de la vie sur la Lune ? Et si l'énergie gratuite et illimitée existait ? Et si les prophéties indiennes étaient vraies ? Et si l'Atlantide avait effectivement été engloutie ? Et si Darwin avait tort et qu'il n'y avait pas de chaînon manquant ? Et si la preuve de l'existence d'un gouvernement mondial était sous nos yeux ? Et si nous prouvions la réalité de différentes dimensions d'existence ? Et si le phénomène OVNI se détachait du canular ? Et si on donnait une autre définition au mot "vie" ? Et si nous étions une partie de Dieu ? Et si l'âme survivait après la mort ? Et si on nous manipulait ? Et si c'était vrai ? "





30/5. C'est du lourd. 
“Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même.” 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bernard Werber

 

 

 






28/5. Je suis revenu au nid. Je préfère notre cocorico au coucou suisse. Je suis allé chez les helvètes pour guérir. Je suis revenu en me disant que le chemin est l'essentiel, pas la destination. J'ai horriblement souffert mais Florian était là. Et nous nous sommes tant donnés.
L'autre bilan est que nul n'est éternel sous notre forme et que je vais le savoir bientôt. Mais je m'en fous maintenant ! Je crois à nouveau au miracle. Et si... et si j'avais un peu plus de temps avant d'aller trop haut. Juste ici et maintenant. Là où je suis encore.

Bon, ceci dit, j'arrête de parler de ma petite personne et je te mitonne des éditos pas piqués des vers. Tout frais. Comme à la criée ! Il y a de l'actu. Me font marrer !

Un respectueux merci à toi qui as allumé une bougie.
Merci Edith ;)




Autobiographie de l’instant. 26 mai 2011.
Demain je vais à Lausanne consulter un neurologue réputé qui a guéri des sclérosés en plaques. J’ai rencontré un de ses patients qu’il a sauvé d’une mort rapide prédite par les médecins. Il m’aura fallu un an d’attente.
Dans mon état, un si long voyage c’est pour toi bien-portant comme grimper l’Himalaya, côté hard, l’autre voie est trop facile.
Si tu as une bougie, allume-la pour ceux qui souffrent. Elle illuminera notre chemin chaotique. De la lumière ! Et si j’osais ? … J’ose. Crée une jolie mini-prière. Pour toi aussi. Quelques mots d'amour qui parcoureront l’univers.
Je te raconte tout au retour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PS : « On n’est riche que de ses amis. » Calogero.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le tsunami DSK a submergé le japonais. De Fukushima on ne conjoncture plus. Et le super volcan islandais va les etouffer à cause des millions d'euros qu'il va faire perdre aux compagnies aériennes. Partis en fumée. Pas à cause de tes poumons ! L'élite s'en fout. Sauf quand ça engraisse les Labos.
J'avais décidé de ne plus regarder les infos mais avec un peu de recul, j'y vois un drôle de monde qui mériterait une profonde thérapie. 24 mai 2011, calendrier grégorien.




22/5. A toi qui aimes les mots, une formule magique : Visuel, Intime, Surprenant, Simple. Je te laisse réfléchir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Hou !!!!! Toi, internaute, tu n'es pas là par hasard. Tu survoles mon atelier. Où tu me vois, assis à ma table. J’écris pour toi. Et moi, je le confesse. On n’est jamais si bien servi que par soi-même, quoique.
Il y a des livres partout. Et deux hibous. Il y a Bouddha, des épis de maïs à ses pieds. Le scarabée d'or si cher à Jung. Un silence studieux règne sur cette planète que tu découvres.
Viens, atterris !, tout t'est ouvert et paisible. Et on va boire un coup ! Rire ! Et pleurer, les deux font du bien. Mon expérience sur l’amour attendra. Tu es là, ça me suffit.
Et tu nous lis en silence par-dessus mon épaule. T’es sympa, j'adore aligner les mots quand ils sont en verve.
Allez, je pose mon instrument, promis, et trinquons à ta bienvenue ! 18/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le 17. Les mots sont bleus et mon coeur saigne. Mais je n'aime pas écrire en rouge. Même quand j'étais prof. Plus les adieux s'approchent et plus j'ai peur. Oui Seigneur. A en crever. Ca tombe bien. Corps et esprit s'en vont, les deux démolis. Je suis Tennessee. Pourquoi pas ? Cette volonté de prolonger ma vie... Nos destins sont si proches. C'est l'anniversaire de mon fils dans quatre jours. Il m'en reste donc au moins quatre car il serait inhumain que le jour de sa naissance soit celui de ma mort. Je vais en parler demain avec une femme que j'aime. Peut-être me donnera-t-elle l'envie de durer un peu plus ? S'il te plait monsieur Duracell.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le 14. Je l'aime ce type. Il a tout compris et sait si bien l'écrire. Dire qu'il habite à quelques kilomètres de chez moi ? Wow. Trop fort. Pour toi, pour moi, et toute la planète :  
"Les mots, les mots, l'émotion vient, les mots font l'émotion. Ecoute, écoute-les bien rythmer nos déraisons. ... On va les déchaîner."
Rêvés puis écrits par Jean Jacques Goldman. Merci JJG. Tu m'inspires et me donnes l'envie de me battre encore.




Le monde change, le monde hurle, se libère peut-être ? Et pourtant aujourd'hui, 12 mai, pendant ce temps à Veracruz, il ne se passe rien. Pedro finit vite de déjeuner pour aller taper le carton. Maria se prépare à aller bosser. Renato l'immigré regarde au fond de ses poches s'il a assez pour une baguette. Et Domingo se dit qu'il aimerait bien s'échapper du bureau pour aller baiser Maria. La vie continue. Jusqu'à demain peut-être.




10/5/11. C'est l'été à Marseille ! Quand je marchais encore j'ai écrit ce petit texte. Il est d'actualité, parce qu'ici on bronze déjà :
Elle s'installe sur la plage. Pose son sac, jette un coup d'oeil alentours avant d'enlever sous sa serviette sa jupe qu'elle plie avec soin et glisse dans son panier. Puis c'est au tour du haut de finir dans l'osier. La voilà en bikini, debout, rénovant son chignon avant d'ajuster sa casquette. Elle tire sur son maillot, se tortille jusqu'à trouver l'ajustement idéal. Et reste là, deux doigts sur sa bouche, à observer la plage animée comme si elle était désormais à l'abri de tous les regards. Elle s'assoit enfin avec grâce. Pour éviter des traces déplaisantes, elle baisse ses bretelles. Elle fouille dans son sac, en retire son huile solaire qu'elle commence à étendre sur son ventre. Mmmmh... Me vient une suite dont elle ne se doute pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Vite ! Etudier le comportement des singes pour comprendre celui des humains. (note : laisser tomber les Bonobos, sont bien trop avancés pour eux).
Dimanche 8 mai.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





6/5/2011. Les 12 recommandations pour bien vivre suite. J'en ai "trouvé" deux de plus ! M'en manque trois. Ca me prend la tête. Tu as des idées ? info@n2r-christian-pelier.com
Tout est question d’amour. Et la vie est l’école de l’amour. 
Ecoute-toi, écoute-la, écoute-le. Et entends le/la/les. En tout ce que tu vis, jusqu’au plus microscopique instant, tu apprends l’amour.
Regarde, et vois.
Tout commence par toi. Tu es le créateur de ta vie. Tout commence dans tes pensées.
Fais ce que tu aimes, aime ce que tu fais. Fais de ton mieux puis laisse faire. De toute façon, c’est fait.
Jouis. De tout. Tel est ton instinct, c’est ton destin. Et si tu plonges, regarde les étoiles. Tu oublieras de te prendre au sérieux.
Sachant qu’il y a du bon dans le mauvais, des piles et des faces en toutes choses, remplace les ou par des et.
Ton plus beau rêve, ta mission, ton soleil, ta chance, c’est toi. Crois en toi. Aime-toi ! Et tu aimeras. Donne-toi. Et tu recevras. 
Vis chaque jour comme ton premier et ton dernier.




Jeudi, déjà, 5 mai, fait beau à Marseille !, 2011, putain ça passe vite.
Dans mes douze recommandations pour vivre mieux ?
Ecoute-toi, écoute-la, écoute-le, écoute ton corps. Et entends la/le/les. En tout ce que tu vis, jusqu’au plus microscopique instant, tu apprends l’amour.
Et un autre qui va de pair : au lieu de regarder, vois.
Et tant que j’y suis : tout commence par toi. C’est toi qui crées ce que tu vis, et que nous vivons ensemble quand tes yeux se posent sur mes mots.
Et encore : tout est question d’amour, et la vie son école. Peut-être le number One.
Du coup : fais ce que tu aimes, aime ce que tu fais. Fais de ton mieux et laisse faire. Te pose pas de questions ! Tout a sa raison que la raison ignore.
Bon. Les autres suivront. Plus que 7. Le temps qu’un dieu mit à créer la terre selon les légendes. Mmmh ! J’adore les symboles. 




4/5/2011. Elle ?
Je ne peux la qualifier. Si je la quantifie, elle ne pèse pas lourd. Elle est grande et jolie comme je les aime. Elle est affable, le plus souriante possible en dépit de ses profondes blessures. Mais je ne saurais lister toutes ses qualités. Elle en a tant qui lui viennent d’un passé douloureux. Elle a compensé et appris la compassion. Et d’une. Elle est attentive à la douleur de l’autre et adore aider ! Elle se veut positive, malgré son mal-être indicible qu’elle cache sous des rires où j’entends ses larmes. Elle est comme moi, de multiples facettes. Et je les aime toutes. A toi Edith.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai cru entendre à l'instant la musique céleste ?... Je vais m'en rouler un autre, faut que je retrouve la station ;) 2/5



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...---... Spéciale ...----...
Lundi 2 mai 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La mort de Ben Laden va faire couler beaucoup d’encre, rouge. Facile.

Ca y est ! Il a été tellement bien formé par la CIA qu’ils ont mis quinze ans à le décaniller. Chapeau. Je ne sais pas ce qu’on leur apprend à 100 mètres sous terre mais c’est du costaud.

Il est mort. Et alors ? Qu’est-ce que ça va changer ? Un autre prend déjà sa place, jamais la lutte des fanatiques ne s’arrêtera.

Barak en baisse dans les sondages doit esquisser des pas de danse dans son bureau ovale. Jamais il n’aurait rêvé meilleure pub. Et le monde qui s’incline devant lui ? Quel pied ! Je suis sûr qu’il a du en jouir comme une bête.

Et après ? Quel est l’autre nom que l’on va nous jeter en pature ? Aura-t-il été formé ce coup-ci par le MI5 ou la DST ? Qui a changé de nom, mais qu’est-ce qu’on s’en fout. Aura-t-il les mêmes financiers ? Sans eux, sans intérêts, pas d’armes.

Ben Laden est mort ? Oui. Et la relève est là. Tant que la cupidité règnera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





"Soleil Vert", un scénario qui nous pend au nez ? J'arrête de regarder les infos.
« En 2022, la nature a été totalement détruite et la planète est surpeuplée. Les paysages sauvages ont disparu, ainsi que les arbres et la plupart des animaux. Dans les mégapoles où règnent la misère et le chaos, seule une élite retranchée peut encore acheter des aliments naturels, fruits, salades, viande ou poisson. Le reste de la population est nourri par des aliments industriels en forme de petits cubes verts, fabriqués en secret à partir de cadavres humains recyclés. »
Dimanche 1/5.




04.30.2011, american date. 10 Thoth 2760, egyptian time. Si j’étais en forme ? Mais je n’écrirais que des merveilles ! J’irais au plus profond de la beauté qui t'inonde. Je ferais tout pour te faire rire ! Oui, mais voilà, je ne le suis pas. Et je m’en veux de perdre tant de jolis mots. Allo maman bobo...




Déjà le 28. Le plus important à savoir est que tout a un sens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mercredi 27. Je mets ma mort en scène. Je le confesse. J’écris ma peur de partir. J’écris ce dont je rêve, après. Mais en fait, si tu la regardes droit dans les yeux, si tu devines qu’elle va t’accoucher, alors la mort est une merveilleuse muse et une tendre mère. Car à ses côtés tout est essentiel et rien n’est important.




Samedi soir 23 sur terre. Je suis partagé. Entre la beauté d'Alexandra qui dort lovée sur mon canapé et la misère du monde que ma télévision me donne à voir. Entre ses jolis pieds de bas vêtus et le Printemps arabe qui nait dans une rivière de sang. La naissance de sa poîtrine et les charniers sous des terrasses. Que faire ? Profiter ou pleurer ? Peut-être tout oublier. Et l'admirer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"C'est pas marqué dans les livres, le plus important est de vivre au jour le jour. Le temps c'est de l'amour." Pascal Obispo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Ode à toi, féminine jumelle. 21/4. J'écris pour les femmes. Désolé les mecs. Mais comme j'en suis un aussi, vous devez vous y retrouver quelque part. J'écris pour la Femme. Ma Déesse. Avec ce foutu espoir de toucher leurs coeurs. Minant. Et d'une si grande beauté. Car t'émouvoir, tout homme que je suis, est la plus belle expérience que je puisse vivre sur cette terre. Have fun ! Enjoy ! Open your eyes. Jump, laugh !, and love... jusqu'à la fin des temps. Prends bien soin de toi car tout commence par toi.




Mardi 19. Edith et Lisa sont entrées. Et reparties. Après ces au-revoirs que nous redoutons, ce fameux quai de gare, poncif qui s'éternise, ou tes potes qui s'en vont bourrés alors que ça ne faisait que commencer, ton amour qui va suivre sa route quoi que cela te coûte, m'est apparu le grandiose et visionnaire Charlie Chaplin :

" Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau. Un monde meilleur où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux Hannah ! Lève les yeux ."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Dimanche 17 daily-délire :
Rien n'est simple parce qu'on complique tout.




Quinze avril. Inspiré par JJG. Bientôt mon visage s'effacera de vos mémoires. Ne restera de moi que des souvenirs et des millions de mots écrits par un doux dingue qui a voulu aller au bout de ses rêves.
Il me reste peu de temps, je ne peux rien y changer. Mais là-bas il y a tant d'amour à se faire, de bonheurs à venir ! Pas de lois ni de règles. Ni races ni religions et aucuns dogmes. Un nouvel univers à écrire.
En attendant le dernier moment, non sans effroi, j'ai choisi d'être sincère, libre et spontané. La moindre des choses hein ? Je largue les amarres.

 

 

 

 

 

 



13/4/2011. J'ai quelque chose en moi de Tennessee :
"A vous autres, hommes faibles et merveilleux qui mettez tant de grâce a vous retirer du jeu, il faut qu'une main posée sur votre épaule vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère"




11/4/2011
"Composer des phrases qui suggèrent beaucoup plus qu'elles ne disent, qui soient évocatrices, qui ne décrivent pas simplement une impression connue mais en produisent une nouvelle, des phrases aussi suggestives et durables qu'un aqueduc romain : ciseler de telles phrases, voilà l'art d'écrire."
Henry David THOREAU (Journal 1837-1861. Paris, Les Presses d'Aujourd'hui, 1981, p. 73) "




Neuf avril. Samedi sur Terre dirait Cabrel. Ce soir ça va danser ! Et boire dans les chaumières. Le samedi c'est le pied, y a tout dimanche pour se reposer.




7/4 ! Mais qu'est-ce qu'ils m'énervent !!! Juste pour nos "élites", je me marre :
" La diplomatie mène à la compromission. La compromission mène au corporatisme.
Le corporatisme mène au trafic d'influence. Le trafic d'influence mène a la corruption.
La corruption mène à la haute délinquance." Source inconnue et top de chez top.




Earthdate 442011, carnet de bord intersidérant, Marseille, le midi, France :
"Aujourd'hui peut-être et plutôt demain. Tê après-demain !
Et soudain ça m'a pris au petit matin. On est déchaînés ici quand on aime."    





Dimanche, trois-quart, début avril. Printemps venu.
Je ne sais si ce sont les mots justes mais ils sont si beaux quelle que soit la façon dont je les reprenne : donne-moi la force de savoir ce que peux faire, le courage de reconnaître ce que je ne peux pas mais pas du tout faire, quoique que je voudrais faire. Et donne-moi, s'il te plait !, la conviction que je sache toujours faire la différence entre les deux.
Merci à mes 2061 lecteurs ! 18h27 earth time. 




31/3
Tu as 66000 pensées par jour. Et c'est scientifique. 66000.
Ressens le chiffre. Dis-le. Je suis sûr que t’es sur le cul. Multiplie par le nombre de jours de ton existence sur terre moins dix ans. Et multiplie par le nombre d’humains sur cette terre. Tu vas entrevoir l’infini et l'intérêt des mots d’amour, à commencer pour toi.


 

 

 

 

 

 

 

 

 






27/3/2011
Dimanche. Trivial Pursuit.
Quel est l'âge mental moyen de l'humanité ?
Oui ?... Non ? Personne ?
12 ans. Selon de vrais savants, les cheveux en bataille et la bouche ouverte devant l'horreur de leur découverte qui explique tout ce qu'il se passe sur Terre. "C'est à moi ! Non, c'est à moi !!!", etc.




L'éditoLes éditos mai 2017...Les éditos mars 2011/juin 2016Bric à BracItinérrancesIl n’y a pas d’ailleursMots de MaitresFAIS FRONT1984La pilule rouge ou la bleue ?M'écrireMa vie