chez moi
Mon petit Jésus

Ecrit le 02 décembre 2006
Garanti sans corrections

06:39 - Noël ?

Le petit Jésus dans ses couches blanches, sur de la paille dans une étable, à ce qu’il paraît, fêté comme un veau d’or dans tous les magasins, tous les ans à la même date ?! Je me demande quelle tête il ferait, sachant qu’il a viré tout le monde de son temple sous prétexte qu’il s'y vendait deux ou trois babioles, autant dire rien à côté de ce qu’on trouve à Lourdes ou Fatima !

Imagine Samuel, tranquille derrière son étal, il a payé la redevance, les clients arrivent. Et qui déboule ? Un hippy ! Furieux en plus ! D’habitude très doux, un guérisseur sans pareil dans tout le monde connu, paraît-il. Joseph a vu Moshe qui a vu David qui a vu Élie et Abraham qui ont entendu une femme répéter à perdre haleine qu’il l’avait guérie. Un prêcheur miraculeux qui renverse tout par terre ?! Alors qu’il a passé des heures à mijoter des petits flacons remplis d’eau de vaisselle baptisée miraculeuse ?
- Mais ça va pas, non ? Mais t’es fou ? Mais qu’est-ce que tu fais ?… Ma parole, mais j’ai payé ma place !!! Sur ma vie !!!
Le " Ma parole ! ", c’est pour le contexte, " Sur ma vie !!! " aussi ! Il s’énerve, on le comprend. Et si tu connais tes classiques, Jésus est né à Bethléem en Judée, les experts se battent encore pour la vraie date, mais Bethléem en Judée ils confirment, ce qui n’est pas franchement le grand nord et devait plutôt ressembler aux souks de Tunis qu’à la Place de la Concorde. Devait y avoir une de ces pagailles ! Bien content de vivre au troisième millénaire ! D’ailleurs ? S’il revenait aujourd’hui, il y a de quoi faire, on le reconnaîtrait ? Pas sûr. Surtout s'il fout un tel bordel.

Imagine… Laisse tomber Samuel ! De toute façon, il n’avait qu’à vendre ses fioles sur la place centrale ! Imagine un homme ou une femme pour changer un peu. Passons sur l’apparence vu qu’aujourd’hui plus rien ne choque. Imagine un humain d’aujourd’hui, je te laisse le choix, sur sept milliards tu devrais trouver ton messie, qui débarque dans ton église et met tout le monde dehors au nom de son père. Qu’est-ce que tu fais ? Tu cries : " Youpi ! C’est lui ! C’est le Messie ! ", en bon chrétien, et brillant puisque tu l’as reconnu tout de suite, ou tu te lèves pour le virer manu-militari ce que ne manquerait pas de faire la plupart des hommes de l’assistance aidés de leurs femmes ? Je te laisse méditer.

Dans le coin, donc, les marchands qui vocifèrent avec un accent prononcé, ça ne détone pas du tout ! C’est même très couleur locale. Et va voir dans le sentier si tu ne me crois pas.
- Il est écrit : ma maison sera appelée une maison de prière, et vous, vous en faites une maison de voleurs !
Pas sûr qu’il l’ait dit comme ça ! Mais on n’est sûr de rien quand il s’agit de ce qu’il a dit. Á croire qu’il ne savait pas écrire ! Dieu sait qu’il a pourtant beaucoup étudié. Son papa, qui sait tout, voit tout, entend tout, était à cette époque très à cheval sur l’éducation, et paraît qu’il a reçu la meilleure.

Je vois bien Jésus en professeur Tournesol, rapport à ses idées saugrenues, la moustache hérissée tandis qu’il rugit dans un temple converti en bazar des imprécations propres à pétrifier un volcan en éruption ! Avec le pouvoir qu’il avait à l’époque, l’amour n’a pas de limites, pire maintenant vu le temps qu’il a passé là-haut à étudier comme un petit fou pour trouver ce qui pourrait sauver la terre une fois pour toute, mieux valait rester prudent.

L’avantage avec lui était que le pouvoir était utilisé à de bonnes fins, l’envers de celui qui règne sur Terre, quand l’Homme cherche avidement à conserver sa place au soleil utilisant à cette fin la prodigieuse force de son intelligence pour se propulser tout en haut de l’échelle et y rester, là où on peut tout faire et régner enfin sur un troupeau de moutons aussi égoïstes mais beaucoup plus irresponsables qui n’a aucune conscience de son sort, et on ne leur dira pas, ça ne servirait à rien. Bouffis d’envies et de ressentiments, barricadés dans leurs pavillons clos de hautes murailles ou entassés dans des hlm bidon-villes, ils préfèrent se plaindre des misères innommables qui s’abattent sur leurs têtes, persuadés pour la plupart qu’ils n’y peuvent rien.

Une quantité infinitésimale de la population mondiale, comme celle qui se promène en ce moment dans les magasins, détient le quart des richesses de la planète. Une quantité encore moindre, occupée ailleurs dans les hautes sphères, détient en plus le pouvoir de décision. L’influence de l’argent n’étant plus à démontrer, paraît d’ailleurs qu’on a tous un prix où l’on est prêt à tout sacrifier, le pouvoir économique règne sur terre. Ces privilégiés entourés d’une armée d’experts, communicants, conseillers, patrons et hauts fonctionnaires de tous bords, dirigent le monde vers le seul but qu’ils honorent : amasser des biens. Toujours de plus en plus riches. Et l’argent appelant l’argent, ils le deviennent. L’argent par exemple que tu gagnes honnêtement à la sueur de ton front et qui te permet d’acheter encore des tas de " biens ", l’enfer est pavé de bonnes intentions, dont la plupart ne servent qu’à préserver un marché qui se mord la queue depuis belle lurette !

Vu du bon côté, l’économie donne du travail, nourrit les populations, sauve les nations, elle pourrait même devenir le cercle vital sur lequel se bâtit la véritable liberté d’être ! Mais l’argent sert aussi à engraisser d’immondes cochons qui ne vivent que pour lui. Il est leur maître et leur donne en échange de leur servilité la puissance, la richesse et la gloire. Ils possèdent et sont possédés. Ça me rappelle quelqu’un ?... Si. Quand je pense au plus grand d’entre eux qui mène le ballet comme un marionnettiste virtuose. Les puissants sont peu nombreux et ne partagent rien, allant jusqu’à licencier en période de bénéfices, maquillant leurs profits en pertes, soutenus par les médias qu’ils possèdent et qui abreuvent l’opinion d’informations soigneusement sélectionnées, personne n’ayant envie de se faire virer pour manque de respect à la " ligne éditoriale ", c’est comme ça qu’ils appellent leurs patrons. L’arbre cache bien la forêt. La seule chose plaisante dans tout ça, c’est qu’ils ne l’emporteront pas au paradis, au propre comme au figuré, car on quitte toujours cette terre aussi nu que le jour où on y est arrivé. Et il n’y a aucune exception.

Avec un Jésus, un Bouddha, ou n’importe lequel de tous les prophètes suffisamment éclairés pour sauver le monde pour ce qu’il est et non pour ce qu’ils voudraient qu’il soit, pour sauver l’humanité et non pour se sauver eux-mêmes comme tous ces compensateurs mystiques qui jalonnent notre histoire, bref, avec un vrai messie, il n’est pas question de tout ça. C’est juste de l’amour. Partout ! Des petits oiseaux, des champs de fleurs et les canons qui servent de pots. C’est vrai que c’est quand même plus sympa. Sans parler de la grandeur de l’Homme qu’ils nous ont tous montrée ! Parce qu’au-delà de l’argent et de tout ce qu’il apporte, le seul trésor qui intéresse la plupart d’entre nous, c’est de vivre heureux. Et le pognon, ça crée beaucoup de soucis. Qu’on en ait ou qu’on en ait pas, les problèmes ne sont pas les mêmes, certes, mais ils existent dans les deux cas avec la même acuité. Avec de l’amour, tout va bien ! La vie est belle, utile, elle a un sens et n’est pas possible autrement. L’argent sert l’Homme au lieu du contraire, il est facteur d’échanges et outil de partage, il procure l’assurance d’avoir tout le confort possible pour vivre la vie que l’on s’est choisi dans la plus totale sécurité. Et l’amour offre aussi la conviction d’être là où il faut, toujours au bon moment, un sens et une continuité que ne lui donneront jamais l’argent.

C’est vrai que c’est beau une Ferrari, un yacht à Sausalito, un palais des Mille et une nuit sur une plage des Tropiques ! Une vie de milliardaire qui n’en rêve pas ? C’est vrai qu’on peut rêver de tout avoir, l’argent, les femmes, les hommes, le succès, la gloire, la renommée, tous les honneurs d’une grande vie ! Mais on peut rêver plus haut que ça… De faire tout ce qui nous plaît, de vivre sa vie comme si elle était un jeu et qu’elle devienne la plus belle possible. Mais il y a encore plus haut ! Comme d’être bien tout le temps, en tous temps, en tous lieux, sûr de chacun de ses choix et parfaitement en accord avec soi-même, en paix. Oui, quelles que soient les richesses que l’on se souhaite, on finit toujours un jour par se dire que ce serait vraiment bien d’être super bien avec soi-même, sans se poser de questions, en harmonie avec la création, à commencer par tout ce qui nous compose, puis nous entoure.

Finalement, le seul pouvoir intéressant, c’est celui de l’amour. Et il est infiniment au-dessus de celui de l’argent roi. Les bons prophètes ont raison, en toutes choses c’est l’équilibre que nous cherchons et rien d’autre, et il se trouve dans l’amour. Reste à le révéler en soi en écoutant un peu plus la belle voix qui parle en chacun de nous au lieu de celles qui ne murmurent que des reproches, des regrets, des rancœurs, des rancunes, ces voix intérieures noircies de peurs qui vivent dans le passé et le futur, qui ne sont jamais là. Reste à trouver en soi la voie de la lumière, la porte du bonheur et à vivre sa vie en toute confiance vers la seule destination qui soit aussi le chemin : l’amour. Ça, les vrais messies l’ont dit, mais ça semble si compliqué… Le moyen de sauver le monde existe bel et bien. Et le plus marrant de tout ça, c’est qu’il est en chacun de nous mais qu’on va le chercher partout ailleurs. C’était pareil pour le Sacré Grâal, non ?

Dans le Temple :
- Il est où ton père ? Qui l’a vu ?! Va le chercher !!… Mais arrête !!! Non, pas les flacons !!! Mais arrêtez-le, il va tout me casser ! Mais Simon, fais quelque chose ?!!
Rajoute là-dessus une bonne dizaine de boutiquiers effarés, changeurs et marchands de colombes qui lèvent les bras au ciel en poussant des cris perçants sans bouger d’un pouce à cause des foudres divines, et je te laisse imaginer la tête de Jésus la nuit du vingt-quatre décembre quand seulement un humain sur cinq s’empiffre à se vomir sur une montagne de cadeaux fabriqués en Chine et qui finiront tous à la poubelle.

En vérité je te le dis, Jésus énervé, c’était pas un marrant ! Quoique… Depuis, il a certainement bossé à fond la loi fondamentale du libre-arbitre, aussi paradoxale soit-elle. On ne sauve pas les gens contre leur volonté.






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