chez moi
Ma page est encore blanche.










T'ai je déjà parlé de ma page blanche ? J'en suis sûr. Mais je dois y revenir tant elle est mon pire cauchemar et le plus grand de tous mes rêves.

Une page blanche c'est fait pour moi. Elle m'attend. On l'a fabriquée pour moi ! Et je peux la remplir, elle est là pour ça, pour  recevoir mes mots, telle est sa raison. Je peux écrire n'importe quoi sur n'importe quoi et qui. Et même corriger ! Et puis je jouis sur mon clavier. Je me compare souvent avec un pianiste. Comme lui, je sais la place de chaque note, de chacune mes lettres adorées qui bien réunies savent évoquer de si belles choses.

Quand j'écris, sans compter le boulot que ça demande car il ne s'agit pas que d'aligner des mots pour être écrivain, non, il faut jouer sur tellement de registres que j'en ai le vertige, comme Satie à chacune de ses compositions, je sais qu'il faut tout faire passer jusqu'à ce moment de grace où tu n'as plus l'impression d'être pour quelque chose dans ce qui arrive. L'harmonie te guide, tu es à quatre mains et va savoir avec qui.

Une page blanche ? Tu réfléchis beaucoup avant de poser le premier mot car tu sais qu'il va engendrer tout le reste. Comme dans une dissertation, tu as posé le sujet et il s'agit de ne pas le perdre de vue. C'est là que réside le travail, les mots doivent s'agencer les uns aux autres vers le même but. Et quand la page est toute blanche, tu te demandes toujours comment tu vas faire... Je me questionne sur mon sujet, je tourne autour, dans des digressions façon Nick Owen ou Daniel Pennac. Mais où que je parte, je dois revenir au sujet. Sur la page blanche. Qui se remplit peu à peu. Et je cherche souvent mes mots, des signes qui veulent dire quelque chose.

La page blanche peut être aussi glaciale. Genre cauchemar bien angoissant sans être morbide. A chaque page blanche, je me remets en cause. Vais-je y arriver ? Trouverai-je les mots ?! Et puis qu'ai-je à dire qui n'ait pas déjà été dit ?... De quoi ai-je envie de parler ? Quel est le sujet qui guidera mes doigts et voudra dire quelque chose sans en dire trop ?... Une horreur. Il y a si peu de textes dont je me sente vraiment fier. Car c'est la perfection que je vise. Aussi fou que Toulouse-Lautrec, handicapé comme Beethoven, pour aller plus loin, torturé comme Tennessee, je suis hanté par le texte sublime, la parfaite symphonie, le tableau wow!, rien à retoucher, tout y est... Mais terrible est le chemin pour ne pas perdre l'alla prima.

Comment trouver le juste-milieu ? Sur des pages déflorées que je ne déchiffre plus moi-même. Comment faire le tri des mots ? La remplirai-je pour rien ?

En lisant ces quelques mots en fanfare, j'espère que tu auras saisi comme je le fais à présent à quel point l'acte créatif est un accouchement, avec les aïe !!! argh !!! casse-toi !!!! qui vont avec. Et y a pas que dans l'art que ça fait mal, c'est toute la vie qui est faite ainsi.







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Ma Méditerranée
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Pendant ce temps à Veracruz 2
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Stardate 52510.38.
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Pendant ce temps à Veracruz 3
ma Méditerranée
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Tropiques Calypso
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Ma page est encore blanche.
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Ma Mama corse
Pendant ce temps à Veracruz 4
TV. Lettre à feu.
Dehors l'oiseau
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TV folle !
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Nombre de têtes nucléaires ?
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Le con ducteur de BM
Un soir comm'ça.
Pour trouver ton but
L'Infini nous attend
Belle époque
LE CRI
A la maison de retraite
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Pauvres fous que nous sommes
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"Elle" s'appelle Edith
Pendant ce temps à Veracruz 5
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Mes dimanches
Chez Ingrid
Le Gai Savoir du Pied
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Bonhomme bonhomme
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